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Eloge du voyage à l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez
Schovanec Josef
PLON
19,00 €
Épuisé
EAN :9782259222235
Extrait Ouvertures Visages du chemin Il y a des autistes voyageurs. Un peu. Beaucoup, même. Des autistes du voyage, comme il est des gens du voyage. Tant pis si l'on n'en parle guère, y compris dans la littérature spécialisée. On ne les rencontre ni dans les restaurants branchés de Barcelone, ni dans les salons dédiés au tourisme, encore moins parmi les récipiendaires des listes de diffusion des tour-opérateurs «soleil - plage - soirées». Plutôt dans une auberge perdue dans les déserts d'Asie. Ou mariés à une Taïwanaise dans un village pittoresque de la province de Hualien. Ou encore, bol de mendiant à la main, moines errant de monastère en monastère dans l'Himalaya (hima-alaya, littéralement «la demeure des neiges», en sanskrit). Quand il est question de voyages, faut-il mentionner l'autisme ou pas ? N'est-il pas contradictoire d'évoquer les kilomètres parcourus par ceux qui sont censés résider dans des bulles ? Que pourraient les autistes apporter là où ils sont apparemment les moins doués, où, au mieux, on les tolère tel un fardeau ? Ami lecteur, à ces questions, la réponse vous appartient. Miguel, un ami de la région lyonnaise, a eu la sienne lors d'un curieux épisode, devenu pour lui et moi «l'anecdote du restaurant coréen». Le début en est banal : nous devions nous revoir l'été dernier à Lyon à l'heure du repas. Pour ma part, aller dans un restaurant seul est tâche fort pénible. Pour lui, la cuisine des pays lointains relevait de l'inconnu. Nous nous sommes finalement rendus dans un restaurant coréen. Grâce à mon ami, j'ai pu manger au restaurant. Grâce à moi, mon ami a pu découvrir la cuisine coréenne. En plus de la découverte, nous avons passé un bon moment. Il en est du voyage comme pour tout le reste : ce qui est ouvert aux personnes autistes profite à tous. A nous d'inventer les passerelles pour rendre ce monde possible. «Il n'y a nulle part où aller sinon partout. Alors continue de rouler sous les étoiles» (Jack Kerouac). En plus des étoiles, seul devant nous le chemin toujours demeure. D'étranges visages, d'autant de repères du passé il se pare. A ceux que les hasards des routes m'ont donné de rencontrer, à ceux qui ont marqué ma mémoire et que pourtant jamais je ne reverrai, que soient dédiées ces pages. Visiteurs d'un moment, ils peuplent plus ou moins directement le présent texte, tout comme ils ont façonné ma vie. Visage de l'aventure - Monsieur V. Je me souviens. Je l'ai rencontré, un hiver, à Téhéran. A l'heure où les nuages sont plus lourds que jamais, où «les sorcières soufflent sur les noeuds», comme le dit le Coran. Sa chambre était située près de la place de la Révolution, non loin de la mienne, à deux pas de l'immense complexe de l'université de la ville. Inutile d'être grand physionomiste pour deviner son occupation : V. est voyageur. Crâne providentiellement dégarni, lui évitant ainsi les complexités de la coupe en des lieux inhospitaliers, barbe négligée, vêtements adaptés à tous les climats et tous les mouvements : V. a la silhouette idoine. Et quelques détails complémentaires, peu apparents dans un premier temps, parachèvent le tableau : c'est ainsi que l'on finit par apprendre que le portefeuille de V. est un faux, ne contient que quelques maigres billets. Il a ainsi pu se jouer de l'un des dangers de Bichkek : attaqué par un groupe de faux policiers kirghizes, il les a laissés dérober son faux portefeuille. Au-delà du fait divers, la neutralisation mutuelle des deux faux sonne presque comme une de ces histoires sapientiales dont la Chine et d'autres cultures sont friandes. Vaclav, ou tout simplement V., comme dans les romans de Kafka, est en fin de compte un inconnu. Une figure qui un jour émerge de la nuit, et y retourne peu après. Autant pour beaucoup de gens on peut avoir l'illusion de les situer dans l'espace et dans la société, grâce à leur adresse et à leur statut social supposé, bref, dans le jargon policier, de les «loger», autant pour V. c'est là tâche impossible. (...)
Dans ce recueil inédit de ses meilleures chroniques diffusées sur France Inter et à la RTBF, Josef Schovanec éclaire à travers le prisme autistique certains profils insoupçonnés de notre histoire. Personnages de romans, hommes politiques, héros de films ou créateurs de génie, tous partagent des traits communs et dessinent des portraits d'autistes finalement pas si différents. On compte notamment : la Dame aux Camélias, Mister Bean, Confucius, Dumbo, Andy Warhol, Charles Darwin, la poupée Annabelle, M. Spock ou encore Satoshi Tajiri, le créateur des Pokémon. Autant d'exemples qui nous permettent de pénétrer dans un univers souvent incompris mais toujours surprenant, parfois amusant et souvent touchant. Etes-vous prêts à faire leur connaissance ?
Résumé : Du grand bazar de Tabriz, en Iran, aux stations fantômes du métro londonien, en passant par les cimetières abandonnés de Transylvanie, le train mythique qui relie Djibouti à Addis-Ababa, ou encore la gastronomie des zones tribales du Balouchestan, Josef Schovanec, philosophe-saltimbanque de l'autisme et de la différence, nous entraîne dans un surprenant voyage en Autistan, ce pays de l'étrange dont les routes s'ouvrent pourtant sur le pas de notre porte. Enfant autiste devenu grand, rescapé de la camisole chimique qu'un voyage de trois stations en bus rendait malade, cet infatigable globe-trotter et polyglotte pose, page après page, un regard plein d'humour et d'érudition sur un pays, une culture, une langue, une cérémonie, un plat national dans un jeu de miroir où handicap et normalité s'éclairent mutuellement d'une saisissante lueur.
