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Chasses antiques. Pratiques et représentations dans le monde gréco-romain (IIIe siècle av.-IVe siècl
Trinquier Jean ; Vendries Christophe ; Longevialle
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753508354
La question de la chasse permet d'appréhender les rapports de l'homme avec le monde sauvage et le dialogue entre nature et culture. Il apparaît que la compréhension des relations entre l'homme et l'animal dans une société donnée passe forcément par une enquête cynégétique. Cette conviction, partagée désormais par de nombreux chercheurs, s'est traduite par un essor sans précédent des études sur les chasses, qui en ont renouvelé l'approche en utilisant les concepts de l'anthropologie moderne. Ces travaux qui portent sur des aires culturelles variées et sur des époques différentes, ont considérablement enrichi nos connaissances. Voilà un sujet qui a bien des choses à offrir aux historiens et en particulier à ceux du monde gréco-romain, car si les chasses grecques ont suscité un intérêt manifeste, on ne peut en dire autant des chasses romaines, alors que la documentation est abondante et variée. La relecture des sources a permis d'investir à nouveau ce champ de recherches quelque peu délaissé depuis la thèse de J. Aymard. Les Romains s'adonnaient-ils volontiers à la chasse ? Qui chassait ? Et quel type d'animal ? Y avait-t-il une perception différente de la chasse chez les Grecs et les Romains ? Autant de questions qui méritent aujourd'hui d'être reprises. Ce livre est l'occasion de porter un autre regard sur la manière de chasser des Romains et sur le sens de la chasse dans les sociétés anciennes. Les approches croisées ont permis de cerner la figure du chasseur, de réfléchir sur la place de la chasse dans la hiérarchie des activités sociales, de s'interroger sur sa valeur, y compris dans les milieux sociaux les plus modestes. Historiens, philologues et archéologues se sont efforcés de mettre l'accent sur cette thématique, aux frontières de l'histoire économique et sociale, qu'il convient désormais de se réapproprier. Au final, c'est un tableau nuancé que cet ouvrage voudrait présenter en reconsidérant un certain nombre de lieux communs à travers trois axes de réflexion : " La chasse et le pouvoir ", " De l'animal au gibier " et " L'art de la chasse ".
Résumé : Après avoir fasciné les cours royales de l'Europe moderne, l'oeuvre de Quinte-Curce est tombée dans un relatif discrédit et a été étonnamment peu étudiée durant les dernières décennies. Dans le canon des historiens latins, la tradition académique n'a longtemps assigné qu'une place subalterne à l'énigmatique Q. Curtius Rufus. Les spécialistes de l'époque hellénistique et d'Alexandre III de Macédoine ont considéré cet historien pétri de rhétorique comme une source peu fiable, un point de vue aujourd'hui partiellement remis en question. Cette oeuvre offre pourtant la seule version latine étendue de la geste d'Alexandre et occupe par là une place cardinale dans la tradition des histoires du conquérant, à la charnière entre la Grèce et Rome, entre monarchies hellénistiques et empire romain. Elle permet de mesurer combien la figure du Macédonien était problématique pour les Romains, car la gloire d'Alexandre pouvait éclipser l'éclat de leurs armes. Cet ouvrage s'intéresse à l'image d'Alexandre construite par Quinte-Curce, il met en lumière les qualités propres du récit et part à la recherche de cet Orient que Quinte-Curce est l'un des rares auteurs anciens à évoquer avec autant de détails.
Résumé : Stacy Black, adolescente de 17 ans, rebelle aux cheveux multicolores "serial coiffeuse" comme elle se définit, se demande "pourquoi sa putain de vie lui fait aussi mal !". L'incompréhension de son copain et de sa mère ne font qu'aggraver les choses. Une longue et inévitable descente aux enfers commence alors pour Stacy. Elle se retrouve, presqu'à son insu, VRP en multiples drogues et alcools en tous genres : "c'est ceux qui les goûtent qui en parlent le mieux". Finalement, enferrée dans une impasse, Stacy prend la décision de demander à sa mère son internement à l'hôpital psychiatrique des Prés Dorés "Etablissement qui restaure votre santé mentale depuis 1938 ! C'est avec une grande économie de mots et d'images que nous suivons l'évolution psychique de la narratrice qui, peu à peu, sort de la dépression, la drogue et la boulimie. Ce travail de longue haleine, thérapie de groupe, entretiens avec son psychiatre, confrontations avec d'autres adolescents internés, permet de comprendre le mécanisme de réappropriation de soi d'une adolescente en prise avec un sentiment profond d'incompréhension qui, peu à peu, l'a isolée et fragilisée aux yeux des autres. L'interview de ses amies de l'école et de l'hôpital, placée judicieusement en fin de chaque chapitre, ramène le lecteur vers une réalité quotidienne et distanciée à la manière d'un documentaire, dans un récit à 95% autobiographique...
Cet ouvrage propose un voyage instructif et plaisant à travers deux siècles de la maison Pleyel, une aventure humaine à nulle autre pareille, un long fleuve pas toujours tranquille, des jours gris, des jours bleus... Le grand public fera plus ample connaissance avec les sieurs Pleyel père et fils, puis Wolff et Lyon. Il retrouvera beaucoup de ces instruments qui font maintenant partie de notre patrimoine pianistique : il suivra l'évolution industrielle et sociale, du grand essor à nos jours, les causes du déclin, l'espoir... L'auteur représente la 6e génération d'une lignée de musiciens, compositeurs, professeurs, accordeurs-réparateurs, et comme certains d'entre eux, il est issu des grandes manufactures françaises. Sa passion l'a amené par hasard à mettre sur pied un musée consacré exclusivement au piano, à Limoux, dans l'Aude. Hasards de la vie, hasards de l'histoire... il y reçoit un jour un don, un petit piano relativement anodin, un Pleyel. Celui-ci s'avère si particulier et si mystérieux qu'il devient le point de départ de recherches sur la datation des pianos Pleyel de l'époque, datation présumée fausse. L'essai qui en découle est le premier tenté à ce jour. Gageons qu'il serve aux futures générations d'accordeurs et de professionnels. Profitons donc de ce bain d'histoire, car, si on ne doit qu'au hasard de nous offrir trop rarement des ouvrages sur le monde merveilleux du piano, avouons que de temps en temps le hasard fait bien les choses.
Par un abord original et synthétique, il ressemble de façon précise et claire les connaissances classiques et actuelles des grands mécanismes d'action des médicaments. Outil de réflexion et de savoir pour les disciplines pharmaceutiques, médicales et scientifiques des 2ème et 3ème cycles, il atteint un auditoire plus large recruté parmi les professionnels que praticiens.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.