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L'Ere du récit d'enfance (en France depuis 1870)
Schaffner Alain
PU ARTOIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848320236
Depuis 1870, on n'a jamais cessé d'écrire des récits d'enfance, qu'ils soient ou non autobiographiques. Les trente dernières années du XIXe siècle, depuis la publication du Testament d'un blagueur de Vallès (1869), voient en effet le récit d'enfance accéder à l'autonomie par rapport au récit de vie. Cette émancipation résulte d'une révolution copernicienne du roman de formation dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui : plaçant l'enfant au c?ur de sa création, l'écrivain mine la bonne conscience de la société des adultes et part à la recherche de ses origines. Ce changement radical de perspective est à mettre en relation avec le développement de la psychologie, de la psychiatrie, puis de la psychanalyse qui donnent à l'investigation sur l'enfance une caution et une légitimité scientifiques. Bien qu'on ait souvent considéré que le récit d'enfance relevait d'un modèle stéréotypé et dépassé, force est de constater que les écrivains français du vingtième siècle, tous courants littéraires confondus (de Colette à Sartre, de Gide à Perec, de Proust à Sarraute, de Leiris à Bergounioux), en ont constamment renouvelé les plaisirs et les richesses. On pourrait ainsi parler, pour la période qui va de 1870 à nos jours, d'une véritable " Ère du récit d'enfance ". Bien loin de se réduire à la pratique régressive et conservatrice que l'on a trop souvent voulu y voir, le récit d'enfance est au contraire un vaste champ d'expérimentations littéraires, justiciable d'une poétique propre et qui mérite d'être exploré en tant que tel.
Résumé : Que restera-t-il du roman de la seconde moitié du XXe siècle ? Pour ne pas l'enfermer dans les références scolaires en perte d'autorité - existentialisme plus ou moins engagé, Nouveau Roman et autres subversions narratives, littérature autobiographiques ou autofictionnelles -, ces Chemins buissonniers du roman parcourent l'histoire romanesque des années 1950 à nos jours selon un itinéraire de curiosité : de quelques auteurs méconnus, voire oubliés, aux sous-genres (policier, érotique, fantastique, science-fiction) méprisés par l'Institution en passant par les non conformistes milieu et fin de siècle. C'est, en quelque sorte, une proposition pour une bibliothèque à l'usage de l'honnête homme / de l'honnête femme de notre temps. Ces chemins sont balisés par des entretiens avec trois écrivains de trois générations différentes : Michel Déon, le dernier des Hussards, représente la génération d'après-guerre ; Denis Tillinac est devenu majeur en mai 1968, mais il n'a pas aimé cette fête ; Benoît Duteurtre est l'enfant d'après l'histoire" - comme disait son ami Muray -, l'historien de nos dérives contemporaines.
Résumé : Entre l'oeuvre d'autrui et celui qui lui donne durablement hospitalité dans son espace intérieur, l'émotion esthétique révèle souvent une correspondance profonde. Quand le lecteur est lui-même auteur, comme Julien Green, la découverte de ses livres de prédilection est pour la critique une voie d'approche privilégiée. L'originalité d'un écrivain n'est pas donnée d'avance, elle se construit toujours " en lisant, en écrivant ". Amplifier quelques-uns des accords, parfois ténus, qui vibrent au coeur de son écriture permet à la fois de mieux connaître son oeuvre et d'en faire apparaître la singularité. Nous avons donc choisi dans ce recueil de partir des influences littéraires les plus ouvertement revendiquées par l'écrivain pour élargir ensuite notre investigation aux parentés - inavouées ou moins visibles - avant de nous intéresser aux rencontres - plus lointaines, plus épisodiques et parfois tout à fait inattendues.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.