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Les souterrains du soleil
Schreiber Boris
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246005346
Personnage central de ce livre, Philippe Van Horn est-il un héros, une time, un monstre ? Philippe a dix-huit ans. Son père, maître d'une plante dans une île des Indes néerlandaises, le brime. Seule compensation pour lippe : user de son fouet contre les subalternes et les choses. L'antagonisme deux hommes s'accroît. Philippe est-il le fils légitime du planteur ? Ce dernier préfère son autre enfant, né de son second mariage avec une autochtone l'étrange Mauréa. Philippe est blessé dans un accident. Une petite prostituée Tania, le soigne. Dès qu'il se sent mieux, il la rejette, mais ce moment le marquera. Il part pour l'Europe. L'Europe, pour lui, ce sera l'Italie, la guerre France, la Résistance, la libération de Paris. A Gênes, il cherche Tania devait s'y rendre. Au vrai, ce qu'il cherche, c'est sa vérité, pour l'imposer autres. Une volonté de puissance, provoquée par les humiliations de sa jeune l'habite, mais aussi le sentiment de son impuissance. Son constant refuse l'acte sexuel le prouve. Revenu dans son île natale, il crée une religion nouvelle qu'il fonde sur l'interdiction de copuler, car le sperme, prêche-t-il, est énergie à garder en soi. "Je veux imiter la mort", dit-il. Sa tentative s'achève par un triomphe de la mort. Et la sienne, il la rencontrera dans la déchéance au loin.
Résumé : " Mon père courrait la ville toute la journée pour trouver du travail. Ma mère me racontait son enfance russe à la veille de la Révolution. J'avais six ans. Nous habitions Anvers et je m'ouvrais à l'hostilité du monde. Ce livre est le récit de mes six ans. Ils sont loin de moi, mais ils me dévorent toujours. Les voyages forcés, la peur du lendemain, le sauve-qui-peut de chaque jour, je ne les connais plus. En apparence. En réalité, ils me font encore chanceler. Car voilà ce que j'ai bu dès l'aurore de mon enfance et c'est là le lait de la nuit. "
Etre l'empreinte digitale des manchots. " Tel est le rôle que Boris Schreiber assigne à l'écrivain, mais que peut ce dernier contre le temps qui, jour après jour, imprime sa marque, de la mèche de cheveux à l'ivoire des dents ? Boris, le narrateur, est prêt à toutes les alliances, y compris à une allégeance aux dieux mayas, pour vaincre cette fatalité à laquelle se refuse son esprit resté celui de l'enfant prodige qu'il fut, selon Gide. Eblouissant, drolatique, provocateur. Les mots manquent pour qualifier ce roman où Boris Schreiber met aussi en scène Arnold, un autre écrivain. Entre ces deux monstres littéraires, qui ont en partage une mère russe, c'est une lutte au couteau. Chacun est le souffre-douleur de l'autre et leurs dialogues sont des duels que leur cruauté arbitre. Un roman dont la force et les éblouissements accompagneront longtemps les lecteurs.
Résumé : Dans ce second volume, la peur, la persécution, les dangers se mettent en place. Mais le trio familial survit, se fraie une voie étroite entre terreur et compromission, en payant le prix. Boris, adolescent à la fois tourmenté et à peine mûri, se débat entre l'obligation - sous peine de mort - de se camoufler et le désir - par soif de vivre - de briller. Soutenu par sa mère qui l'idolâtre, face à un père à la sévère autorité. Mais les années noires réclament leur dû : la peur du futur devient la peur du présent, le mensonge, pour vivre, devient trahison pour survivre. La monstruosité du monde, suggéré dans le premier volume, règne à présent dans sa toute-puissance. Mais le trio familial résiste. Car l'essentiel, ce ne sont pas les idéaux, mais l'idée fixe : rester en vie. Hors de question d'avoir tant souffert pour rien et de mourir pour rien ; d'avoir franchi tant d'épreuves et de périr sous la dernière, peut-être. Survivre ! Quel qu'en soit le prix. Ce roman autobiographique se lit d'une traite. Il est impossible de ne pas se laisser emporter par le style flamboyant, strié d'auto-dérision, de Boris SCHREIBER, écrivain hors pair s'il en est .
«"Une chose est certaine : je n'ai rien à dire. C'est pour cette raison que je commence un journal. Lorsqu'on n'a rien à dire, il faut un confident. Pour fermer la porte à la horde du vide qui veut entrer. Mais moi, je ne veux pas qu'elle entre." Ces lignes ouvrent mon roman. Non seulement je ne les renie pas, mais je persiste et signe. Je ne veux pas que l'Indifférence dévore ce qui m'est le plus cher : mes jours clairs, mes jours sombres. Elle qui se nourrit de tout, car l'oubli, la mort lui servent de transports en commun. Comment lui échapper ? C'est mon secret. Et la puissante excavatrice qui se dresse dans ce chantier qu'est notre vie, nous attend-elle pour nous broyer ou pour nous délivrer ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.»
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.