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D'eau et d'Esprit. Suivi de Réflexions sur la mort
Schmemann Alexandre ; Toutchkov Paul ; Sollogoub M
DES SYRTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782940523689
Le livre que vous tenez entre les mains est composé de trois parties, autour d'un même thème, capital : celui du passage de la vie à la mort. Il y a d'abord D'eau et d'Esprit, le livre du père Alexandre Schmemann sur le Baptême écrit directement en anglais, puis Réflexions sur la mort composé de deux textes. On retrouve dans O mort, où est ton aiguillon ? - les chroniques que le père Alexandre Schmemann enregistrait sur Radio Liberty à destination de l'URSS -, toutes les composantes de son talent : une idée poussée jusqu'à ses extrêmes limites (la mort, cette abomination à laquelle tout est soumis en ce monde), une réponse théologique inscrite dans la tradition de l'Eglise (Dieu n'a pas créé la mort, celle-ci est un ennemi à détruire), et la preuve par la joie ressentie lors de la nuit de Pâques, un avant-goût du Royaume. Enfin, La Liturgie de la mort porte sur le traitement de la mort dans la liturgie orthodoxe, thème auquel le père Alexandre Schmemann a consacré en 1979 un cours au séminaire orthodoxe de Saint-Vladimir. Ces trois textes constituent une réflexion approfondie sur la vie et la mort livrée par le grand théologien et liturgiste que fut le père Alexandre Schmemann.
L'Eglise vit aujourd'hui une situation de crise sans précédent. C'est vrai pour l'Orient aussi bien que pour l'Occident. Au sein de l'orthodoxie, la rivalité qui oppose Moscou à Constantinople, le recul du dialogue oecuménique et l'ambiguïté des relations avec l'Etat dans divers patriarcats, la percée d'un néo-traditionalisme en sont autant de signes. Mais, malgré cela, là-bas comme ici subsiste la possibilité d'une conversion, d'un nouvel élan missionnaire, d'une réelle rencontre avec Dieu. Pour comprendre les problèmes d'aujourd'hui et discerner les solutions de demain, des clés théologiques éprouvées par une vision critique de l'histoire sont indispensables. Ces clés, nous les trouvons dans ce livre. Dans un monde qu'il sait différent du premier millénaire de l'Eglise, le père Alexandre Schmemann cherche à revivifier la vie chrétienne en éclairant le rapport de l'Eglise au monde. Il ne craint pas de parler de la décadence de la liturgie, de la spiritualité, du monachisme, qu'il qualifie de scandale, pour réveiller les consciences et permettre à tout fidèle de mieux vivre l'Evangile. La portée de ses réflexions dépasse le seul cadre de l'univers oriental ou orthodoxe : cléricalisme, impératif missionnaire, vie liturgique, réponse à apporter au sécularisme sont autant d'enjeux qui concernent les chrétiens de toutes confessions. Ce recueil paru en 1979 n'a rien perdu de son actualité. Un ouvrage phare. Né en Estonie d'une famille d'émigrés russes, Alexandre Schmemann (1921-1983) fit ses études à l'Institut Saint-Serge à Paris et fut ordonné prêtre en 1946. Invité à rejoindre le séminaire Saint-Vladimir à New York en 1951, il y exerça la charge de doyen jusqu'à sa mort. Observateur orthodoxe lors du concile Vatican II, il fut également un artisan de l'établissement de l'Eglise orthodoxe en Amérique".
Résumé : "Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !" Ainsi se saluent les chrétiens d'Orient pendant tout le temps pascal. Ce salut pascal, empreint d'une joie lumineuse, exprime admirablement l'âme commune des Eglises de rite byzantin. Non, certes, que ces Eglises n'aient pas le sens de la croix - leur histoire quotidienne depuis des siècles en est assez marquée -, mais parce qu'elles ont gardé l'esprit qui imprégnait les martyrs des premiers siècles : la souffrance du chrétien, son affrontement sanglant aux puissances persécutrices de ce monde y apparaissent toujours transfigurés par la certitude de la victoire du Ressuscité. Cette certitude prend racine avant tout dans les célébrations liturgiques qui, chaque année, non seulement commémorent, mais "donnent à vivre" les événements de la Passion et de la Résurrection, événements toujours actuels et efficients. Les commentaires qu'en font ici A. SCHMEMANN (Semaine sainte) et O. CLÉMENT (Célébration pascale) nous introduisent pas à pas, jour après jour, dans le sens profond des textes et des rites, depuis le "Samedi de Lazare" et le "Dimanche des Palmes" jusqu'à la célébration des Matines dans la nuit de Pâques.
Le XXe siècle a posé au syndicalisme beaucoup de défis dont les enjeux ont dépassé les frontières nationales. Bien que conscient dès ses origines de l'importance de l'international, le mouvement ouvrier a-t-il cependant su leur faire face ? Pris dans les ambivalences de l'"âge des extrêmes" et les bouleversements économiques, le mouvement syndical est demeuré en quête d'unité et de convergence internationale. Son volontarisme s'est cependant souvent trouvé contré par des logiques antagonistes. Cet ouvrage propose divers éclairages, portés à travers le XXe siècle, sur les succès ou l'infortune des rapprochements, réalisés ou simplement envisagés, dans le but de renforcer la position des travailleurs. Il a trait aux manifestations et à la portée de l'action syndicale internationale dans différents contextes et à différents échelons.
