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Gracchus Babeuf, l'Égalitaire
Schiappa Jean-Marc
NUITS ROUGES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782913112544
Cette nouvelle biographie, plus scientifique, selon l'auteur, que les précédentes qui "hésitaient entre le pamphlet, l'histoire et le pamphlet politique" , s'appuie sur de récentes avancées historiographiques sur la vie de Babeuf et sur son rôle lors de la Conjuration des Egaux, écrasée par le Directoire en 1797. En replaçant le parcours de Babeuf et de ses compagnons dans le contexte social, économique et politique (l'Ancien Régime d'abord, la Révolution ensuite) dans lequel ils vécurent, cet ouvrage permet de saisir les enjeux d'un épisode fondamental de l'histoire contemporaine. Enseignant en histoire, docteur diplômé de l'IHESS et de la Sorbonne, Jean-Marc Schiappa est un spécialiste de la Révolution française. Il a fait paraître plusieurs ouvrages sur le sujet, dont Buonarroti, l'Inoxydable en 2008 aux Editions libertaires. Il participe à la réédition du livre de Ph. Buonarroti, La Conspiration pour l'Egalité, dite de Babeuf, Ed. La Ville Brûle (avec J. N. Ducange, A. Maillard, St. Roza), à paraître en mars 2014.
Le mot "révolution" est un mot qui a enthousiasmé des générations, mais aussi un mot qui a fait peur. Aujourd'hui, c'est surtout un mot galvaudé, la plus petite réforme ou innovation, dans quelque domaine que ce soit, étant considérée comme "révolutionnaire". Comment redonner du sens à ce mot ? Et que penser aujourd'hui de l'idéal révolutionnaire ? De nombreuses révolutions ont ponctué l'histoire du monde depuis des générations, mais la Révolution française de 1789 reste la révolution de référence. C'est d'elle que l'historien Jean-Marc Schiappa repart pour rendre à ce mot toute sa force et son originalité. Il ne s'agit pas pour lui de nous retracer une énième histoire de la Révolution française, mais de redéfinir son esprit, d'en dégager les caractéristiques principales, d'analyser les quiproquos qu'elle a suscités, pour nous aider à faire renaître l'idéal qui l'a animée, et restituer à ce mot "révolution" sa signification première? : un espoir de liberté.
Résumé : François Noël Babeuf (1760-1797) compte parmi les révolutionnaires de la première heure qui ont payé de leur vie leur engagement. Fondateur du Tribun du peuple, dans les colonnes duquel il défend la suppression de la propriété privée, celui qui prend le nom de Gracchus entre dans l'Histoire comme le premier à vouloir s'emparer du pouvoir pour réorganiser la société sur une base égalitaire. La Conjuration des Egaux doit y parvenir. Le Directoire ne s'y trompe pas, qui voit venir le danger pour le nouvel ordre politique. Arrêté, jugé, Babeuf est guillotiné le 27 mai 1797. Métaphore du martyr, fondateur du communisme politique, continuateur de la Révolution, les multiples facettes de cette figure révolutionnaire nourrissent, aujourd'hui encore, légendes et controverses. Mais avant d'être un mythe, Babeuf fut un homme, auquel Jean-Marc Schiappa redonne son épaisseur historique. Jean-Marc Schiappa est historien, président de l'Institut de recherches et d'études de la libre pensée. Spécialiste de la Révolution française et de Gracchus Babeuf, il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la laïcité, au mouvement ouvrier et à la Révolution française, dont Buonarroti, l'inoxydable (Editions libertaires, 2007), Gracchus Babeuf, pour le bonheur commun (Spartacus, 2015) ou plus récemment La Révolution expliquée à Marianne (Editions François Bourin, 2019).
Jean-Marc Schiappa est un historien qui compte sur la Révolution. Il a mis en perspective pour des générations de jeunes une histoire populaire de la Révolution comme un moyen de comprendre les temps présents. Atlande publie ici une forme de "mélanges" et d'hommage : la sélection de certains de ses textes parmi les plus marquants. Retraçant quarante ans de recherches, ceux-ci mettent en exergue l'actualité de la Révolution, abordant des sujets aussi divers que la politique linguistique, les ambiguïtés d'Olympe de Gouges ou les conceptions de la propriété. Sujet dont Jean-Marc Schiappa est le grand spécialiste, la figure de Babeuf, inspirateur de Trotsky, et la Conjuration des Egaux, référence du communisme, sont spécifiquement interrogées. L'accent est également mis sur les révolutionnaires après la Révolution, à travers la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes héritières du babouvisme. Le lien entre religion et révolution est particulièrement questionné, notamment à travers un texte inédit sur la reconnaissance des religions pendant la Révolution, fort utile en nos temps d'interrogation sur la laïcité.
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
L'ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu'ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, "les bras nus", et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux ("les enragés") furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur - qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre - furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.
Résumé : Expulsée des Etats-Unis en 1920, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part de la construction d'une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu'elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions "autoritaires" des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu'elle préfigurait le totalitarisme stalinien. "On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n'est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en oeuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts", écrit-elle en conclusion de son récit.
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Résumé : Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.