Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Débroussailler son âme
Schaller Jean-Pierre
BEAUCHESNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782701013152
Un auteur spirituel a écrit qu' "on n'entre pas au ciel sans se désencombrer" , tant il est vrai que l'homme a besoin, à mesure qu'il progresse dans la vie, de faire le vide afin qu'il y ait toujours plus de place dans la raison et dans le coeur pour l'essentiel. En effet notre vie est souvent encombrée, c'est à dire obstruée par un trop grand nombre de choses. On crée l'embarras en accumulant les préoccupations et en surchargeant notre âme... Il n'est pas facile d'accepter que Dieu agisse en nous car il nous mène quelquefois par des voies bien étranges. Dès lors il importe de savoir choisir l'essentiel, en laissant de côté ce qui est secondaire. Il faut donc débroussailler son âme et dépoussiérer son coeur. Pour réussir une pareille entreprise le secours d'un guide avisé est souvent indispensable
L'ouvrage de Jean-Pierre Schaller essaie de montrer que ce n'est pas trahir la médecine que de découvrir en elle, sous son aspect psychosomatique, une source d'enseignement pour le moraliste et un éclaircissement face aux équivoques et aux ambiguïtés susceptibles de troubler la vie religieuse. Le contact direct avec les angoisses et les faiblesses de l'homme permet d'appréhender l'individu dans son unité. De même que les praticiens déplorent une médecine compartimentée, qui découpe le malade en morceaux" , ainsi l'approche pastorale du croyant doit éviter un dialogue fragmentaire, oublieux du rôle capital non seulement de la raison mais aussi des dimensions relationnelles et de l'affectivité. La conception psychosomatique de l'homme met donc en garde contre une double illusion : celle d'aborder l'être humain de façon trop organiciste et aussi celle de le considérer dans une perspective trop désincarnée. Un message d'espérance ne peut aider dominer la peur que s'il va à la rencontre de l'homme dans son intégralité et en écartant le plus possible les risques de morcellement et d'éparpillement. Jean-Pierre SCHALLER, docteur en théologie et docteur ès lettres, consacre son attention, depuis des années, aux problèmes médico-moraux. Passionné par les harmonies possibles entre la grâce et la nature, ses recherches sont à la source de plusieurs ouvrages et le conduisent à donner des cours ou des conférences en des Universités d'Europe ou d'Amérique. Non pas seulement un théoricien, il pratique le bureau d'accueil en des paroisses du centre de Paris, depuis plus de vingt ans, ainsi que dans son pays d'origine, la Suisse.
La socialisation ne se réduit pas aux seuls mécanismes de transmission et d'intériorisation de normes et de valeurs, elle met en jeu des processus de personnalisation par lesquels le sujet participe activement à la fois à son propre développement et à celui de ses milieux de vie. Comment appréhender concrètement ces activités de socialisation ? Le dossier constitué dans ce numéro permet de développer une analyse des processus à l'oeuvre dans la construction de la personne et dans l'élaboration d'une biographie singulière s'inscrivant dans une diversité et une pluralité d'expériences de vie. Il invite à mieux appréhender le travail d'appropriation et de re-signification des normes et des valeurs mis en oeuvre par le sujet via ses activités de socialisation.
Parmi tous les noms donnés, au cours de l'histoire, à ce que l'on nomme aujourd'hui la dépression, celui de mélancolie mérite une attention spéciale. Ce terme était cher aux médecins, mais aussi aux moralistes et aux théologiens, aux gens de lettres et aux psychologues. Le livre de Jean- Pierre Schaller est un essai de synthèse car l'auteur veut montrer le bon et le mauvais usage de la dépression. On considère surtout le côté pathologique de cette affection mais il y a aussi, en toute mélancolie, ce que Guardini appelle "l'inquiétude que provoque chez l'homme la proximité de l'éternel" . Il est également frappant d'entendre des historiens, comme Jean Orcibal, rappeler certains propos de Port-Royal où l'on prétendait qu'un esprit, soucieux d'une réflexion liée à toute pensée originale, doit être accompagné "de cette heureuse mélancolie qui rend les hommes clairvoyants et judicieux et qui est entièrement nécessaire pour affermir les pensées et arrêter un peu la vitesse de l'esprit dans la lecture des auteurs" . Ainsi la dépression pourrait ne pas représenter qu'une douleur morale, due à un ralentissement des fonctions psychiques et physiques, mais devenir aussi l'occasion d'un dépassement. La spiritualité semble alors de première nécessité. Cela ne signifie pas que l'on doive négliger tous les remèdes de la psychothérapie et de la psychopharmacologie, mais que la meilleure thérapeutique ne saurait omettre l'indispensable recherche des vrais motifs· qui conduisent un être à cet état dépressif. Les vieux auteurs traitaient des "passions tristes" de l'âme et ils savaient que la tristesse est dommageable pour la santé générale de l'individu. Les sciences psychosomatiques modernes démontrent encore mieux les interactions qu'entraîne l' "attelage" du corps et de l'esprit. Il s'agit d'une véritable unité psychophysique qui influence tout le comportement de l'homme. Dès lors la théologie rappellera que Dieu est à l'origine de l'ordre de la nature comme de celui de la grâce. Un déprimé peut donc retrouver un certain plaisir de vivre par le moyen d'une spiritualité lucide et constructive. Tel est l'objet des préoccupations de cet ouvrage.
