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La mémoire des oeuvres
Schlanger Judith Epstein ; Pradeau Christophe
VERDIER
8,93 €
Épuisé
EAN :9782864325284
Choisir un livre, c'est en exclure beaucoup d'autres, contribuer à circonscrire le cercle lumineux de l'attention, participer à une aventure dont l'enjeu est la survie; vivre dans les lettres, ce n'est pas s'installer dans un patrimoine mais l'inventer, faire du soleil et de la place, inséparablement. Rééditer ce livre dans une édition de poche, ce n'est pas seulement faire en sorte qu'il soit de nouveau disponible; c'est en prolonger le rayonnement mais aussi le déplacer, l'inscrire autrement dans l'aventure de la survie. Dans sa première vie, La Mémoire des ?uvres s'est imposé à quelques-uns comme un bréviaire. Écrit pour tous et pour chacun, il demande et appelle l'amitié d'un plus large public, c'est un livre ami de la mémoire, qui aide à penser et qui aide à vivre, à habiter plus librement le séjour des livres.
Résumé : Comment vivre et que faire de ma vie ? A travers ma vocation, ma vie trouve son sens dans une activité à laquelle je m'identifie. Et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit. La promesse de l'individualisme démocratique est que chacun puisse réussir sa vie par son travail, qui lui fera gagner à la fois son identité et son pain. Pour devenir soi-même, pour se réaliser, chacun doit pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait. L'artiste et le savant incarnent la figure romantique par excellence du travail voué. Pour certains, c'est le désir de savoir qui commande et organise leur existence. Mais l'exemple du travail créateur ou du travail intellectuel a un caractère d'exception. Qu'en est-il des goûts et des aptitudes en général ? Et qu'en est-il des tâches insignifiantes dans lesquelles on ne peut pas s'exprimer, et qui doivent pourtant être remplies ? Que devient aujourd'hui la grande figure idéale de la vocation ? Ce livre invite à une réflexion qui n'a rien de technique et nous concerne.
Toute oeuvre veut tenir l'attention, la diriger et produire de l'effet. Mais l'attention et l'effet ne sont pas les mêmes selon que l'oeuvre en dit plus ou en dit moins - c'est-à-dire selon sa densité. Le développé ou le concis, l'emphatique ou l'éludé, le riche ou l'austère ne produisent pas les mêmes intensités. En explorant les variations de la densité littéraire, on retrouve directement des enjeux essentiels. Que vise l'idéal du complet face à l'idéal du pur ? Comment la littérature se rapporte-t-elle au langage ordinaire ? Quel peut être le minimum artistique qui subsiste au bord du silence ? Comment comprendre l'échec de la lecture, l'intérêt perdu et l'ennui ?
Proposer une oeuvre nouvelle, développer une idée neuve ou une vision personnelle différente, c'est dire autre chose. Mais c'est aussi dire quelque chose qui n'est pas radicalement inouï et sans connexion. Impacts, emprunts, initiatives, traditions ou ruptures : ces relations d'influence traversent la vie des idées et des oeuvres, leurs rapports entre elles, leurs caractères de famille, et ce qui les rend chacune distincte. Invention et mémoire vont ensemble. Leur liaison et leur écart organisent ce qu'il y a d'autonome et d'unique dans un point de vue novateur, et ce qu'il y a de commun et de partagé.
Résumé : Comment vivre et que faire de ma vie ? La réponse moderne que reçoit cette question de toujours est la vocation. Ma vie me réalise à travers une activité à laquelle je m'identifie, et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit. Judith Schlanger propose une réflexion sur la vocation moderne, cette version laïque de la vocation religieuse. Tout comme " Devenir soi " est l'axiome libéral par excellence, " Que faire de ma vie ? " est le cri même de l'individualisme démocratique. Il s'agit désormais pour chacun de gagner sa vie, c'est-à-dire de gagner à la fois son épanouissement et sa subsistance, son identité et son pain. Depuis le romantisme, la vocation moderne par excellence est celle de l'artiste. Elle est aussi, secondairement, celle du savant. C'est sur la vocation de savoir que s'interroge ce livre. Comment comprendre ce désire de se consacrer à la connaissance qui, pour certains, commande et organise leur existence ? Des points d'appui très divers, philosophiques et littéraires, permettent de mettre en perspective ces images de vie, importantes dans notre culture et importantes pour chacun de nous. Très documenté et néanmoins facile à lire, ce livre rejoint une préoccupation tout à fait actuelle. Dans un monde sans travail, comment concevoir et réaliser sa vocation ?
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.