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Danh Vo : Go Mo Ni Ma Da. Edition bilingue français-anglais
Scherf Angeline ; Hergott Fabrice
DILECTA
29,00 €
Épuisé
EAN :9791090490314
Enfant, Danh Vo fuit le Vietnam avec sa famille et, recueilli par un cargo danois, entame une nouvelle vie à Copenhague. Depuis, l'artiste s'interroge sur la notion de frontières dans l'histoire et notre société contemporaine. Valeurs, oppositions, identités, repères sont des éléments mis en corrélation dans son oeuvre, très marquée par sa biographie. Son histoire personnelle prend alors place dans l'histoire collective. Go Mo Ni Ma Da présente les travaux récents de Danh Vo dont, entre autres, une série d'oeuvres autour du missionnaire martyr de la guerre du Vietnam Théophane Vénard ; une série d'oeuvres autour de la figure de Robert S. McNamara, secrétaire de la Défense du président Kennedy pendant la guerre du Vietnam ; les trois chandeliers du salon de l'Hôtel Majestic où furent signés les Accords de Paris, scellant la fin de la guerre entre les Etats-Unis et le Vietnam ou encore une reproduction de fragments de la statue de la Liberté à l'échelle, We The People, projet phare de l'artiste.
La Manufacture de Sèvres a été créée par la volonté de Louis XV et de madame de Pompadour. Raconter l?histoire de la sculpture) Sèvres, de sa création jusqu?à la période révolutionnaire, c?est dévoiler l?excellence du goût des élites de l?Ancien Régime pour la perfection des objets d?art et l?évolution d?une thématique influencée par le siècle des Lumières. La sculpture à Sèvres relève d?un processus minutieux partant d?un modèle en terre cuite pour aboutir au biscuit de porcelaine. Le biscuit de porcelaine, inventé et adopté par la Manufacture en 1752, a connu immédiatement un immense succès. La surface de la porcelaine laissée brute, non émaillée, en révélant la blancheur de la pâte et la finesse des détails, permet de rivaliser avec le marbre et autorise des comparaisons fécondes avec la statuaire. Les artistes de la Manufacture ont su créer et diffuser des sujets remplis de charme, de délicatesse et de vie sur les thèmes de l?enfance, de la fable et de l?allégorie, de la littérature et de la vie quotidienne tout en innovant dans le domaine du portrait et de l?iconographie politique. Les biscuits exécutés sous la direction des sculpteurs du roi (Falconet, Pajou, Boizot), parfois inspirés par des compositions de Boucher ou de Coypel, ont délecté les amateurs du temps les plus exigeants. Le livre présente des essais retraçant l?histoire, le rayonnement et la collection de la Manufacture de Sèvres. Les techniques et la restauration des terres cuites y sont évoquées. Le catalogue des oeuvres exposées suit le déroulement de l?exposition, avec 95 terres cuites et 115 biscuits en porcelaine, mais aussi des dessins, des estampes, ainsi que des modèles et des moules en plâtre originaux. Enfin, un catalogue sommaire illustré est proposé de l?ensemble des sculptures du XVIIIe siècle conservées à la Cité de la céramique, publication particulièrement attendue de ce fonds patrimonial exceptionnel.
Pour être admis au sein de l'Académie royale de peinture et de sculpture, les sculpteurs devaient, à l'issue de l'agrément qui leur avait donné le titre de sculpteur du roi, présenter un morceau de réception, la plupart du temps en marbre. Ces oeuvres virtuoses, produites entre le milieu du XVIIe siècle et la Révolution, racontent une part essentielle de l'histoire de l'art de sculpter en France, de la formation des artistes sous l'Ancien Régime et des mutations de cette prestigieuse institution académique au cours d'un siècle et demi. C'est à l'ensemble de ces morceaux de réception, dont le département des Sculptures du musée du Louvre conserve la collection presque complète, que cet ouvrage est consacré. Il donne à voir la force plastique de ces figures admirables, présentées pour la première fois dans leur intégralité.
Scherf Guillem, Trey Juliette, Kopp Edouard, Desma
Edme Bouchardon (1698-1762) est l'un des artistes les plus ergatifs et les plus fascinants du XVIIIe siècle français, celui qui joua un rôle décisif dans la transition entre le rocaille et le néoclassicisme. Ses créations apparaissent comme une merveilleuse et exceptionnelle synthèse de sa passion pour l'art antique et de son observation attentive de la nature. Cette exposition sans précédent et son catalogue présentent l'art de Bouchardon dans ses diverses spécialités (dessin, sculpture, médaille, estampe) et dans ses nombreuses techniques (pierre noire, sanguine, plâtre, cire, terre cuite, marbre et bronze). Ils dévoilent les résultats d'une vaste enquête sur les thèmes très variés illustrés par son art, des copies d'après l'antique aux grands sujets de l'histoire ou de la mythologie, du portrait et des études anatomiques à l'ornement, aux fontaines et aux tombeaux, sans oublier les grandes commandes telles que la fontaine de Grenelle, L'Amour se faisant un arc de la massue d'Hercule ou le monument équestre à Louis XV.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.