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La France n'a pas de racines chrétiennes
Schiappa Jean-Marc
LIBERTAIRES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782919568857
Dans l'actualité réçente, en réponse aux phénomènes migratoires du moment, certains brandissent l'étendard des racines chrétiennes de la France. Comme si cela allait de soi ! Or, cela ne va pas de soi. Sans remonter jusqu'à Néandertal, force est de reconnaître que la France n'existe pas depuis toujours et que si elle a des origines diverses elle n'a pas de racines particulières. La France, comme tous les pays, se construit tous les jours au présent. Certes, il y a eut des épisodes chrétiens, mais entre les aryanistes, les papistes, les protestants, les cathares et autres albigeois, une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Ce livre explique tout cela. Et il explique aussi que, depuis 1905 et la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, la France est un pays laïque permettant à TOUS les croyants comme à tous les incroyants de vivre en bonne intelligence républicaine. Il fallait que ce soit dit. Désormais, ça l'est !
Grèves de 1936, Mai 68, Gilets jaunes, mobilisation contre la réforme des retraites... La France est régulièrement traversée par de grands mouvements sociaux. Ces grèves ont joué un rôle important dans notre histoire, mais les événements et les luttes se mêlent parfois dans l'imaginaire national. De quand date la première grève ? Laquelle a duré le plus longtemps ? Est-il vrai que protester dans la rue est une "spécialité française" ? Dans cet ouvrage, Jean-Marc Schiappa nous invite à mieux connaître ce mode d'action collective en retraçant son évolution, en expliquant son organisation ainsi que la formation des principaux syndicats français, et en dressant un tour d'horizon de la grève dans le monde, d'hier à aujourd'hui.
En mars 1797, un homme curieusement qualifié d' "instituteur" est condamné à mort et guillotiné à Bourg, département de l'Ain, pour quelques discours contre la propriété et les propriétaires. La Révolution a laissé place à l'ordre des bourgeois ; spéculateurs et généraux sont sur le devant de la scène. Et cette exécution, restée dans l'ombre jusqu'à maintenant, est le symbole de la victoire des nouveaux possédants. Or, une enquête serrée montre que cet agitateur inconnu mais intrépide, appelé Robin, était aussi surnommé "l'orateur des campagnes", qu'il fut un ami et un co-emprisonné de Gracchus Babeuf, actif avec lui dans la Conjuration des Egaux. II nous a semblé non seulement utile mais également possible de rédiger la biographie - certes, incomplète - d'un inconnu, d'un homme du peuple, d'un révolutionnaire mort pour ses idées. L'Histoire n'est pas, ne peut pas être l'histoire des prétendus Grands de ce monde. L'Histoire est, d'abord, celle des travailleurs et de ceux qui les ont défendus.
Jean-Marc Schiappa réunit ici 89 phrases culte à propos de la Révolution, convoquant aussi bien les acteurs de l'époque tels que Robespierre, Saint-Just, Danton, Marat, Olympe de Gouges ou Bonaparte que ceux dont le jugement sur la Révolution a marqué (Chateaubriand, Clemenceau) ou que les idées de 89 ont influencés comme Beaumarchais ou Kant. Chacune des 89 phrases constitue l'élément d'un puzzle dont se dégage la cohérence : une vision explicative de la Révolution comme un mouvement dans lequel, en résonance avec les débats d'idées, le peuple joue un rôle finalement central.
Pourquoi une nouvelle biographie de Babeuf ? Depuis la fin du XIXe siècle, bien des documents ont été mis au jour et bien des travaux ont paru pour éclairer la Conjuration des Egaux, également dite Conjuration de Babeuf, vue par beaucoup comme le dernier soubresaut de la période populaire de la Révolution. Depuis plus de trente ans, certains historiens, dont Jean-Marc Schiappa, ont éclairci de nombreux aspects restés dans l’ombre de la vie de François-Noël Babeuf en élargissant et en approfondissant le champ des investigations. Paradoxalement, ces travaux, de nature essentiellement universitaire, n’ont pas suffi à dissiper les éléments de légende que son martyr même a créé autour de Babeuf et perdurent dans des livres récents, ni les extrapolations de sa doctrine lui donnant une portée qu’elle ne pouvait avoir. Sous une forme ramassée, mais qui lui permet cependant de retracer précisément toute son existence en la mettant dans son contexte, Jean-Marc Schiappa donne aussi la parole à Babeuf dont le style conserve une force étonnante. Sans ignorer les zones d’ombre dans le parcours de ce révolutionnaire, il restitue sa voix et sa conviction : que la Révolution ne pouvait trouver son aboutissement que dans une société où règnerait l’égalité des biens et des travaux.
Raoul Vaneigem a été, de 1961 à 1970, une des figures de proue du mouvement situationniste. Auteur du monumental Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations publié chez Gallimard en 1967, c'était le maître à dire du tourbillon libertaire qui souffla sur la France lors d'un printemps trop bref. Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue, Où l'illusion d'un changement est dénoncée, le simple changement d'illusion devient insupportable, Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre, Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression " voir les choses en face " à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses, L'espoir est la laisse de la soumission... toutes ces formules sont de lui. En 1970, pour n'avoir pas trouvé de réponse à la question Comment ce qu'il y avait de passionnant dans la conscience d'un projet commun a-t-il pu se transformer en un malaise d'être ensemble ? il décide de sauter le pas, Je préfère donc reprendre le pari que mon adhésion à VIS avait différé : me perdre absolument ou refaire absolument ma propre cohérence, et la refaire seul pour la refaire avec le plus grand nombre, et démissionne de l'Internationale Situationniste. La suite, cette brochure nous la raconte... et c'est peu dire que ça décoiffe !
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : La prostitution, aujourd'hui, est un sujet de société sur lequel les empoignades se succédent. On qualifie d'abolitionnistes des mesures prohibitionnistes, tandis que le réglementarisme glamour déferle dans les médias, généralement célébré par des personnalités que leur niveau de vie met à l'abri de ses conséquences, comme il les préserve de la casse sociale. Cet essai s'efforce de remettre les pendules à l'heure dans une perspective féministe et libertaire, résolument abolitionniste, en faisant un tour historique, économique, philosophique et politique de la question. Décapant !