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Et si le verbe revenait dans la chaire ?
SCHUMACHER BERNARD N
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204138772
Les homélies sont souvent ennuyeuses ", entend-on régulièrement dire sur un ton résigné. Et si la rhétorique pouvait contribuer à ce que celles-ci soient plus vivifiantes ? Certains ont tendance à se méfier de la rhétorique, au prétexte qu'elle voilerait la Parole, jusqu'à accorder trop d'importance à l'intelligence pratique du prédicateur. D'autres pensent, au contraire, que le travail rhétorique est central dans l'annonce de la Parole, et en appellent volontiers au célèbre discours de saint Paul sur l'aréopage. Si la rhétorique est une aide précieuse pour discerner la justesse de nos actions, n'est-elle pas un outil dans la prédication afi n que ses auditeurs soient mieux à même de discerner comment vivre une vie plus authentiquement christique ? Comment concevoir la place des émotions (pathos), de l'authenticité (ethos) et de la parole structurée (logos) dans l'annonce de la Parole qui doit enivrer spirituellement ? Qu'en est-il de la signification de la parole et de son rapport au silence et au réel ? Cet ouvrage aborde de manière interdisciplinaire et originale ces questions et espère contribuer à des homélies plus vivifiantes.
Comment penser la vulnérabilité afin qu'elle ne soit plus considérée comme une négation de la vie, mais comme l'une de ses expressions ? Dans une culture contemporaine imprégnée par la performance et l'efficacité, la place faite à la vulnérabilité est réduite, voire inexistante. Les transhumanistes préfèrent s'en libérer afin d'être pleinement indépendants et de contrôler leur vie. Chacun, à notre niveau, nous expérimentons la vulnérabilité dans notre existence. Comment l'accepter, lui donner du sens, sans la cacher ? Des philosophes, sociologues, anthropologues livrent leurs réflexions sur la dépendance ontologique de l'être humain qui est, en tant que tel - qu'il soit bien-portant ou non - fondamentalement vulnérable. Et, à contre-courant d'une société imprégnée par l'idéal de la maîtrise scientifique du vivant, les auteurs se demandent si cette vulnérabilité n'est pas, en dernier ressort, une chance pour l'humanité.
L'ouvrage se propose d'analyser ce qu'est la mort de manière systématique à travers les écrits des philosophes contemporains et, plus particulièrement, en faisant dialoguer divers courants, tels la phénoménologie, l'existentialisme et la philosophie analytique. Trois questions fondamentales sont au c?ur de la problématique la nature de la mort, la connaissance de la/ma mort et la question de savoir si celle-ci n'est rien par rapport à nous ou, au contraire, si elle doit être perçue comme un mal. Le problème du mal de la mort est au c?ur du débat thanatologique contemporain, même si celui-ci n'en prend pas suffisamment conscience. La plupart des philosophes moralistes de notre temps vont à l'encontre de l'antique sagesse épicurienne qui défendait l'idée que la mort de quelqu'un ne peut pas être considérée comme un mal pour lui. En effet, si l'on désire rendre compte de manière satisfaisante que tuer X est lui faire une injustice, il est nécessaire d'expliquer pourquoi la mort d'une personne est un mal pour elle. C'est ainsi que le présent ouvrage débouche sur une nouvelle réflexion éthique et refonde les études thanatologiques.
Les récentes découvertes technologiques liées à la transplantation d'organes humains et au maintien en vie de manière artificielle d'un être humain, ainsi que la controverse relative à l'euthanasie, ont suscité un débat passionné cherchant à résoudre la question de savoir à quel moment exact un être humain est mort. Si l'on veut être certain de ne pas tuer un être humain au moment de prélever ses organes, il est capital de commencer par définir la nature de la mort humaine puis d'élaborer des tests permettant de certifier le décès. Une telle définition implique une compréhension de la personne humaine et constitue le point de départ de la discussion éthique sur la fin de vie et des débats autour d'une politique publique des soins. Le présent ouvrage se propose d'analyser, dans un premier temps, les arguments de ceux qui réduisent la mort soit à sa seule dimension biologique, sans aucune référence à la dimension dite « personnelle », soit à cette dimension dite « personnelle », sans aucune référence au corps humain. L'auteur analyse également le déplacement de la définition de la mort humaine sur le plan éthique: la véritable interrogation consisterait alors à se demander si la vie d'un être humain plongé dans un état dit végétatif permanent vaut la peine d'être vécue. Il discute aussi la position qui soutient au nom d'une éthique séculière la diversité des définitions de la mort. L'ouvrage examine de manière critique ces différentes définitions de la mort en lien avec la définition de la personne à laquelle est attribuée une dignité intrinsèque et montre la faiblesse de la position dualiste qui distingue entre la mort humaine et la « mort de la personne ».