Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Walter Benjamin et son ange
Scholem Gershom
RIVAGES
8,15 €
Épuisé
EAN :9782869309227
Toute l'oeuvre de Benjamin est protégée par l'aile d'une image: celle d'un tableau de Paul Klee nommé Angelus Novus. Et cette image peut être saisie dans tout son sens si on la met en relation avec un bref et magnifique récit dans lequel Benjamin dévoile son nom secret": Agesilaus Santander. Nous sommes ici au coeur d'une oeuvre qui, de plus en plus, avec les années, nous apparaît d'une prodigieuse richesse de pensée. Et personne mieux que Scholem ne pouvait interpréter ce chiffre caché de Benjamin. Scholem, grand spécialiste de la mystique juive et de la Kabbale, a été pendant plusieurs années l'ami intime de Benjamin. Il examine scrupuleusement, fragment après fragment, ce"mythe de l'ange", où s'inscrivent les relations complexes de Benjamin avec l'histoire et avec lui-même, il fait apparaître le visage occulte de Walter Benjamin. Cet ouvrage est composé de deux essais: Benjamin et son ange, qui contient le récit Agesilaus Santander, et un portrait de Walter Benjamin qui peut être une bonne initiation à son oeuvre."
Gershom Scholem donne ici toutes les clés nécessaires à la compréhension de la kabbale, ce courant mystique, né dans l'Antiquité, et qui a trouvé sa forme définitive au XXe siècle. Les concepts sont exposés avec une clarté d'expression étonnante au regard de la complexité des oeuvres et des thèmes abordés. La kabbale constitue donc un état des connaissances en matière de mystique juive. De cet ouvrage, en forme d'invitation au voyage, ressort la quête d'un judaïsme de la liberté où le souci de la fidélité à la tradition ne se referme jamais sur lui-même mais ouvre sur un monde où l'utopie est présente.
Un judaïsme laïque", détaché de la tradition, existe bien, et il ne s'est pas constitué en trahissant cette tradition puisque c'est elle qui l'a généré: telle est la double thèse qu'à toujours défendue Gerhom Scholem (1897-1982), la plus haute autorité sur l'histoire de la mystique juive et du judaïsme en général. Les essais réunis dans ce livre, jamais traduits en français ou seulement disponibles en revue, en fournissent l'illustration.On trouvera ici, en premier lieu, des articles sur l'histoire de la Kabbale depuis ses lointains débuts jusqu'à sa constitution aux XIIe et XIIIe siècles et son efflorescence dans la Galilée du XVIe siècle, sur le mouvement de Sabbataï Zevi ainsi que sur ses prolongements. C'est en effet l'une des originalités du travail de Scholem que de montrer comment le sabbatianisme a souterrainement colonisé les communautés juives de l'Europe au XVIIIe siècle et comment il s'est radicalisé en posant que l'attente messianique ne pourrait être satisfaite qu'à condition de transgresser toujours davantage les dispositions de la vieille Loi.D'autres grands textes donnent ensuite un éclairage inattendu sur la relation entre l'ancienne mystique et la modernité culturelle - qu'il s'agisse d'identifier chez Kafka un avatar sécularisé du"sentiment kabbalistique"ou de repérer des thèmes communs aux maîtres du hassidisme et aux"inventeurs"de l'inconscient.On découvrira enfin, pour la première fois en France, les poèmes de Scholem, ainsi qu'une nouvelle d'Agnon, L'Histoire de Rabbi Gadiel le Petit, à l'origine de l'un des textes de ce recueil."
Lors de ses études sur les sectes des adeptes de Sabbataï Tsevi et Jacob Frank, l'auteur découvrit Moses Dobru ka, un personnage mystérieux et "polyvalent" qui naquit dans un ghetto de Moravie, participa à la Révolution française et mourut sur l'échafaud. Elevé comme juif orthodoxe, il se convertit au catholicisme (tout en jouant un rôle très actif au sein d'une secte kabbaliste), fut anobli par l'empereur d'Autriche et prit le nom de Franz Thomas von Schönfeld. Par la suite il s'établit à Paris sous le nom de Junius Frey et devient un membre du Club des Jacobins. Il fut guillotiné, à l'âge de 40 ans, le 4 avril 1794, en compagnie des chefs de la faction dantoniste. Les résultats des investigations de Gershom Sholem avaient déjà été publiés antérieurement de façon plus embryonnaire et circonstancié, mais ce n'est que dans ce présent texte qu'il s'est senti à même d'en donner une description plus définitive. Divers auteurs se sont penchés sur la vie de Dobru ka mais sans avoir connaissance des informations réellement essentielles et utiles à la compréhension de la vie et la psychologie du personnage, et qui plus est, sans être informés de ses liens avec la secte "frankiste" de Jacob Frank. L'analyse de sources encore inexploitées ou mal interprétées ont permis à l'auteur d'entrevoir l'homme dans son véritable contexte. Beaucoup d'informations nous viennent de Dobru ka lui-même ; en effet, à divers moments de sa vie, celui-ci a confié aux uns ou aux autres un certain nombre de détails sur lui-même, dans la mesure où de telles révélations lui paraissaient pouvoir le servir dans le sens de ses intérêts du moment. Bien que de nombreux points restent encore obscurs à son sujet, nous savons aujourd'hui qu'il fut une figure caractéristique de la seconde génération du mouvement "frankiste" .
Les textes traduits ici proviennent tous des Journaux et Notes de jeunesse de Gershom Scholem. Ils ont été écrits entre 1917 et 1919. Réformé pour raisons " psychiatriques ", Scholem rend souvent visite à Benjamin à Berne, et, à son contact, cherche à développer une conception du langage, et, notamment, du langage biblique, à l'occasion des traductions qu'il fait de certains cantiques de lamentation. On trouve ainsi un écho direct de ses discussions avec Benjamin, sur la " justice divine " comme sur la notion d'" expérience vécue " dont Buber est, du côté juif, avec Rosenzweig, le principal représentant. A cette " expérience ", Scholem veut opposer la position qu'il adoptera définitivement, celle du philologue-historien. Dans cette perspective, il esquisse une conception du temps où le prophétisme et le messianisme jouent un rôle de premier plan, ce que montre son commentaire du prophète Jonas. Bien qu'il s'agisse de textes de jeunesse Scholem est né en 1897, il a donc tout juste vingt ans , ils donnent une vue exacte du programme qu'il se fixe et qu'il réalisera sans jamais dévier, ainsi que de l'atmosphère qui régnait au sein du judaïsme allemand au début du siècle dernie
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?