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Comparaison de la Phèdre de Racine et celle d'Euripide (et autres textes)
Schlegel August Wilhelm ; Valentin Jean-Marie
PU ARTOIS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782848321646
En 1807 paraît chez l'éditeur parisien Tourneisen une brochure intitulée Comparaison entre la Phèdre de Racine et la Phèdre d'Euripide. Rédigé en français, ce document avait pour auteur l'ami de Germaine de Staël, August Wilhelm Schlegel (1767-1845), initiateur avec son frère Friedrich et Novalis du romantisme d'Iéna. Schlegel reprend des critiques déjà formulées en France même (Brumoy, Batteux). Il infléchit cependant cette nouvelle "Querelle des Anciens et des Modernes" par une mise en cause vigoureuse de la tragédie classique française, en quoi il prolonge le travail de sape de Lessing, et une orientation historicisante (des Grecs au présent) qui dénie aux Français toute valeur réelle au profit des scènes anglaise (Shakespeare) et espagnole (Calderón). La rupture décisive se situe cependant dans la mise à l'écart de l'aristotélisme et l'affirmation d'une pensée philosophique du tragique qui marque un tournant dans les rapports culturels entre la France et l'Allemagne. Le texte de Schlegel, réédité pour la première fois, est introduit, commenté et éclairé par le Cours d'art dramatique de l'auteur, les positions de ses prédécesseurs et les réactions de la presse parisienne du temps.
En reconstituant dans sa cohérence le projet encyclopédique de Friedrich Schlegel (1772-1829), ce livre replace le romantisme dans le contexte philosophique de la naissance de l'idéalisme. Celui-ci n'aurait pas su, à ses yeux, penser le langage, et avec lui la dimension de l'échange et de l'histoire. La symphilosophie, en revanche, s'inspire d'une réflexion sur la philologie, de la philosophie du langage, de l'herméneutique et de l'essai d'une reformulation dialectique de la philosophie transcendantale. Au-delà des "fragments", c'est dans le cours de Philosophie transcendantale donné à Iéna en 1800-1801 que Friedrich Schlegel expose sa pensée de façon quasi systématique à partir des trois propositions suivantes : toute vérité est relative ; tout savoir est symbolique ; la philosophie est infinie. En annexe du volume, la traduction de la Philosophie transcendantale (Introduction-Philosophie de la philosophie) et d'aphorismes de 1800-1801.
Avec ce volume, nous disposerons enfin d'une véritable édition des fragments de Friedrich Schlegel, bien mise en perspective dans la vaste introduction de son traducteur, commodément utilisable grâce à son index thématique et à sa chronologie. C'est aux sources du monde grec que Friedrich Schlegel ira puiser pour construire son système esthétique, persuadé que l'étude des anciens permet l'éclosion d'un goût et d'un sens historiques mieux assurés. Ce programme de réconciliation sera celui de la poésie romantique, qui devra être universelle et progressive et entretiendra des liens assez étroits avec la pensée spéculative. Ces fragments furent publiés dans l'Athenaüm. Comme ceux de Novalis, ce sont des réflexions, des méditations philosophiques, religieuses, scientifiques, poétiques et critiques abordant tous les thèmes (d'où la nécessité de l'index thématique) - allant de l'aphorisme : "?Un critique est un lecteur qui rumine. Il devrait donc avoir plus d'estomac. ?Qui veut quelque chose d'infini, ne sait pas ce qu'il veut. Cette proposition ne se laisse toutefois pas inverser ?Combien y a-t-il au juste d'auteurs parmi les écrivains ? Auteur signifie créateur ? La saillie est une explosion d'esprit comprimé. ?Vouloir juger de tout est une grande erreur ou un péché mignon ?" à des réflexions plus argumentées sur les thèmes les plus divers : l'écriture, par exemple : "L'écrivain analytique observe le lecteur comme il est ; de cela il fait ses calculs, apprête ses machines afin de produire sur lui l'effet voulu. L'écrivain synthétique se construit et se crée un lecteur comme il doit être. Il ne le représente pas passif et mort, mais en vie et s'opposant. Il fait en sorte que ce qu'il a découvert se déroule graduellement devant les yeux du lecteur, ou bien le pousse à le découvrir lui-même. Il ne veut produire sur lui aucun effet déterminé, mais entre plutôt avec lui dans la relation sacrée de la plus intime symphilosophie ou sympoésie.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".