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Enleve la poussiere de ma bouche
Schmetz Francis
YELLOW NOW
24,99 €
Épuisé
EAN :9782873404703
... au commencement était la page noire... ce "double livre" est constitué de deux parties intimement liées. la première partie est une suite de dessins qui composent une construction rythmée des pages de dessins et des pages noires qui se répondent. ce rythme est basé sur un concept d'apparitions-disparitions continues. la seconde partie est constituée exclusivement des textes écrits à partir de 1990, inédits à ce jour. "tout est d'une intensité vitale, quoique, de temps en temps, l'ennui guette : "langeweile zeit todschlagen, lebensmu ? de". l'extase côtoie le désespoir. la forme est toujours directe, comme jetée sur le papier. parfois ce sont des lignes claires, parfois des gribouillis sauvages, ce qui n'est pas nécessairement une contradiction ; d'une part il y a le besoin urgent de réagir, de s'exprimer sans contrainte, d'autre part des moments de sérénité qui permettent de tracer des lignes pures ou des géométries toutes simples. Aussi dans ses performances, il y a sa diction très précise, légèrement influencée par l'allemand des cantons rédimés : il sculpte les mots. puis les phrases se développent et, entraînée par ses émotions, sa voix peut faire vibrer l'espace de rythmes puissants".
Delemotte Thomas ; Kramarz Francis ; Schmutz Benoî
Même s'ils sont parfois très proches de régions dynamiques, certains territoires subissent des taux de chômage élevés et ne parviennent pas à moderniser leur appareil productif. Comment expliquer une telle fragmentation spatiale ? L'analyse économique montre, d'un côté, que les ménages sont fortement attachés à leur lieu de résidence et peu au fait des opportunités économiques existant ailleurs ; de l'autre, que les entreprises peinent à recruter lorsqu'elles investissent dans les zones délaissées. De nombreuses initiatives sont prises par les acteurs publics locaux et nationaux pour tenter de rapprocher travailleurs et emplois. Cependant, qu'il s'agisse de rendre les territoires plus attractifs ou d'aider à la mobilité résidentielle des ménages, force est de constater que ces politiques sont souvent peu efficaces. Et si, face à ce bilan globalement négatif, la solution consistait à agir sur l'offre immobilière ?
Immersion pratique dans l'univers créatif de 12 figures de l'art contemporain de la scène internationale à travers des « work in progress » illustrés, portraits et interviews explicitant leur démarche artistique. On y découvrira - entre autres - le travail d'Adel Abdessemed, Annette Messager, Ben, Claude Lévêque, Yan Pei-Ming, etc.
Résumé : Ludwig Wittgenstein (1889-1951), génie tourmenté, philosophe des mathématiques du Cercle de Vienne, a contribué au renouvellement de la Logique dans les années 20, à la suite de G. Frege et de B. Russell. Il est considéré comme l'un des pères de la philosophie dite analytique. Wittgenstein tenait la philosophie (spéculative), toujours en quête des " fondements ", pour une sorte de maladie provoquée par une mauvaise compréhension de la " logique de notre langage ". Dans son ?uvre, il s'est efforcé de mettre en évidence cette " logique " à laquelle ne se conforment par les grammaires des langages ordinaires : elles permettent, selon lui, de construire des phrases grammaticalement correctes et pourtant dépourvues de sens... Ve livre veut ouvrir un petit passage vers cet ?uvre phare de la modernité : il définit la " réforme " de la Logique à laquelle Wittgenstein a participé, examine les conséquences qu'il en a tirées dans son premier ouvrage, le Tractatus Logico-Philosophicus (1921), et suit les inflexions de sa pensée dans les années 30-40.
Bérard Stéphane ; Gomez-Passamar Nadine ; Pugnet N
Les Alpes de Haute-Provence sont l'un des terrains d'expérimentation de Stéphane Bérard. Il les connaît bien et depuis longtemps. Sur ce territoire, il ne s'agit pas seulement pour lui de valoriser un paysage, d'en exalter la beauté ou les failles, d'y attirer les touristes ou d'en consoler les habitants. Les oeuvres imaginées et l'oeuvre réalisée in situ, Mille Plateaux-repas, ont comme point commun le constant souci de l'usage qu'on pourrait en faire, et le regard qu'elles appellent n'est jamais coupé d'une pensée pratique - et d'une réflexion sur nos habitudes, nos routines. Ces oeuvres s'adressent au passant, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs.
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.