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Le nomos de la Terre. Dans le droit des gens du Jus Publicum Europaeum
Schmitt Carl ; Deroche-Gurcel Lilyane ; Haggenmach
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130567295
Cette traduction (publiée en 2001) est celle de la somme de droit international de Carl Schmitt, écrite durant ses années d'enseignement sous la République de Weimar (comme Théorie de la Constitution). Celle-ci donne une vision du premier ordre juridique global que la terre ait connu, à savoir un droit international public émanant d'une Europe conquérante au début des Temps modernes avant d'être défiée par la montée en puissance du Nouveau Monde puis liquidée dans les tourmentes du XXe siècle. Ce droit international, appelé droit classique, apparaît comme une formation historique portée par un État souverain, lui-même considéré comme un produit spécifique issu de l'Europe post-médiévale. Ce droit public de l'Europe, qui projetait son nomos sur la Terre, était un ordre spatial d'où il tirait sa cohésion, son principal effet étant de limiter la guerre en Europe. En abolissant ce jus publicum europæum, on a ressuscité la notion discriminante de guerre juste, qui pousse les adversaires à se diaboliser et favorise ainsi une dérive vers la guerre totale. Cette thèse discutable a suscité de nombreux débats et mérite toujours d'être discutée en ce début de XXIe siècle. Biographie de l'auteur Carl SCHMITT (1888-1985) fut professeur de droit public à Bonn puis à Berlin sous la République de Weimar. Sa compromission avec le régime nazi le priva d'enseignement après la Seconde Guerre mondiale. Traduit de l'allemand par Lilyane Deroche; texte révisé, présenté et annoté par Peter Haggenmacher.
Schmitt Carl ; Deroche-Gurcel Lilyane ; Haggenmach
Carl Schmitt (1888-1985) fut professeur de droit public à Bonn, puis à Berlin sous la République de Weimar. Sa compromission avec le régime nazi le priva de sa chaire pendant la deuxième partie de sa vie, qu'il mena retiré à Plettenberg. Cet ouvrage, publié en 1950, a suscité et suscite toujours de vifs débats, car l'analyse des thèses exprimées concernant un ordre juridique international reste d'actualité.
En dépit de ses engagements politiques, dont sa réputation a porté le poids, Carl Schmitt apparaît aujourd'hui comme une des figures majeures de la pensée politique du xxe siècle, dont l'influence souterraine s'est exercée en profondeur, en particulier sur la réflexion constitutionnelle. Dans sa théorie, la théologie politique est une pièce essentielle pour l'interprétation de la nature du politique: "Presque tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'Etat sont des concepts théologiques sécularisés." Le Dieu tout-puissant est devenu le législateur omnipotent; la "situation exceptionnelle" a finalement pour le droit la même signification que le miracle. De ce vaste transfert, le grand juriste et philosophe souligne les implications et les conséquences pour l'évolution des sociétés modernes. Sous ce titre sont réunis deux essais écrits à près de cinquante ans d'intervalle, 1922 et 1969. Le premier contient, entre autres, le chapitre sur la souveraineté, dont la première phrase - "Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle" - est devenue célèbre. Le second est une réponse aux critiques de toute théologie politique inspirée du christianisme, critiques développées en 1935 par le théologien Erik Peterson et reçues depuis lors comme un dogme.
Résumé : "L?adhésion de Carl Schmitt au mouvement national-socialiste dès 1933 a jeté sur l?ensemble de son oeuvre une ombre inquiétante", écrit Dominique Séglard en présentation de cet ouvrage. Dans ce texte issu de deux conférences prononcées en 1934 à l?occasion de l?anniversaire de la prise de pouvoir d?Hitler, Carl Schmitt mêle sa pensée économique aux bases de sa justification morale et juridique du nazisme. Il y met en concurrence trois types de pensée juridique : le normativisme, le décisionnisme et la pensée de l?ordre concret, dans laquelle l?Etat possède un pouvoir absolu, la seule conforme à l?essence du peuple allemand. Il conservera cette substance dans sa pensée toute sa vie, alors même que c?est cette vision trop éloignée de la Volksgemeinschaft qui lui vaudra les critiques et le désaveu des cadres du régime dès 1934. Plus qu?un document historique, ce texte est un élément essentiel à la compréhension de la pensée globale de Carl Schmitt.
Après la Théorie de la Constitution parue dans cette collection en 1993, voici la traduction de la somme de droit international de Carl Schmitt. Si le premier ouvrage fut écrit par un jeune professeur en pleine ascension sous la République de Weimar. Le nomos de la terre est le témoignage d'un homme dont la fulgurante carrière a trouvé une fin abrupte après l'effondrement du Troisième Reich. C'est à partir de cette situation que l'auteur nous propose sa vision du premier ordre juridique global que la terre ait connu : à savoir un droit international public émanant de l'Europe conquérante au début des Temps modernes, culminant aux XVIIIème et XIXème siècles, avant d'être mis au défi par la montée du Nouveau Monde, puis liquidé dans les tourmentes du XXème siècle. Ce droit international - appelé d'ordinaire "classique" - apparaît ici non pas comme avatar d'une catégorie juridique intemporelle, mais comme formation historique concrète et en quelque manière unique, portée par l'Etat souverain, lui aussi considéré comme un produit spécifique de l'Europe post-médiévale. Avant même d'être un ordre normatif, ce droit public de l'Europe qui projetait son nomos sur la terre était un ordre spatial, et c'est de là que lui venait sa véritable cohésion. De là aussi son principal effet, qui était de limiter la guerre en Europe, de la circonscrire à la faveur d'un espace d'expansion et de libre concurrence au dehors. Apprivoiser la guerre, l'enserrer dans une forme : telle est d'ailleurs la fonction première de tout ordre juridique international digne de ce nom, et c'est en quoi a consisté la réussite du Jus publicum Europaeum. Inversement, c'est en quoi ont failli au XXème siècle les tentatives d'abolir la guerre par un nouvel ordre international universaliste fondé sur des constructions purement normatives, détachées de toute assise spatiale concrète. Car on a certes éliminé de la sorte le concept classique de la guerre-duel, qui plaçait les belligérants sur le même pied, sans égard à leur causes respectives ; mais on a aussi compromis la neutralité des Etats tiers et plus encore le retour des belligérants à une paix acceptable pour toutes les parties. En lieu et place, on a ressuscité la notion discriminante de guerre juste, qui pousse les adversaires à se démoniser réciproquement et favorise ainsi la dérive vers la guerre totale, non moins que vers la guerre civile internationale. Voilà les thèses centrales de ce droit des gens sub specie belli ac spatii : parues en 1950, elles bravaient volontiers les modes intellectuelles de l'époque, suscitant débats et contradictions ; pour être en effet discutables, elles restent cependant plus que jamais dignes d'être discutées en cette fin du XXème siècle.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein