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Leibniz et l'invention des phénomènes
Schulthess Daniel ; Jaffro Laurent
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130567097
Notre fréquentation du monde se meut aisément entre deux pôles de la mondanité : d'un côté le monde objectivé, le monde " en soi ", un monde " sans nous " ou du moins un monde qui est le même pour tous ; de l'autre le monde qui se manifeste à nous, un monde qui se touche, se saisit, se prête à l'action et à la passion, bref un monde familier et " fait pour nous ". Leibniz hérite pleinement de l'exigence philosophique d'objectivation, présente de longue date, et se définit par conséquent comme théoricien de la substance, la catégorie basique du monde objectivé depuis la philosophie grecque. D'un autre côté, il façonne à nouveaux frais l'approche du monde manifeste. En effet, par sa reconfiguration du thème des apparences ou des phénomènes, il confère à ceux-ci une consistance et une assise complètement originales, dont ils restaient dépourvus dans le scepticisme qui avait jusque-là déterminé l'approche du monde manifeste. Se targuant toujours en matière philosophique " d'aller plus loin qu'on n'est allé encore ", Leibniz resitue le monde objectivé et l'écarte rigoureusement du monde manifeste ; il s'efforce dans le même temps de rattacher ce dernier à ses fondements objectifs, et donc de penser la relation complexe qui les unit. Poursuivant les directions de travail ainsi esquissées, la présente enquête éclaire trois types de raisonnements : ceux qui circonscrivent l'étoffe même du monde manifeste, ceux qui mènent du monde manifeste au monde objectivé des substances, et ceux qui retracent en sens inverse la production du monde manifeste à partir de ses fondements dans le monde objectivé. Cette enquête ouvre toute grande la porte de l'extraordinaire laboratoire d'idées de la philosophie du XVIIe siècle, et montre les effets, jusqu'à aujourd'hui, de la révolution intellectuelle que celle-ci a préparée.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : "Il fut à vrai dire un temps lointain, où la science du droit naturel, au même titre que d'autres, comme la mécanique ou la physique, a été considérée comme essentiellement philosophique et comme une partie essentielle de la philosophie, si tant est que celle-ci ait des parties. Cependant elle a partagé avec les autres sciences le destin qui a voulu que l'élément philosophique de la philosophie se soit retiré dans la métaphysique, réduisant ainsi leur participation à celle-ci et les renfermant au contraire dans leur principe particulier, tout à fait indépendamment de l'idée." Ecrit au cours des années 1802-1803, Le Droit naturel est un texte bref et essentiel qui annonce déjà la Phénoménologie de l'esprit. Hegel y entame une réflexion sur la nature du droit comme élément constitutif de la philosophie, quand on ne réduit pas cette dernière à sa seule composante métaphysique. Cet écrit représente un effort pour intégrer la conscience d'une situation historique singulière à l'affirmation d'un savoir absolu et universel. Une préface importante situe Le Droit naturel dans l'ensemble de l'évolution de la pensée de Hegel.
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi
Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas