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Les chemins de Gustave Roud. Avec des textes indédits de Gustave Roud et Pierre-Alain Tâche
Schnyder Peter
PU STRASBOURG
28,01 €
Épuisé
EAN :9782868202581
Gustave Roud (1897-1976) est une des grandes voix de la poésie romande, l'équivalent de ce que Charles-Ferdinand Ramuz a été pour le roman. A ses textes en prose, d'Adieu à Requiem, de L'Essai pour un paradis à Air de la solitude ou Campagne perdue, s'ajoute une oeuvre de traducteur remarquable par sa qualité (Hölderlin, Novalis, Rilke, Trakl). Roud a influencé bien des poètes romands : Anne Perrier, Maurice Chappaz, Jacques Chessex, Philippe Jaccottet et Pierre-Alain Tâche qui donne, dans cet ouvrage, un témoignage inédit : " Visites d'un jeune poète à Gustave Roud ", complété par des extraits du Journal inédit de Roud. Le mérite de Gustave Roud tient à une transposition poétique perpendiculaire au moment vécu. Elle se fait par le recours à une langue mélodieuse, charnelle, tendue vers un équilibre phonétique aux contours arrondis, mais traversée de tensions extrêmes, de brisures, de constantes mises en question. Au travers des approches variées, signées des meilleurs spécialistes de Roud et de plusieurs jeunes chercheurs - français et suisses -, le présent volume montre en quoi ce poète, enraciné dans sa campagne vaudoise (que le promeneur impénitent ne cesse d'évoquer avec finesse et tendresse), dépasse le chant de sa terre et de son pays, pour rejoindre les grandes voix poétiques de tous temps.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le présent ouvrage tente d'établir en quoi le poème en prose se rapprocherait davantage du «naturel» et du «non-convenu» - disons : de l'authentique et du primesautier. Bien des questions relatives à la problématique posée y sont abordées et élucidées, à commencer par le dilemme, crucial, entre une approche «essentialiste» et une approche «situationnelle». Ainsi, les défenseurs de la poésie en tant que genre se voient critiqués par les défenseurs qui insistent sur son conditionnement en tant que processus. Il en résulte une ouverture «post-poétique» proposant de délaisser la séparation des genres, pour s'attacher au texte - vers ou prose -, non pas tant comme objet autotélique, mais à travers sa réalisation au moment de la lecture, d'une audition, d'une mise en scène, en se cristallisant autour de la performance qui en résulte. Un autre problème, non négligeable, réside dans le retard «institutionnel» qui persiste à maintenir les classifications anciennes. C'est ce qu'illustrent, entre autre, Judith Abensour avec Philippe Beck, Nathalie Quintane et, surtout, Christophe Tarkos et sa création originale, la «pâte-mot». Si bien des écrivains contemporains ne s'identifient plus clairement ni à la poésie ni à la prose, cette problématique renoue avec la rupture introduite autrefois par Arthur Rimbaud, avec des textes qui déconstruisent le poème isométrique rimé de l'intérieur.
Le Journal d?André Gide peut être considéré comme la pièce maîtresse de l?écrivain. Texteoriginal, transgressif à plus d?un titre par rapport à la morale courante, les tabous de la sexualité, les idées reçues, les lieux communs, les idéologies, la religion, à la fois sérieux et drôle, grave et léger, rapide et lent, il reste d?une ampleur et d?une amplitude insoupçonnées. Cette anthologie, qui se réclame de l?art de la réduction cher aux compositeurs, a pour but de rendre l?une et l?autre, quintessenciées." Peter SchnyderC?est la première fois qu? est réalisée une anthologie du Journal d?André Gide. Plus de 3 000 pages en Pléiade réduites à quelques 400. Cette édition se fonde sur les volumes parus en 1946 et en 1954.« Il ne faut jamais lire les phrases du journal de Gide comme si c?étaient de simples constations,fussent-elles à l?indicatif: ce sont des voeux, des prières, des commandements, des hymnes,des regrets, des blâmes. » Sartre« Une oeuvre d?art [?] une création. » Georges Simenon