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Les entrées en guerre à l'époque moderne. XVIe-XVIIIe siècle
Schnakenbourg Eric
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753574489
Si les sorties de guerre ont déjà été l'objet de travaux et de rencontres scientifiques, le basculement inverse a, en revanche, été peu étudié jusqu'à présent. En effet, les historiens ont l'habitude d'enfermer les périodes de conflits entre la date de déclaration de guerre et celle de la conclusion de la paix. Cette approche traditionnelle n'est cependant pas suffisante pour appréhender pleinement ce que pouvait être la réalité de la transition de la paix à la guerre. Les contributions réunies dans ce volume portent précisément sur les modalités et les décalages du basculement dans la guerre. Il s'agit ici de réfléchir aux passages de la paix à la guerre pour savoir comment, à l'époque moderne, les Etats, les sociétés et les individus sont saisis par l'épreuve du conflit armé. En effet, il ne suffit de proclamer la guerre pour que l'état de guerre devienne une réalité immédiate. Ainsi, l'entrée en guerre n'est pas réductible à une rupture nette. C'est bien davantage un processus qui connaît des décalages selon l'objet étudié. En tout cas, il entraîne systématiquement des mutations, des mobilisations et des adaptations sur lesquelles il faut s'interroger. Les textes réunis dans ce volume déclinent l'interrogation sur l'entrée en guerre selon plusieurs perspectives. La première porte sur le concept même d'entrée en guerre pour tenter d'en comprendre la nature, la portée et les implications. La deuxième est celle de la politisation interne de l'entrée en guerre, car elle est aussi un acte politique qu'il faut envisager à la lumière des débats propres à chaque société. La troisième perspective est celle des mobilisations des ressources et des adaptations des réseaux découlant de l'entrée en guerre.
Le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA) regroupe les chercheurs et chercheuses en histoire des universités de Nantes et de La Rochelle auxquels se sont joints d'autres spécialistes des sciences humaines et sociales. Depuis plus de 50 ans, et sous différentes appellations, ce laboratoire s'est fixé pour ambition d'explorer les grands domaines des interactions et des interconnexions qui mettent en contact les Hommes dans l'espace atlantique, en Europe et, plus généralement, dans le monde. Ainsi les grands domaines d'enquête portent sur les rencontres, les échanges, les circulations, les transferts, les identités et les altérités, mais aussi sur les rivalités et les affrontements. Les questionnements sont déployés, autant que possible, sur le long terme, de l'Antiquité à nos jours, afin de permettre la rencontre et le dialogue d'historiens et d'historiennes généralement séparés par les barrières académiques. Le changement d'échelle est un autre biais méthodologique essentiel pour saisir au mieux la complexité des phénomènes historiques et leurs répercussions sur les territoires, les sociétés et les Hommes. Ce volume rassemble des articles présentant des doctorats en cours ou récemment soutenus de jeunes chercheurs et chercheuses du CRHIA de Nantes et La Rochelle. Il offre un exemple de renouvellement des objets de recherche et des approches méthodologiques. Les différentes contributions permettent de rendre compte des dynamiques actuelles de la recherche en histoire dans les deux universités à travers quatre grandes thématiques (la guerre et sa violence, la diplomatie, les circulations, les identités) qui sont autant d'éléments fondamentaux des rencontres et des confrontations dans le temps et dans l'espace. Avec le soutien de Nantes Université.
Avec la croissance des échanges internationaux, l'exacerbation des rivalités coloniales et l'amplification des pratiques de guerre, les questions relatives à la neutralité dans l'espace atlantique acquièrent une importance inédite au xviiie siècle. Dès que la guerre éclate, les pavillons neutres cherchent à profiter d'une conjoncture qui est tout à la fois favorable et périlleuse. Qu'ils appartiennent à des puissances établies en Amérique ou dépourvues de colonies, qu'ils proposent une simple couverture sous leurs couleurs, un véritable service de transport, ou que leurs territoires servent à assurer les échanges entre belligérants, les neutres sont des acteurs incontournables des conflits qui touchent l'espace atlantique. L'étude de la neutralité révèle les tensions entre les logiques de guerre et les logiques négociantes qui manifestent, autant l'une que l'autre, l'intensité des relations au sein du monde atlantique. C'est pourquoi la neutralité doit être étudiée comme une réalité transversale inscrite dans un espace marqué par la fluidité des circulations. Elle impose de dépasser les cadres nationaux pour promouvoir une approche ouverte des interconnections afin d'envisager à nouveaux frais les questions relatives à la neutralité et au rôle des neutres au cours du long XVIIIe siècle. Cette approche, qui participe du décloisonnement spatial et thématique de l'histoire atlantique, permet d'embrasser dans une même perspective aussi bien "les" Amériques, septentrionale, intertropicale et méridionale, que l'Europe. La neutralité atlantique est une arène au sein de laquelle se nouent des relations entre Européens, entre Américains, et entre Européens et Américains. Elle peut être envisagée comme une entrée dans la réflexion sur la formation d'un espace euroaméricain économique, juridique et diplomatique.
Ce volume rassemble les contributions qui ont été présentées lors de deux journées d'études organisées en 2008 et 2009 par le Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique de l'université de Nantes (CRHIA) et les Ecoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan. Les intervenants étaient invités à réfléchir à la notion de périphérie dans la politique étrangère de la France du XVIIe au XXe siècle. L'objectif général est de savoir si et comment, sur cette longue période, il est possible de caractériser une permanence dans les objectifs diplomatiques et dans les pratiques militaires de la France, tels qu'ils se révèlent au miroir des conflits et des crises des régions situées au-delà de son voisinage. Les régions continentales privilégiées étaient celles de la grande dorsale allant de la mer Baltique à la mer Noire, ainsi que l'espace maritime comprenant la Méditerranée occidentale et l'Atlantique. Il a fallu s'interroger sur la notion même de périphérie européenne pour en montrer le caractère dynamique et relatif. Elle doit avant tout être entendue comme un espace intégré à la politique étrangère de la France. Si l'action politique et militaire dans les périphéries n'est pas la priorité des gouvernements français, elle n'en participe pas moins au succès général de son action extérieure. L'interrogation sous-jacente porte sur la capacité de la France à peser, par la diplomatie ou l'action militaire, sur les crises et les conflits de régions plus ou moins lointaines qui demandent une mobilisation de moyens pour connaître et comprendre les situations locales; pour pacifier ou, au contraire, activer les conflits; pour conserver ou modifier les équilibres des forces régionales par la diplomatie ou l'intervention armée.
Le présent ouvrage centre son étude sur l'émergence et l'affirmation du concept de neutralité dans les relations internationales au XVIIIe siècle. Il s'insère dans l'histoire diplomatique renouvelée de ces dernières décennies. Celleci est non seulement politique, mais aussi culturelle dans la mesure où ce sont les modalités de la prise de décision et l'environnement mental des acteurs de la décision qui sont analysés. La question de la neutralité, objet du livre, n'est pas réductible à l'absence de belligérance. Il s'agit autant d'un choix politique et stratégique que l'expression d'une nouvelle approche des relations internationales dans le cadre chronologique de la deuxième modernité. Le livre montre comment les formes de neutralité sont mises (ou non en pratiques dans les situations concrètes posées par les rapports de force entre puissances européennes sur le continent mais aussi dans l'espace caraïbe. Si quelques études ont déjà été menées, cet ouvrage vient combler un vide historiographique et ouvre des pistes de recherches essentielles pour l'histoire des relations internationales.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni