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Fatalis Tome 1 : Temps de malheur
Sche Sulken Cyril
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343180328
An de disgrâce mil deux cent quarante-six. Le nom de Hasbrin, seigneur de Pein, inspire la crainte à ceux qui le prononcent. Reclus et misanthrope, il ne quitte plus le manoir qui l'a vu naître et le verra s'éteindre. Les uns le croient mort, les autres, sénile. Or, désormais trop âgé et sans héritier, il ne reste de lui que la légende laissée dans son sillage. Victime d'une malédiction l'ayant fait vieillir prématurément et sentant sa fin approcher, le comte, frappé de déchéance et d'anathème, décide d'écrire sa vie. Les âmes de Christof, le parricide, Franciscus, le truand, et Johannes, le déserteur, revivent par sa plume les épreuves de jadis. Des bas-fonds de Lübeck au tribunal d'inquisition, des bandes de larrons au culte des sorcières, ces tristes compagnons connurent la souffrance et la trahison, la sorcellerie et les démons, par le coup du sort funeste qui les liait. Réprouvé par le Ciel, sombrant dans la folie, le passé resurgit et dévoile des secrets que nul ne devrait savoir. La fatalité d'un prime temps de malheur.
Caffari Raymonde ; Rondineau Anne Christine ; Sche
Comment associer soin et relation ? Comment soutenir les professionnels qui prennent soin au quotidien des tout-petits en l'absence de leurs parents ? Voici les axes essentiels de cette pédagogie du premier âge présentés dans cet ouvrage. L'art d'accueillir de jeunes enfants en collectivité ne va pas de soi. Or la qualité du lien enfant-professionnel est, pour le tout-petit, la condition indispensable de son bien-être et du bon développement de sa personnalité. Quelle est la nature de cette relation maternante mais non maternelle ? Chaque institution la nuance, la colore en fonction de son propre projet pédagogique mais elle a un triple fondement : les compétences des professionnels, le soutien dont ils disposent et l'organisation de l'institution. Faire des soins corporels et des repas des moments privilégiés où cette relation peut se construire et se fortifier est une des propositions de l'approche piklérienne.
Le tribunal inquisitorial s'est prononcé. Pour s'absoudre des crimes dont ils sont accusés, les trois compains prennent la croix et les armes au nom du saint Ordre Teutonique. Conscrits sous le commandement du jeune prince Friedrich, ils partent vers l'Est, en Livonie, où les chevaliers chrétiens livrent bataille aux Baltes et aux Slaves mécréants. Là-bas, dans ces contrées lointaines où la guerre fait rage, chacun se retrouve confronté à ses vieux démons. Au travers de la potentia qu'il méprise, Christof explore les secrets de ce qu'il est. Les brumes recouvrent la montagne de Franz, dont le sommet se grise. Et Johannes, affrontant maints dangers, doit prouver sa valeur devant les hommes et raviver la flamme. L'amitié est éprouvée. Eveillées par la sorcière, des horreurs resurgissent de l'abîme. Plus anciennes que les fois ennemies qui se font face, elles observent et attendent la nuit de leur retour. Alors qu'il tient ce récit, le comte Hasbrin se souvient de ses erreurs. Les pierres mêmes de Pein frémissent, gorgées des larmes et des cris. La fatalité d'un second temps de langueur.
Gérardin-Collet Véronique ; Marchal Bernard ; Sche
L'objet de ce colloque a été de réfléchir aux trois scènes -le social, le familial, l'intime -où se jouent les souffrances identitaires aujourd'hui. Il a donné la parole à des penseurs et à des praticiens de façon à permettre aux professionnels sollicités par les récits de ces souffrances de penser ce qui s'énonce sous leurs yeux, d'élaborer des pratiques socio-cliniques en devenir.
Les crimes suivent leurs auteurs comme autant d'ombres. La guerre a brisé les compains. Leur amitié fracturée, leurs âmes tourmentées. Christof et Franciscus ont échappé aux flammes et à l'acier pour se perdre dans l'inconnu pays, réduits à laper l'eau des ruisseaux et à creuser la terre pour manger des racines. Pour survivre, ils doivent s'épauler. Mais chacun a trop changé. Un chemin fait dans le sang, les larmes et les cadavres ne peut aboutir à l'espoir. L'issue ne peut plus être heureuse. Dans le silence de Pein, Hasbrin est la cible de meurtriers payés par ceux qu'il a humiliés. Mais sa mort, déjà écrite, ne peut être le simple fait des poignards. Les amis, la famille... Tout s'écroule et va s'écrouler. La fatalité d'un quart temps de tremeur.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.