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Le dernier des juges
Scarpinato Roberto ; Rizzello Anna
CONTRE ALLEE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782917817070
Roberto Scarpinato est « le dernier des juges », dernier survivant de la génération des juges Falcone et Borsellino, brutalement assassinés par la mafia en 1992. Il est l?un des procureurs du procès Andreotti, et a instruit les plus importants procès menés contre la mafia et ses liens au sein du monde politique et institutionnel. Sous protection policière depuis plus de vingt ans, mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato balaie de ses réflexions les lieux communs sur la justice, le pouvoir et la religion. À travers le prisme d?une vie que la violence mafieuse a irrémédiablement bouleversée, il nous livre un entretien inédit, porté par une voix aussi vigoureuse qu?inspirée. Cet entretien a été mené et traduit de l?italien par Anna Rizzello, qui fera la connaissance de Roberto Scarpinato à l?occasion d?une conférence donnée pour l?édition Citéphilo 2008, à Lille. Elle y sera son interprète. Depuis, les rencontres se succèdent, tissant une relation de confiance et d?estime mutuelles.
Biographie de l'auteur Giovanni FALCONE (1939-1992) intègre en 1979 le pool anti-mafia de Palerme. Aux côtés de son collègue et ami, Paolo BORSELLINO (1940-1992), ils ouvrent en 1986 le premier « maxi-procès » contre la mafia dont l issue formalisera pour la première fois en Italie « l existence de l association de malfaiteurs de type mafieux ». Le 23 mai 1992, Giovanni Falcone, son épouse et ses gardes du corps sont tués à Capaci dans l explosion de leur voiture sur l autoroute menant à l aéroport de Palerme. Le 19 juillet, c est au tour de Paolo Borsellino d être tué via d Amelio à Palerme, dans une explosion similaire. Roberto SCARPINATO est né à Caltanissetta (Sicile) en 1952. Il s engage, en 1989, dans le pool anti-mafia de Palerme et travaille avec Giovanni Falcone et Paolo Borsellino. Procureur au cours du procès Andreotti, Roberto Scarpinato a instruit les plus importants procès menés contre la mafia et ses liens au sein du monde politique et institutionnel. Antonella MASCALi est journaliste à Il fatto quotidiano (grand quotidien italien), spécialiste des affaires de corruption et de crime organisé, elle a suivi les plus importants procès italiens des vingts dernières années : les attentats de Capaci et via d Amelio, les procès Andreotti, ainsi que ceux impliquant Silvio Berlusconi et David Mills. Elle est l auteure de plusieurs ouvrages parus chez Chiarelettere et ses enquêtes journalistiques ont été récompensées à plusieurs reprises en Italie.
Scarpinato Roberto ; Lodato Saverio ; Puccio-Den D
Le véritable pouvoir est toujours obscène", affirme Scarpinato dans cet entretien où est rappelé que le mot "obscène" vient du latin ob scenum, soit ce qui opère "hors scène". Selon Edwy Plenel, en montrant l'obscénité qui surprend, révolte ou indigne, Roberto Scarpinato brise l'omertà qui permet au pouvoir d'échapper à la honte du dévoilement. Après un franc succès populaire en Italie, cet ouvrage est désormais devenu une référence en France. Mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato a instruit des procès majeurs concernant les alliances entre la mafia et la classe politique et économique italienne. Il vit sous protection policière depuis plus de vingt-cinq ans.
Davodeau Etienne ; Collombat Benoît ; Scarpinato R
Dans les années 1970, on tue un juge qui dérange, le premier haut magistrat assassiné depuis la Libération ; des voyous braquent des banques pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste ; le pouvoir crée de toutes pièces des milices patronales et des syndicats jaunes pour briser les grèves ; le Service d'Action Civique (le SAC), la milice du parti gaulliste, multiplie les exactions, jusqu'au massacre du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981. Ce sont, sous la présidence de Pompidou et de Giscard d'Estaing, les " années de plomb " à la française. Ces " années de plomb " pèsent de tout leur poids sur le fonctionnement de notre démocratie. Et si la violence politique a aujourd'hui disparu en France, elle reste encore taboue. Elle a pourtant structuré toute une génération de décideurs politiques, pour certains encore en activité. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque ? députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis ?, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles. Le premier est né en 1965 ; le second, en 1970. Tous les deux ont grandi dans la France gaulliste de la Ve République, ce cher pays de leur enfance?
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
Mon voyage intérieur vers l'Europe commença dès l'instant où, m'étant inscrite à un cours d'allemand à Tokyo, j'ouvris le manuel. Prononcer l'alphabet autrement que pendant les cours d'anglais eut un effet libérateur. Mozart sonnait enfin comme Mozart puisque je ne prononçais plus le z comme dans zéro, mais comme dans pizza, donc plutôt d l'italienne, et par conséquent à l'européenne. [...] Mon insolence juvénile me donnait l'illusion d'avoir parcouru déjà la moitié du chemin vers l'Europe."
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."
C'est ici que nous nous retrouvons tous les deux, toi et moi, comme lors de ces lentes promenades sur le Paseo de los Chopos avant que ton coeur n'éclate un midi de printemps il y a plus de vingt ans. De tout cela, père, il y a bien trop d'années, et bien trop de silence. Bien trop.