« Je vis avec l?autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu?il considère plus comme une qualité que comme un handicap. Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise plusieurs langues étrangères, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu?on lui prête ? ceux d?un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires ? pour évoquer plutôt, avec beaucoup d?humour et de sensibilité, ces « petits » problèmes qui font le quotidien d?un autiste Asperger: les longues préparations nécessaires avant de prendre le métro ou de se rendre à un rendez-vous, l?angoisse qui l?étreint lorsque le téléphone sonne, la panique face au moindre imprévu, la difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations amicales classiques, sa passion obsessionnelle pour les bibliothèques et les livres? Il revient aussi sur son parcours psychiatrique. L?autisme reste un sujet polémique dans le monde scientifique et associatif.
On imagine les autistes dans leur bulle, ne voyageant que dans leur tête. Josef Schovanec, "saltimbanque de l'autisme en France", fait une brillante démonstration du contraire. A l'étranger, celui-ci n'est plus qu'un Français en voyage - les langues, l'acuité et la curiosité en plus. Samarkand, Bucarest, Téhéran, Taïwan : les visages filent, les paysages défilent. Ailleurs qu'ici, être plus proche de soi et des autres : telle est la leçon d'un très singulier globe-trotter...
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.
Résumé : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s'imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L'amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d'Etat. Epouses de monarques volages, elles n'avaient souvent pour seule consolation que la prière. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l'entrée Amants est l'une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d'inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l'histoire de l'Europe.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".
Yvon Dominique ; Philip Christine ; Rogé Bernadett
Résumé : Les progrès de la génétique, des neurosciences cognitives, des sciences de l'éducation, de l'imagerie cérébrale ont transformé la compréhension des origines et de la nature des troubles du spectre de l'autisme (TSA), appelés aussi troubles envahissants du développement (TED). En conséquence les pratiques recommandées pour l'accompagnement de ces personnes ont radicalement changé. A la découverte de l'autisme expose l'état actuel des connaissances scientifiques sur l'autisme, la situation des personnes avec autisme en France, ainsi que les recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de santé (HAS) et quelques fondements de ces recommandations. Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif et s'adresse à un large public s'intéressant aux troubles du spectre de l'autisme : parents, enseignants, personnels soignants - mais aussi élus, et toute personne appelée à rencontrer, intervenir, ou organiser l'accompagnement de personnes avec autisme. Il rassemble, dans un langage simple, les points de vue de personnes avec autisme, de parents, de médecins, de professionnels médico-sociaux, de chercheurs et d'enseignants.
L'autisme recouvre des entités cliniques différentes en fonction des personnes et du degré de sévérité de leurs troubles. Cette diversité amène à parler du " spectre de l'autisme " , qui se situe au carrefour de la pédopsychiatrie, de la neurobiologie et de la psychopathologie développementale. Les autismes sont présentés à travers leur histoire, leurs causes multiples, leurs mécanismes développementaux complexes, leurs modèles explicatifs, leurs outils d'évaluation et leurs approches rééducatives et thérapeutiques. Des exemples étayent les propos des auteurs et illustrent leurs rencontres avec les personnes autistes et leurs familles.
Philip Christine ; Magerotte Ghislain ; Adrien Jea
La pédagogie de l?inclusion abolit toute forme d?exclusion et ne propose d?autres modalités de scolarisation pour les élèves handicapés que celles en vigueur dans les classes ordinaires, quelle que soit la gravité du handicap. C?est l?école ordinaire pour tous: l?école doit répondre aux besoins éducatifs de « tous » les élèves, quels que sont leurs profils. Toutefois, si « l?inclusion » s?est substituée à « l?intégration » dans les discours, il importe d?apprécier la situation actuelle à travers une pluralité d?exemples concrets. Malgré l?élan donné, force est de constater que la loi de février 2005 et ses textes d?application affirment seulement « un droit à la scolarisation pour les élèves handicapés ». Elle n?a pas déclaré que cette scolarisation se ferait en milieu ordinaire pour « tous » les élèves. Elle peut tout aussi bien s?effectuer en milieu spécialisé, pour les cas de handicaps plus sévères. Dans cet ouvrage, les auteurs posent la question de l?inclusion scolaire de l?autisme et apportent des pistes de réflexion pour la scolarisation des personnes autistes.
Résumé : Qui fut vraiment le Pr Hans Asperger dont le nom passé dans le langage courant qualifie aujourd'hui un syndrome autistique ? L'historienne américaine Edith Scheffer a découvert la véritable histoire du psychiatre après la naissance de son enfant autiste. Et ce qu'elle apprend la glace d'effroi. Le " gentil docteur " dépeint comme une sorte de Schindler des autistes a menti, et c'est un tableau bien différent qu'en dressent les archives. Les preuves ne manquent pas, elles sont accablantes. En 1938, professeur à l'hôpital pédiatrique de Vienne, Asperger compte parmi les psychiatres appelés à façonner le nouvel Allemand selon des critères eugéniques : sélectionner les parents d'après leur hérédité, leurs défauts biologiques mais aussi leurs tendances politiques, leur religion. Les conséquences sont réelles : on refuse des crédits aux "mal mariés", on stérilise les " mauvais " géniteurs... Et parmi les enfants autistes dont il est un spécialiste reconnu, Asperger identifie les "négatifs" et les "positifs" à l'intelligence détonante qui auront alors une chance d'échapper au tri macabre. Aux Etats-Unis, l'enquête d'Edith Sheffer a bouleversé et conduit à débaptiser le syndrome autistique. En France, cette histoire dramatique, encore méconnue, risque bien de susciter autant d'émotions.