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La London School of Economics et le Welfare State. Science et politique 1940-1979
Scot Marie ; Sirinelli Jean-François
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747588065
La London School of Economics and Political Science, créée en 1895, est une institution d'excellence de l'enseignement supérieur britannique. C'est une pépinière d'acteurs politiques et sociaux de premier plan. Comment une institution d'enseignement et de recherche a-t-elle contribué à la théorisation et à la mise en pratique d'un système politique et social ? Quels ont été les effets en retour de sa prise de position sur la scène publique ? Comment dialoguent science et pouvoir dans la Grande-Bretagne du Welfare State de 1940 à 1979 ? Les sciences sociales sont de plus en plus confrontées à la demande sociale et à l'action ; le savant au responsable politique ; et l'expertise scientifique, à la prise de décision publique. Les rapports complexes de légitimation ou de critique entre science et politique, entre savoir et pouvoir sont au cour de cet ouvrage. Le procès en " utilité " et " rentabilité " fait souvent aux sciences sociales rappelle l'importance d'étudier les modalités et les conséquences de la convocation du savoir en politique.
Halévy Elie ; Duclert Vincent ; Scot Marie ; Souli
Sixième tome des Oeuvres complètes d'Elie Halévy, Métaphysique et morale rassemble les écrits d'un jeune philosophe à la recherche de la "philosophie vraie". Ce corpus impressionnant suit le "moment Platon", premier temps d'une oeuvre philosophique rare et décisive qui évolue vers la critique du mouvement historique après 1914. Mais Elie Halévy ne renoncera, de sa vie entière, ni à la pensée philosophique ni à l'attitude morale qu'elle implique. Le volume révèle de concert les engagements du jeune philosophe pour transformer les institutions du savoir philosophique, et même les réinventer à l'image de la Revue de métaphysique et de morale créée en 1893, avec ses satellites lancés moins de dix ans plus tard, les congrès internationaux de philosophie, la Société française de philosophie, le Vocabulaire critique et technique de la philosophie. Ces aventures collectives sont portées par le quatuor que composent Elie Halévy et ses amis, Xavier Léon, Léon Brunschvicg et Célestin Bouglé. Ces engagements intellectuels, pratiques et collectifs, affichant même une ambition européenne, confèrent une portée singulière à l'oeuvre philosophique d'Elie Halévy. Au sortir de la guerre mondiale, armé de la philosophie et de l'histoire, Elie Halévy parvient à concevoir "l'ère des tyrannies" qui monte en Europe, au long de vingt années encore de recherches et d'écrits, jusqu'à ce que la mort interrompe brutalement une pensée en acte, aujourd'hui méconnue et pourtant capitale pour son époque comme pour la nôtre.
La London School of Economics and Political Science a été le berceau des sciences sociales en Angleterre, un laboratoire de l'internationalisation de l'enseignement supérieur et une plaque tournante des circulations de savoirs au XXe siècle. Elle est la plus internationale des universités avec 68 % d'étudiants étrangers en 2010 et des universitaires venus du monde entier. Elle se flatte de ses 16 prix Nobel dont 11 en économie. Elle est donc un poste d'observation privilégié de la genèse des World-Class Universities. L'ouvrage propose une histoire critique des stratégies d'internationalisation universitaire et de leurs effets sur la fabrique des sciences sociales et sur la formation des élites mondialisées. L'analyse de la mise en circulation de paradigmes scientifiques et des devenirs professionnels des anciens étudiants de la LSE permet d'apprécier le soft power d'une « université d'excellence ».
Résumé : "Sciences Po méritait son roman vrai. L'expression est de Paul Veyne, qui voyait ainsi l'histoire. Ce livre s'inscrit dans cette lignée lucide. Il repose sur un riche fonds archivistique et iconographique. Il est le produit d'une recherche et de choix qui dessinent une vérité complexe et foisonnante. Ses images aident à rendre l'épopée vivante et plaisante". Laurence Bertrand Dorléac, Présidente de la Fondation nationale des sciences politiques. "Ce livre, qui propose un choix de photos exceptionnelles et pour beaucoup inédites, est publié à l'occasion d'une année particulière dans l'histoire de Sciences Po. Récit d'un passé autant que prémices d'une histoire en devenir, ce Roman vrai de Sciences Po incarne la devise du cent cinquantième anniversaire de l'institution : "Aux racines de l'avenir"". Mathias Vicherat, Directeur de Sciences Po
Halévy Elie ; Duclert Vincent ; Scot Marie ; Lazar
Résumé : Intellectuel visionnaire, Elie Halévy s'inscrit dans la lignée des grands théoriciens français du libéralisme - de Tocqueville à Raymond Aron, son élève - mais il est également un lecteur averti des penseurs socialistes de Saint-Simon à Marx. Sa critique des idéologies lui permet de théoriser les dérives "totalitaires" engendrées par la guerre dans l'Ere des Tyrannies (1936). Précocement disparu, Elie Halévy (1870-1937) est un auteur relativement méconnu en France, alors que son oeuvre jouit d'une grande renommée outre-Manche et outre-Atlantique. L'entreprise de publication de ses oeuvres complètes sous l'égide de la Fondation nationale des sciences politiques et des Belles Lettres a pour objet de mieux faire connaître la pensée originale de ce précurseur. Publiée de façon posthume par les amis d'Elie Halévy en 1948, L'Histoire du socialisme européen a été rédigée à partir de notes d'étudiants prises lors du grand cours qu'il a professé à l'Ecole libre des sciences politiques de 1902 à 1937. Plus qu'un simple cours d'histoire, ce texte témoigne de la réflexion originale qu'Elie Halévy, philosophe, historien et intellectuel polyglotte de premier plan, a consacré au socialisme, dans ses doctrines comme dans ses expériences pratiques, en longue durée du XIXe et du XXe siècle et dans un espace résolument européen. Ce tome 3 des Ouvres complètes d'Elie Halévy a été enrichi par le dépouillement systématique des archives et les écrits inédits. Il permet une analyse génétique du texte édité de l'Histoire du socialisme européen en le comparant à des versions antérieures et inédites du cours et la découverte d'autres études portant sur la théorie socialiste, ainsi que de nombreux articles, entretiens et comptes rendus, inédits, traduits ou jamais republiés. Tous ces documents font l'objet d'une présentation et d'une édition critique.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.