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Histoire de l'industrie sucrière en Guadeloupe aux XIXe et XXe siècles. Les "Vingt glorieuses" de la
Schnakenbourg Christian
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343075747
Les deux décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale sont celles d'une formidable croissance de l'industrie sucrière guadeloupéenne. Entraînée par une demande mondiale de sucre en augmentation continue, portée par un effort pratiquement ininterrompu d'investissements et d'amélioration de la productivité, soutenue par une politique généreuse de financement public, la production est multipliée par quatre en vingt ans ; le maximum historique absolu est atteint en 1965 avec 185000 tonnes. C'est une époque de grande prospérité pour les usines, d'où, nous inspirant de la célèbre expression de jean Fourastié, le titre de "Vingt glorieuses" que nous avons donné à ce quatrième volume. Malheureusement, les effets de cette prospérité sont très loin d'être équitablement répartis entre tous les acteurs de la croissance. Pour le prolétariat sucrier, ouvriers industriels, petits planteurs, colons partiaires, journaliers salariés sur les domaines fonciers des usines, ces temps sont ceux d'une extrême dureté de leurs conditions de travail et de vie, faites de tâches exténuantes et très insuffisamment rémunérées et d'une existence matérielle insupportable. La départementalisation, dont la population attendait qu'elle lui apporte une amélioration rapide de sa situation, est appliquée tardivement, lentement et incomplètement. Au mieux, on passe de la misère à la pauvreté. Cette période est celle d'une grande violence sociale, dont l'épisode le plus dramatique est le massacre du 14 février 1952 à Moule, quand les CRS tirent sur la population. "Glorieuses", ces vingt années ne le sont pas pour tout le monde en Guadeloupe !
Le tiers de siècle qui suit l'Abolition constitue le tournant majeur de l'histoire des Antilles. Après l'esclavage lui-même, dont le maintien bloquait jusqu'alors toute possibilité de modernisation, toutes les structures économiques et sociales qui lui étaient liées sont détruites à leur tour, et un monde nouveau émerge progressivement. C'est la transition post-esclavagiste. Le coeur même de la transition antillaise réside dans le passage de l'esclavage au salariat. Après l'échec de leur tentative de maintenir par la force les affranchis sur les habitations, dans le cadre de "l'organisation du travail", les planteurs se tournent vers l'immigration pour se procurer la main-d'oeuvre dont ils ont besoin. De 1854 à 1889, près de 50 000 immigrants, dont 43 000 Indiens, sont introduits en Guadeloupe ; ils jouent un rôle majeur dans la croissance de la production sucrière. Dans le même temps, toutes les structures de l'activité se modifient. La concurrence croissante du sucre de betterave et l'instauration du libre-échange en Europe obligent les producteurs coloniaux à moderniser leur fabrication, tandis que la création d'un véritable système bancaire leur procure les moyens de le faire. En un peu moins d'un demi-siècle, les quelque 500 anciennes habitations-sucreries "du père Labat" sont éliminées et remplacées par une vingtaine de grandes usines centrales produisant deux fois plus de sucre qu'elles. C'est la révolution industrielle aux Antilles.
Résumé : Alors qu'il constituait jusque-là la limite de l'horizon, l'espace atlantique commença à être décloisonné au cours du XVe siècle par le développement de relations qui, progressivement, relièrent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique. Il devint un monde ouvert d'interactions, pacifiques ou violentes, et de circulations, volontaires ou contraintes, d'hommes et de femmes mais aussi d'échanges de marchandises, d'idées, de capitaux, de savoirs, de pratiques et de représentations. L'histoire du monde atlantique du XVe au XVIIe siècle est avant tout celle de millions d'Européens, d'Africains et d'Amérindiens. Pour le meilleur ou pour le pire, leurs existences, leurs activités et leurs perceptions furent marquées par des phénomènes d'une ampleur inédite tels que le colonialisme, les migrations, l'esclavage, la racialisation, l'exploitation économique et la créolité. Leur vigueur fait de l'histoire atlantique une histoire entrelacée de trois continents sur fond d'interconnexions et d'influences réciproques. C'est ce monde polycentrique, espace de production, de domination, d'échanges croisés et de formation d'identités nouvelles, qui est ici révélé dans toute sa fluidité et sa complexité.
Résumé : Entre mars et novembre 1781, le marquis Pierre Claude de Poterat entreprend un voyage qui le mène jusqu'en mer Noire. Il en rédige un compte rendu dans lequel il livre des analyses politiques, militaires, diplomatiques et économiques, ainsi que des commentaires sur les personnalités qu'il a pu rencontrer. Le texte de Poterat est aussi une invitation à l'histoire des représentations, tant son texte recèle de lieux communs sur la Russie et les Russes.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.