Par une nuit d'hiver, sur une côte sauvage du Lac Baïkal, Michka tente d'échapper à ses poursuivants. Son peuple est celui des Evenks, de l'antique famille sibérienne des Toungouses. Le jeune fugitif a été élevé à L'école de la taïga par la chamane Rata, sa grand-mère, qui incarne La sagesse de la communion avec la nature, sait parler aux animaux et lire la forêt comme un livre... Bientôt, Michka est rattrapé. Et pourtant sa cavale ne s'arrête pas là. Le Toungouse entame en effet une quête de ses origines qui, d'une spirale à l'autre, dans un mélange poétique de souvenirs, de songes et d'action, le ramène invariablement à l'univers baïkalien. Véritable déclaration d'amour au lac Baïkal et à sa nature envoûtante, Le Cantique du Toungouse est aussi une fable écologique et poétique qui nourrit La pensée en plongeant le lecteur dans une ambiance magique.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
Pendant l'été 1812, Napoléon, le maître de l'Europe, envahit laRussie avec la plus grande armée jamais vue, convaincu qu'ilallait tout balayer devant lui. Mais, moins de deux ans plustard, son empire s'était effondré, et la Russie avait triomphé.Cet ouvrage est le premier à analyser en profondeur le rôlecrucial joué par la Russie dans les guerres napoléoniennes, enfaisant revivre avec une maîtrise sans précédent le combatentre les deux empires. Exhumant le gisement inexploité desarchives militaires russes, il vient contrecarrer, par le biaisd'une démarche scientifique rigoureuse et de documentsinédits, les interprétations communément admises d'unehistoire qui s'était arrêtée à Borodino. Dominic Lieven revientlonguement sur la stratégie militaire, mettant à mal la thèse del'impréparation et de l'improvisation du commandement russe.Il analyse les préparatifs de guerre, les différents plans d'actionélaborés par les généraux, la conception d'une retraitedéfensive. L'étude des relations diplomatiques dévoile lesmanoeuvres politiques et les tentatives d'alliance entre lesdifférents pays impliqués. Enfin, Dominic Lieven ne négligepas la dimension psychologique des grands personnages quiont fait cette histoire. Il nous livre dans leur épaisseur desportraits vivants des généraux Koutouzov, Barclay de Tolly,Bagration ou Tormassov, et s'interroge longuement surl'intelligence et la complexité du tsar Alexandre Ier. Il émergede cette recherche une fresque monumentale à la foispalpitante et d'un réalisme extrême, le tout servi par un souffleépique qui réconciliera les historiens les plus exigeants avecles amateurs passionnés d'histoire napoléonienne.
Combien de prisonniers et de requis du travail français, pris au piège de l'amour, furent expédiés en camp de concentration tandis que les femmes allemandes, coupable d'avoir avec eux " souillé la race ", moururent à Ravensbrück ? La France a fourni au IIIe Reich, avec la Russie et la Pologne, le plus gros contingent de travailleurs. Contraints et forcés par les lois de Vichy imposées par l'occupant, prés de deux millions de prisonniers de guerre français - les KG - et un million de requis du travail - les STO - ont travaillé dans les usines, les ateliers et les fermes du Grana Reich. Dès 1940, la Gestapo promulgua un décret selon lequel " les prisonniers de la guerre français pris à des relations sexuelles avec des jeunes femmes allemandes devaient être punis de mort, de même que les prisonniers polonais ". Les peines qui furent infligées aux KG ou aux STO équivalaient souvent à la mort. Les femmes allemandes prises en faute suite à des dénonciations et des commérages subirent de interrogatoires musclés. Parfois tondues et exhibées dans les rues sous l'oeil vigilant de la Gestapo, elles finirent souvent leurs jours en camp de concentration. Même certaines mères parvinrent à fuir ou à se cacher avec leur bébé, la majorité des enfant de ces couples infortunés furent voués à l'éducation nationale-socialiste s'ils avaient l'air " aryen ", ou discrètement éliminés. Beaucoup de jeunes requis du travail et des prisonniers français, coupés de leur patrie, astreints à des travaux épuisants et sauver dangereux ont malgré tout trouvé le réconfort auprès de femmes du pays ennemies. Leurs amours furent une autre façon de dire " non " à Hitler. Aujourd'hui, des milliers d'enfants et de petits-enfants d'anciens KG et STO vivent en Allemagne et, pour un petit nombre, en France. Comme pour son précédent livre Enfants maudits, consacré aux enfants nés de liaisons clandestines entre de jeune appelés de la Wehrmacht et des femmes françaises, Jean-Paul Picaper donne ici la parole à ces enfants d'outre-Rhin. Le Crime d'aimer raconte leur calvaire dans l'univers démentiel de la dictature hitlérienne : des tragédies, quelques petits bonheurs, mais surtout des vies dévastées. Au regard des centaines de dossiers et d'archives inédite du IIIe Reich qu'il a étudiés, l'auteur nous fait découvrir des aventures humaines bouleversantes qui balisent les lourdes pages de l'histoire de la Seconde Guerre mondial.