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Ma vie et moi
Schlanger Judith Epstein
HERMANN
23,85 €
Épuisé
EAN :9791037001023
Chacun de nous souhaite vivre une existence heureuse qui lui ressemble, chacun espère pouvoir se réaliser dans son aventure personnelle, et chacun pense avoir le droit d'être content de sa vie. Au fond, nous séparons mal notre identité de notre vie. Pourtant, nous n'adhérons pas à tout moment à ce qui nous arrive. Et nombreux sont ceux à qui les circonstances historiques imposent une expérience destructrice et déroutante qu'ils subissent sans pouvoir se reconnaître en elle. Ce que ces personnes traversent est bien leur expérience de vie, mais elles n'ont pas nécessairement le sentiment que celle-ci reflète leur être profond. D'où la question qui nous concerne tous : comment mon identité se confond-elle (ou non) avec mon récit de vie ? En quel sens suis-je mon scénario existentiel ? En quel sens mon identité excède-t-elle ma vie ?
Résumé : Comment vivre et que faire de ma vie ? A travers ma vocation, ma vie trouve son sens dans une activité à laquelle je m'identifie. Et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit. La promesse de l'individualisme démocratique est que chacun puisse réussir sa vie par son travail, qui lui fera gagner à la fois son identité et son pain. Pour devenir soi-même, pour se réaliser, chacun doit pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait. L'artiste et le savant incarnent la figure romantique par excellence du travail voué. Pour certains, c'est le désir de savoir qui commande et organise leur existence. Mais l'exemple du travail créateur ou du travail intellectuel a un caractère d'exception. Qu'en est-il des goûts et des aptitudes en général ? Et qu'en est-il des tâches insignifiantes dans lesquelles on ne peut pas s'exprimer, et qui doivent pourtant être remplies ? Que devient aujourd'hui la grande figure idéale de la vocation ? Ce livre invite à une réflexion qui n'a rien de technique et nous concerne.
Proposer une oeuvre nouvelle, développer une idée neuve ou une vision personnelle différente, c'est dire autre chose. Mais c'est aussi dire quelque chose qui n'est pas radicalement inouï et sans connexion. Impacts, emprunts, initiatives, traditions ou ruptures : ces relations d'influence traversent la vie des idées et des oeuvres, leurs rapports entre elles, leurs caractères de famille, et ce qui les rend chacune distincte. Invention et mémoire vont ensemble. Leur liaison et leur écart organisent ce qu'il y a d'autonome et d'unique dans un point de vue novateur, et ce qu'il y a de commun et de partagé.
Résumé : Un univers régi par le hasard est un univers où ce qui advient n'est pas intentionnel. Dans l'ordre humain, les intentions ne manquent évidemment pas ; chacun est riche de projets et de plans, et tout groupe humain abonde d'initiatives volontaires et d'activités dirigées. Mais les événements viennent toujours remettre en question les intentions, qui se trouvent menacées par un désordre immaîtrisable. La vie de l'humanité est prise dans ce jeu du sort et c'est, dit Tolstoï, l'objet même de l'histoire, qui s'attache avant tout aux mouvements des peuples, aux migrations et aux guerres. Ce qui concentre tout est la guerre, cette image directe du caractère instable et brutal des affaires humaines. Parce que concentrée et mortelle, la guerre présente une vision dramatique du hasard dans sa violence et son aveuglement. Dès lors, que nous révèle l'intensité d'un récit de guerre sur l'existence individuelle prise dans l'histoire ? Qu'apprend-on sur les liens entre violence et histoire en relisant autrement Guerre et Paix ?
Choisir un livre, c'est en exclure beaucoup d'autres, contribuer à circonscrire le cercle lumineux de l'attention, participer à une aventure dont l'enjeu est la survie; vivre dans les lettres, ce n'est pas s'installer dans un patrimoine mais l'inventer, faire du soleil et de la place, inséparablement. Rééditer ce livre dans une édition de poche, ce n'est pas seulement faire en sorte qu'il soit de nouveau disponible; c'est en prolonger le rayonnement mais aussi le déplacer, l'inscrire autrement dans l'aventure de la survie. Dans sa première vie, La Mémoire des ?uvres s'est imposé à quelques-uns comme un bréviaire. Écrit pour tous et pour chacun, il demande et appelle l'amitié d'un plus large public, c'est un livre ami de la mémoire, qui aide à penser et qui aide à vivre, à habiter plus librement le séjour des livres.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.