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Regards sur les mondes anciens
Schuon Frithjof
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343110196
Un peuple qui oublie son passé n'a pas d'avenir", disait très justement W. Churchill. D'un point de vue universel et métaphysique, "chaque civilisation ancienne, écrit F. Schuon, vit comme sur un souvenir du Paradis perdu, et se présente comme le rameau le plus direct de l'"âge des Dieux"". Cette caractéristique des temps anciens mérite plus que jamais d'être soulignée, d'autant que les spécialistes de l'histoire des religions la perdent trop souvent de vue. Sans cette clé, cependant, toute tentative de comprendre le passé lointain est vouée l'échec. Dans ce remarquable ouvrage, Fritjhof Schuon retrace la chute progressive de l'homme moderne, et "la glissade vers le bas" des chrétiens révoltés contre leur tradition. Il traite également de la polémique - ou du dialogue truffé de malentendus - qui opposa hellénistes et chrétiens, du chamanisme peau-rouge et des peuples mongoloïdes en général, ainsi que de la signification particulière et universelle du monachisme. Il conclut avec l'essai "Religio perennis", la "religion invisible" ou "sous-jacente" qui résume ce qui est au coeur de toutes les religions et qui est l'essence de la religion en tant que telle, le temps lui-même n'étant, "qu'un mouvement spiroïdal autour d'un Centre immuable".
Cet ouvrage rassemble quatre essais consacrés respectivement à l'esprit symboliste, au shintoïsme, au bouddhisme et au yoga. Les grands thèmes de l'oeuvre de Frithjof Schuon se trouvent ainsi modulés au gré de méditations profondes sur des univers spirituels à la fois foncièrement distincts et convergents dans leur reconnaissance de la primauté de l'Esprit. La "transparence métaphysique" des phénomènes, les vertus comme expressions de conformité à la nature des choses, les relations entre métaphysique et spiritualité, et l'équilibre entre les techniques méthodiques et la grâce forment les pôles principaux de cet ouvrage. Schuon saisit admirablement les intentions et la "logique" spirituelle des formes dans lesquelles se manifeste l'Esprit. Dans chacun des chapitres, tout un monde spirituel se trouve ainsi comme cristallisé dans des paragraphes d'une lumineuse et suggestive densité. On pense à la réflexion du sage japonais Kukai : "La raison pour laquelle les Bouddhas sont considérés comme ayant atteint l'illumination réside en ce que leur esprit fonctionne comme un miroir lumineux placé sur un support élevé, et qui reflète toutes les images."
Ce livre est le deuxième ouvrage de Frithjof Schuon, après Del'Unité transcendante, à se consacrer essentiellement à l'étudecomparée des religions. Commençant par deux essais sur ladistinction entre les notions de vérité et de présence dans lesreligions, de même qu'entre la forme et la substance, l'auteuraborde ensuite l'étude métaphysique la plus subtile de ladistinction entre Atma et maya, ainsi qu'entre le sujet et l'objet.Outre deux essais sur le bouddhisme, il propose plusieursexposés sur des thèmes spécifiquement islamiques, y comprisla conception islamique du. Christ et de Marie.Particulièrement intéressante est la mise en lumière deSayyidatna Maryam comme figure de l'ésotérismequintessentiel, figure dont l'influence s'étend en Inde et auTibet par le biais de Tara et Prajfiaparamita. L'ouvrage setermine par une série de chapitres traitant de certains desproblèmes théologiques et religieux les plus épineux, tels quela question de la théodicée, les difficultés rencontrées dans lalecture des textes sacrés, les paradoxes de l'expressionspirituelle, certaines questions eschatologiques, et surtout unchapitre long et complexe sur l'effet de la marge humaine dansles Révélations. Au niveau des idées, Schuon est un exégèteinsurpassable des principes premiers. Son aisance dans lamaîtrise des multiples "langages" de l'esprit est largementreconnue. Rien d'étonnant dès lors que les différents chapitresde ce livre, véritables gemmes des mondes traditionnels del'hindouisme, du bouddhisme, du christianisme et de l'islam,établissent de façon extrêmement convaincante que le sacré anon seulement le premier, mais aussi le dernier mot.
Réédition attendue d'un ouvrage de référence, publié pour la première fois en 1970, ce livre d'une extraordinaire actualité montre d'une part le parfaite adéquation entre la teneur des révélations, aussi transcendantes soient-elles, et les exigences logiciennes de la pensée humaine et pose d'autre part les bases d'un véritable "?cuménisme ésotérique", si tant est que ce dernier termes ait encore un sens en ces temps de confusion. Au scepticisme et au relativisme moderne, aux "méandres de la théologie" et au sectarisme religieux, Schuon oppose ici l'intelligence de la métaphysique et les intuitions décisives de la sagesse intemporelle et universelle qui lui permettent d'aborder sans détours les plus épineuses difficultés de la spiritualité.
Cet ouvrage réunit tous les écrits de Frithjof Schuon consacrés au bouddhisme. On y retrouve tout ce qui fait la force des exposés de ce métaphysicien hors du commun : Essentialité, universalité et ampleur caractérisent les écrits de Frithjof Schuon. (...) Schuon, souligne Seyyed Hossein Nasr, possède le don d'atteindre le coeur même du sujet traité, d'aller au-delà des formes, au Centre informel de celles-ci, qu'elles soient religieuses, artistiques ou liées à certains aspects ou traits des ordres humains ou cosmiques.. L'originalité du bouddhisme, son message de renoncement et de compassion, sa perspective cosmologique ou sa similarité avec la voie chrétienne et ses liens avec la sagesse universelle y sont étudiés avec brio tout autant que le zen ou des notions telles que le kôan, le Nirvâna, les six Päramitâs du Mahâyâna ou le mystère des Bodhisattvas Initialement publié par les éditions Nataraj en 1997, cet ouvrage profond et éclairant est désormais diffusé par Hozhoni sous une jaquette renouvelée.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.