CHAPITRE PRELIMINAIRE I. POURQUOI UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? II. COMMENT CONCEVOIR UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? PREMIERE PARTIE : LA NATURE TRADITIONNELLE Chapitre premier : LA PHYSIQUE D'ARISTOTE LA NATURE MIROIR DE L'HOMME 1. LA PROBLEMATIQUE D'ARISTOTE II. LA STRUCTURE DE L'ETRE PHYSIQUE III. LA DECOUVERTE DES NATURES IV. LE CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE LA PHILOSOPHIE ARISTOTELICIENNE V. FAIBLESSES ET MERITES DE LJOUVRE D'ARISTOTE Chapitre II : SAINT THOMAS ET L'ARISTOTE CHRISTIANISE LA NATURE, OUVRE DE DIEU I. QUINZE SIECLES D'OUBLI II. ARISTOTE REPENSE PAR SAINT THOMAS DEUXIEME PARTIE : LA NATURE MODERNE Chapitre III : L'EPOQUE CLASSIQUE (XVIIe-XIXe SIECLES) LA NATURE MATHEMATIQUE I. ASTRONOMIE : CHANGEMENT D'UNIVERS II. PHYSIQUE (ET CHIMIE) : MATHEMATISATION DE LA NATURE (Galilée et Descartes) III. LA BIOLOGIE ET LA DECOUVERTE DU TEMPS. IV. BILAN DE L'EPOQUE MODERNE Chapitre IV : LA REVOLUTION DU XXe SIECLE LA NATURE HOMINISEE I. RUPTURE ET CONTINUITE II. LES GRANDES CONQUETES DU XXe SIECLE III. LES GRANDES SYNTHESES DU XXe SIECLE IV. VERS UN MONDE NOUVEAU. TROISIEME PARTIE : VERS UNE PHILOSOPHIE ACTUELLE DE LA NATURE Chapitre V : UN MONDE A INTERROGER LES NIVEAUX DE RENCONTRE AVEC LA NATURE I. GENERALITES : L'OUVERTURE AU MONDE II. L'EXPERIENCE DU SENS COMMUN III. LE SAVOIR SCIENTIFIQUE IV. LE SAVOIR PHILOSOPHIQUE DE LA NATURE Chapitre VI : UN MONDE A COMPRENDRE. LA NATURE DE L'ETRE PHYSIQUE I. LES STRUCTURES FONDAMENTALES DE L'ETRE PHYSIQUE II. LES DEGRES DE DENSITE ONTOLOGIQUE DES ETRES PHYSIQUES (problème de la substance) III. LES PROPRIETES DE L'ETRE PHYSIQUE : QUANTITE ET QUALITE IV. CONDITION SPATIO-TEMPORELLE DE L'ETRE PHYSIQUE Chapitre VII : CONCLUSION : UN MONDE A TRANSFORMER I. L'UNIVERS COMME TOTALITE II. LA VIE COMME TRANSFORMATION DE LA MATIERE III. LA MISSION DE L'HOMME.
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen. A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939;1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, comble donc un vide et est devenue rapidement le "classique" français d'Hébreu, comme l'est devenue en grec l'Initiation au grec du Nouveau Testament de J.W. Wenham. Cette nouvelle édition revue et corrigée a été organisée, réalisée, en commun, par Les Sessions de Langues Bibliques. Les hébraïsants francophones, qui sont nombreux, sauront, sans nul doute, en tirer le meilleur parti.