Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le "livre" de Mallarme
Scherer Jacques
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070299416
Les quelque deux cents feuillets du "Livre" reproduits ici intégralement ont profondément marqué les études mallarméennes. Ils constituent l'un des écrits les plus extraordinaires qui soient. A ce Livre total doivent aboutir, selon Mallarmé, toute littérature et toute réalité. Par un ballet métaphysique, le "Livre" allie, en une démarche étrange mais fondamentale, recherche de structures et recherche de poésie. L'analyse de Jacques Scherer qui précède le texte de Mallarmé explique l'organisation des séances, quasi religieuses, où le poète prévoyait de commenter l'oeuvre devant les assistants qu'assemblait un cérémonial, les étonnantes bases financières de l'entreprise et, dans la mesure du possible, la naissance des images et des mythes au sein d'un ensemble cohérent. Ce "Livre" a choqué bien des esprits, parce qu'il est une limite de l'esprit. Comme Dieu, comme la vie, il est absurde, impensable, il existe sans exister vraiment, à la manière des êtres de littérature. De fait, en même temps qu'assemblage de mots, il se proclame fondement et résumé du monde.
Rendre l'âme : les idéaux exténués et les utopies contestataires semblent bien sur le point de le faire. Et à la satisfaction générale, notre époque "post-moderne" clôt l'ère des idéologies. Alors, comment rendre une âme au prosaïsme et au désenchantement positivistes qui nous entourent ? Restituer une âme, qui ne soit pas le toc sentimental d'un kitsch cynique ? Le remède au désenchantement, à la peur, à l'angoisse de la Bombe, au réalisme dissuasif, à la dispersion nucléaire et banalisée des égoïsmes, ne peut être qu'une résurrection de l'âme. Non plus la Grande Ame défunte des religions et des idéologues, mais une âme elle-même dispersée, imprévisible, et joueuse, l'âme atomique, donc libre, sensuelle, épicurienne. Rendre l'âme, le goût des Destinées, le plaisir du spéculatif, à notre univers contracté, c'est le vivre esthétiquement, sous les catégories mélancoliques et visionnaires de l'aura, du baroque, de l'allégorie et du sublime. A l'esthète réduit à l'accessoire et au distractif, dans la mauvaise conscience d'une jouissance payée du malheur général, nous opposons une esthétique envahissante, débordant le moral et le politique, voire le scientifique et le technique. Elle serait, selon les termes de Walter Benjamin, ouverture sur un "messianisme sans Messie", une théologie sans dogme. L'esthétisme, le dandysme, "gravité dans le frivole" (Baudelaire), prennent alors l'allure d'un héroïsme de l'âme en chaque atome de notre existence.
Est proposé dans ce recueil un large choix d'articles publiés par Jacques Scherer essentiellement sur le théâtre français des XVIIe, XVIIIe et XXe siècles, mais aussi sur le théâtre africain francophone, Mallarmé et d'autres auteurs, dans des revues surtout françaises, mais aussi américaines, dans une revue italienne, et dans des ouvrages collectifs, de 1939 à 1999, si l'on tient compte des deux textes posthumes extraits de l'Espace théâtral, ouvrage qu'il préparait au moment de sa mort en juin 1997.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.