Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La doctrine de l'art. Conférences sur les belles lettres et l'art
Schlegel August Wilhelm ; Géraud Marc ; Jimenez Ma
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782252036310
Philosophe, poète, fondateur avec son frère Friedrich de la revue du premier romantisme allemand l'Athenaeum, traducteur (Dante, Shakespeare, Cervantès, Calderôn) et orientaliste- il publie la Bhagavad-gita et le Ramayana -, August Wilhelm Schlegel entreprend, à partir de 1801, à Berlin, une série de "leçons", publiques et payantes, sur l'art et la littérature. À Schleiermacher, il présente ainsi les futures séances: "Ces conférences, dans lesquelles je veux être tout à fait raisonnable et modéré, doivent être pour moi le moyen de me divertir en bavardant follement et immodérément avec mes amis." Cette apparente désinvolture cache toutefois des préoccupations profondes qui s'inscrivent dans la réflexion post-kantienne et post-Aufklârung des premiers romantiques allemands sur le sens même de la création artistique, sur la nécessité absolue de l'art et, notamment, sur l'exigence de la poésie, le premier et le plus haut de tous les arts. Les dernières conférences ont lieu en 1804. En cette année bien particulière - mort d'Emmanuel Kant, si sévèrement critiqué de son vivant par August Wilhelm lui-même, dissolution du Cercle d'Iéna et de l'Athenaeum et, surtout, rencontre déterminante avec Madame de Staël -, Schlegel traite de la littérature romantique, c'est-à-dire d'un art, d'un esprit et d'une époque dont Georg Wilhelm Friedrich Hegel s'apprête déjà à prédire le déclin. Marc Jimenez
Dans l'âme de Sophocle, l'ivresse divine de Dionysos, la profonde inventivité d'Athéna, la sagesse discrète d'Apollon étaient uniformément confondues", écrit Friedrich Schlegel dans Sur l'étude de la poésie grecque, ouvrant ainsi la voie à une compréhension nouvelle des phénomènes esthétiques, systématisée par Nietzsche près d'un siècle plus tard, dans la dualité de l'apollinien et du dionysiaque. Ainsi, cet écrit du jeune Schlegel, publié en 1797 et inédit en français, inaugure une "idée de la poésie" en rupture radicale avec le classicisme et peut être considéré comme la première esquisse d'une théorie esthétique du Romantisme. "Quand on lit, au début de sa dissertation Sur l'étude de la poésie grecque, le panorama des tendances artistiques de son temps qu'offre Schlegel, il semble qu'il ait eu une conscience plus ou moins claire de l'analogie entre la problématique de la théorie de l'art et celle de la théorie de la connaissance", écrivait Walter Benjamin.
Résumé : En 1807 paraît chez l'éditeur parisien Tourneisen une brochure intitulée Comparaison entre la Phèdre de Racine et la Phèdre d'Euripide. Rédigé en français, ce document avait pour auteur l'ami de Germaine de Staël, August Wilhelm Schlegel (1767-1845), initiateur avec son frère Friedrich et Novalis du romantisme d'Iéna. Schlegel reprend des critiques déjà formulées en France même (Brumoy, Batteux). Il infléchit cependant cette nouvelle "Querelle des Anciens et des Modernes" par une mise en cause vigoureuse de la tragédie classique française, en quoi il prolonge le travail de sape de Lessing, et une orientation historicisante (des Grecs au présent) qui dénie aux Français toute valeur réelle au profit des scènes anglaise (Shakespeare) et espagnole (Calderón). La rupture décisive se situe cependant dans la mise à l'écart de l'aristotélisme et l'affirmation d'une pensée philosophique du tragique qui marque un tournant dans les rapports culturels entre la France et l'Allemagne. Le texte de Schlegel, réédité pour la première fois, est introduit, commenté et éclairé par le Cours d'art dramatique de l'auteur, les positions de ses prédécesseurs et les réactions de la presse parisienne du temps.
Résumé : Un essai prenant acte du caractère inéluctable de la sécularisation des sociétés européennes, qui n'implique pas pour autant une baisse de la croyance religieuse. Le point sur les phénomènes de réaction religieuse : comment le rejet de la modernité s'accompagne de crispations diverses et de phénomènes identitaires (sectes, dogmatismes, fondamentalismes, intégralismes, intégrismes...). Une analyse des diverses formes de religiosité (" new age ", " sagesses " multiples, parasciences... ), mais aussi des mouvements dits " de renouveau ", qui ont su s'adapter à l'individualisme contemporain.