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Histoire de l'industrie sucrière en Picardie (1810-2006)
Schnakenbourg Christian
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296126800
Avec le tiers environ de la production nationale et près de 10 % de celle de l'UE, la Picardie est aujourd'hui la première région sucrière de France et d'Europe. Pourtant, crises et catastrophes n'ont pas manqué depuis 1810, la pire de toutes étant évidemment la Première Guerre mondiale et la destruction quasi-totale de l'industrie sucrière qui en résulte. Mais chaque fois, l'activité redémarre, plus forte, pour atteindre son apogée entre 1967 et 2006, avec la mise en oeuvre d'une organisation communautaire de la production et des débouchés qui ouvre au sucre picard les portes de l'Europe et du monde. L'évolution économique et institutionnelle du marché, successivement français, puis européen et enfin mondial, constitue le fil conducteur du récit. "L'âge d'or" sucrier européen prend fin en 2006. A son tour, le sucre est frappé par la tornade de la mondialisation. Face à l'assaut des grands pays émergents du Sud producteurs de sucre de canne, l'Europe doit resserrer son organisation de marché, réduire ses capacités, restructurer la filière. La Picardie aussi est touchée, mais sans doute beaucoup moins que la plupart des autres grandes zones productrices de l'UE ; ses atouts dans le grand combat qui s'annonce sont tels que, s'il ne reste en Europe qu'une seule région sucrière, ce sera elle.
Projection du capitalisme marchand européen dans l'espace colonial atlantique, l'économie esclavagiste de plantation forme la base structurelle de la mise en valeur de la Caraïbe au XVIIIe siècle. Les Antilles françaises constituent de très loin la première zone américaine pour la production de "denrées" agricoles tropicales à destination de l'Europe. En réalité, cette croissance repose sur l'exploitation sans limite d'un peuple d'esclaves déportés d'Afrique, et soumis à un tel degré de violence et de souffrance que les naissances ne peuvent pas remplacer les morts. Il faut sans cesse "importer" de nouveaux captifs de plus en plus coûteux à obtenir pour accroitre la production. C'est la contradiction fondamentale du système. A la fin de l'Ancien Régime, cette économie est en crise. Les coûts augmentent plus vite que les prix, les débouchés sont insuffisants, la rentabilité diminue, l'endettement augmente. La grande insurrection des esclaves domingois du 22 août 1791 mettra définitivement fin à ce moment essentiel de l'histoire des Antilles.
Les deux décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale sont celles d'une formidable croissance de l'industrie sucrière guadeloupéenne. Entraînée par une demande mondiale de sucre en augmentation continue, portée par un effort pratiquement ininterrompu d'investissements et d'amélioration de la productivité, soutenue par une politique généreuse de financement public, la production est multipliée par quatre en vingt ans ; le maximum historique absolu est atteint en 1965 avec 185000 tonnes. C'est une époque de grande prospérité pour les usines, d'où, nous inspirant de la célèbre expression de jean Fourastié, le titre de "Vingt glorieuses" que nous avons donné à ce quatrième volume. Malheureusement, les effets de cette prospérité sont très loin d'être équitablement répartis entre tous les acteurs de la croissance. Pour le prolétariat sucrier, ouvriers industriels, petits planteurs, colons partiaires, journaliers salariés sur les domaines fonciers des usines, ces temps sont ceux d'une extrême dureté de leurs conditions de travail et de vie, faites de tâches exténuantes et très insuffisamment rémunérées et d'une existence matérielle insupportable. La départementalisation, dont la population attendait qu'elle lui apporte une amélioration rapide de sa situation, est appliquée tardivement, lentement et incomplètement. Au mieux, on passe de la misère à la pauvreté. Cette période est celle d'une grande violence sociale, dont l'épisode le plus dramatique est le massacre du 14 février 1952 à Moule, quand les CRS tirent sur la population. "Glorieuses", ces vingt années ne le sont pas pour tout le monde en Guadeloupe !
Résumé : Alors qu'il constituait jusque-là la limite de l'horizon, l'espace atlantique commença à être décloisonné au cours du XVe siècle par le développement de relations qui, progressivement, relièrent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique. Il devint un monde ouvert d'interactions, pacifiques ou violentes, et de circulations, volontaires ou contraintes, d'hommes et de femmes mais aussi d'échanges de marchandises, d'idées, de capitaux, de savoirs, de pratiques et de représentations. L'histoire du monde atlantique du XVe au XVIIe siècle est avant tout celle de millions d'Européens, d'Africains et d'Amérindiens. Pour le meilleur ou pour le pire, leurs existences, leurs activités et leurs perceptions furent marquées par des phénomènes d'une ampleur inédite tels que le colonialisme, les migrations, l'esclavage, la racialisation, l'exploitation économique et la créolité. Leur vigueur fait de l'histoire atlantique une histoire entrelacée de trois continents sur fond d'interconnexions et d'influences réciproques. C'est ce monde polycentrique, espace de production, de domination, d'échanges croisés et de formation d'identités nouvelles, qui est ici révélé dans toute sa fluidité et sa complexité.
A travers une histoire détaillée de l'OMC intégrant les problématiques liées au développement durable et à la protection de l'environnement, cet ouvrage dresse un tableau des enjeux et défis du commerce mondial. Une mise en perspective d'évènements actuels tels que la hausse des prix des matières premières, permet de comprendre les relations étroites entre commerce mondial, développement durable et préservation de l'environnement. Une synthèse théorique et pratique parfaitement adaptée aux étudiants en science politique, économie, commerce international et écoles de commerce. Biographie de l'auteur Christian Schnakenbourg est professeur à l'université de Picardie Jules-Verne. Il enseigne l'histoire économique ainsi que l'économie européenne. Alfredo Suarez est professeur associé à l'université de Picardie Jules-Verne et chercheur au CRIISEA (centre de recherche sur l'industrie, les institutions et les systèmes économique d'Amiens). Ses enseignements sont consacrés au commerce international et aux institutions monétaires et financières internationales.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.