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Terre et mer. Un point de vue sur l'histoire mondiale
Schmitt Carl ; Benoist Alain de ; Freund Julien ;
PG DE ROUX
23,90 €
Épuisé
EAN :9782363712059
L'homme est un Terrien. C'est la raison pour plus grande part de sa superficie soit occupée par les mers et les océans. C'est que la Terre s'oppose tout naturellement à la Mer. La Terre est faite de territoires et de pays. Les territoires sont distincts les uns des, autres, séparés par des frontières. L'autorité proprement politique est celle qui s'exerce sur un territoire. La Mer, au contraire, ignore les limites et les frontières naturelles, les montagnes, les fleuves et les forêts : il n'existe pas de pays océanique. La Mer ne connaît que des vagues et des tempêtes, des flux et des reflux. Elle est le modèle de l'activité commerciale, alors que l'existence politique a un caractère purement tellurique. L'histoire, selon Carl Schmitt, est avant tout l'histoire d'une lutte séculaire entre les puissances maritimes et les puissances terrestres et continentales. L'Angleterre, au XVIe siècle, a été la première à s'engager sur la voie de l'existence maritime. L'opposition Terre-Mer a dès lors revêtu un caractère géopolitique, qui a exercé une influence essentielle sur l'évolution du droit et des relations internationales. La même opposition se retrouve aujourd'hui entre les Etats-Unis d'Amérique et l'Eurasie. Terre et Mer, paru en 1942 et aujourd'hui traduit dans le monde entier, est un petit livre qui ouvre des perspectives considérables. Dans cette nouvelle édition, postfacée par Julien Freund, la substantielle présentation d'Alain de Benoist en restitue le contexte historique et en montre l'actualité à l'époque de la "société liquide" et du règne de l'illimité.
Après la Théorie de la Constitution parue dans cette collection en 1993, voici la traduction de la somme de droit international de Carl Schmitt. Si le premier ouvrage fut écrit par un jeune professeur en pleine ascension sous la République de Weimar. Le nomos de la terre est le témoignage d'un homme dont la fulgurante carrière a trouvé une fin abrupte après l'effondrement du Troisième Reich. C'est à partir de cette situation que l'auteur nous propose sa vision du premier ordre juridique global que la terre ait connu : à savoir un droit international public émanant de l'Europe conquérante au début des Temps modernes, culminant aux XVIIIème et XIXème siècles, avant d'être mis au défi par la montée du Nouveau Monde, puis liquidé dans les tourmentes du XXème siècle. Ce droit international - appelé d'ordinaire "classique" - apparaît ici non pas comme avatar d'une catégorie juridique intemporelle, mais comme formation historique concrète et en quelque manière unique, portée par l'Etat souverain, lui aussi considéré comme un produit spécifique de l'Europe post-médiévale. Avant même d'être un ordre normatif, ce droit public de l'Europe qui projetait son nomos sur la terre était un ordre spatial, et c'est de là que lui venait sa véritable cohésion. De là aussi son principal effet, qui était de limiter la guerre en Europe, de la circonscrire à la faveur d'un espace d'expansion et de libre concurrence au dehors. Apprivoiser la guerre, l'enserrer dans une forme : telle est d'ailleurs la fonction première de tout ordre juridique international digne de ce nom, et c'est en quoi a consisté la réussite du Jus publicum Europaeum. Inversement, c'est en quoi ont failli au XXème siècle les tentatives d'abolir la guerre par un nouvel ordre international universaliste fondé sur des constructions purement normatives, détachées de toute assise spatiale concrète. Car on a certes éliminé de la sorte le concept classique de la guerre-duel, qui plaçait les belligérants sur le même pied, sans égard à leur causes respectives ; mais on a aussi compromis la neutralité des Etats tiers et plus encore le retour des belligérants à une paix acceptable pour toutes les parties. En lieu et place, on a ressuscité la notion discriminante de guerre juste, qui pousse les adversaires à se démoniser réciproquement et favorise ainsi la dérive vers la guerre totale, non moins que vers la guerre civile internationale. Voilà les thèses centrales de ce droit des gens sub specie belli ac spatii : parues en 1950, elles bravaient volontiers les modes intellectuelles de l'époque, suscitant débats et contradictions ; pour être en effet discutables, elles restent cependant plus que jamais dignes d'être discutées en cette fin du XXème siècle.
Résumé : Carl Schmitt (1888-1985) est surtout connu en France pour avoir produit deux nouveaux concepts du politique et de la théologie politique. Le concours qu'il apporta au régime nazi est moins souvent évoqué. On présente ici l'un des textes (inédit) majeurs par lesquels Carl Schmitt a congédié la Constitution de Weimar et a théorisé l'ordre nouveau national-socialiste. L'opposition de l'ami et de l'ennemie est éclairée ici par celle du camarade du peuple et de l'ennemi de la race. Carl Schmitt élabore une doctrine de l'ordre concret qui trouve dans le principe du Führer son centre de décision. Contrairement à Hegel qui pensait l'homme comme " personne universelle ", au centre de la juridiction de l'Etat moderne - un homme universel " parce qu'il est homme non parce qu'il est juif, catholique, protestant, allemand ou italien " -, Carl Schmitt fait de la réalité du peuple allemand la seule source de légitimité des lois. L'actualité de ce texte nous invite à penser les dangers et les ressources d'une conception de l'Etat qui prétend s'affranchir des normes morales universelles.
Schmitt Carl ; Deroche-Gurcel Lilyane ; Haggenmach
Carl Schmitt (1888-1985) fut professeur de droit public à Bonn, puis à Berlin sous la République de Weimar. Sa compromission avec le régime nazi le priva de sa chaire pendant la deuxième partie de sa vie, qu'il mena retiré à Plettenberg. Cet ouvrage, publié en 1950, a suscité et suscite toujours de vifs débats, car l'analyse des thèses exprimées concernant un ordre juridique international reste d'actualité.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...