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Fatalis Tome 5 : La fin des temps
Sche Sulken Cyril
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343246840
A Pein, l'orage gronde. Les trois compains sont morts, mais leurs réminiscences rappellent l'usurpateur à ses fautes. Nul ne peut se défaire de son passé. Ils étaient trois. Christof, le parricide. Franciscus, le truand. Johannes, le déserteur. Ils sont morts, sacrifiés sur l'autel des peines. Hasbrin a du sang sur les mains comme sur l'âme. Qu'importent les lavages, qu'importent les prières, il ne peut plus être propre. C'est le prix à payer pour voir ses rêves prendre vie. L'être le plus puissant à fouler cette terre lutte contre lui-même. Ses ennemis tomberont. Il se ceindra de la couronne d'épines. L'Antéchrist vrai, le Roi de la Race. Nul ne peut le tuer, car il est immortel. Mais l'immortalité estun bien lourd fardeau pour celui qui se hait. Les réalités se sont retrouvées. Lorsqu'il quittera sa torpeur, sonmonde tremblera. La fatalité. La fin des temps.
Gérardin-Collet Véronique ; Marchal Bernard ; Sche
L'objet de ce colloque a été de réfléchir aux trois scènes -le social, le familial, l'intime -où se jouent les souffrances identitaires aujourd'hui. Il a donné la parole à des penseurs et à des praticiens de façon à permettre aux professionnels sollicités par les récits de ces souffrances de penser ce qui s'énonce sous leurs yeux, d'élaborer des pratiques socio-cliniques en devenir.
Tourgueniev Ivan ; Marrou-Flamant Françoise ; Sche
Quelle fille excitante que Zénaïde!", écrit Flaubert à Tourguéniev à propos de Premier amour. "C'est une de vos qualités de savoir inventer les femmes. Elles sont idéales et réelles. Elles ont l'attraction et l'auréole." L'auréole de Zénaïde, le prototype de la jeune fille russe, capricieuse, insaisissable, irrésistible, le "premier amour" "du narrateur (Tourguéniev lui-même) qui trouvera en son père un rival heureux. L'auréole de Lise, une" mouette "déjà, l'héroïne de Nid de gentilhomme, histoire d'un amour impossible, analyse désenchantée du conflit qui déchire les Russes cultivés du milieu du siècle dernier entre la fascination de l'Occident et l'amour-haine du pays natal. Et aussi, telle que Tourguéniev en a été le poète par excellence, la" nature nue et sauvage de la steppe fraîche et grasse "avec ses" longues crêtes mamelonnées, ses ravins garnis de buissons de chênes nains et ses petits villages gris "."
An de disgrâce mil deux cent quarante-six. Le nom de Hasbrin, seigneur de Pein, inspire la crainte à ceux qui le prononcent. Reclus et misanthrope, il ne quitte plus le manoir qui l'a vu naître et le verra s'éteindre. Les uns le croient mort, les autres, sénile. Or, désormais trop âgé et sans héritier, il ne reste de lui que la légende laissée dans son sillage. Victime d'une malédiction l'ayant fait vieillir prématurément et sentant sa fin approcher, le comte, frappé de déchéance et d'anathème, décide d'écrire sa vie. Les âmes de Christof, le parricide, Franciscus, le truand, et Johannes, le déserteur, revivent par sa plume les épreuves de jadis. Des bas-fonds de Lübeck au tribunal d'inquisition, des bandes de larrons au culte des sorcières, ces tristes compagnons connurent la souffrance et la trahison, la sorcellerie et les démons, par le coup du sort funeste qui les liait. Réprouvé par le Ciel, sombrant dans la folie, le passé resurgit et dévoile des secrets que nul ne devrait savoir. La fatalité d'un prime temps de malheur.
L'avènement du Sire En Blanc est imminent. Revenu d'entre les morts grâce au pacte conclu avec le Dieu Noir, Christof s'érige en tyran de la citadelle d'Avarin, ultime bastion des Loups de Fer. Il réduit la coalition païenne à la servitude, mais la folie corruptrice le rend dangereux. Convaincu par l'Aspicientis du trépas de ses amis, il ignore que Johannes a sauvé Franz de ses geôliers. Le géant, égaré par les tourments, réunit ses dernières forces et trouve refuge dans la foi, tandis que le déserteur voit sa dignité restaurée et s'élève en héros parmi les siens. Bien qu'accablés, leurs coeurs refusent la défaite. Ensemble, ils vont tout mettre en oeuvre pour sauver leur compagnon. Pendant ce temps, les ressources de Pein s'amenuisent. Hasbrin voit le temps passer dangereusement sans pouvoir le retenir, et sa vérité s'échoue entre les lignes. La fatalité d'un tiers temps de fureur.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.