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Le clientélisme au travail. Une sociologie de l'arrangement et du conflit au Liban
Scala Michele
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753598515
C'est au coeur de la grande distribution multinationale (Spinneys) et d'une entreprise publique en voie de privatisation (Electricité du Liban) que ce livre explore les avatars contemporains du clientélisme. En déplaçant le regard habituellement porté sur le phénomène clientélaire de l'arène électorale vers les mondes du travail, il analyse les imbrications entre clientélisme, travail et mobilisation. Par l'analyse de la construction, des ruptures et des reconfigurations des rapports politiques dans les mondes du travail libanais au cours de la dernière décennie, il offre des clefs pour éclairer les crises multiples et le mouvement protestataire sans précédent éclatés au Liban en 2019. Ancré sur le terrain libanais, mais s'éloignant d'une approche "exotisante" réduisant le Liban à une exception permanente, ce livre articule la compréhension du contexte local à des interrogations transversales à la sociologie du clientélisme, du travail et de la mobilisation. Le cas libanais devient alors un observatoire pour renouveler le regard porté sur le clientélisme et pour comprendre des dynamiques de transformation du travail et de ses luttes en contexte de mondialisation.
Roger Federer, joueur de tennis au palmarès unique, réunit tous les attributs actuels de la célébritésportive mondialisée. Pourtant sa façon de jouer, son style, sa présence, emmènent le tennis dans une autre direction que celle tracée par les impératifs techniques, économiques et médiatiques. Son jeu révèle une échappée. Il rend aussi sensible un fait plus général: plus le sport est montré, moins il est célébré. Poètes et narrateurs, nécessaires à sa gloire, sont réduits au silence. C?est à la présence poétique, admirable de Federer que cet essai est consacré.
Résumé : George Berkeley (1685-1753), Irlandais, anglican, évêque, philosophe atypique, est célèbre pour la formule esse est percipi : être c'est être perçu. Cette formule signifie ceci : ce que nous appelons objet ou chose n'existe qu'en tant qu'il est perçu ; seul ce qui a un esprit ou une intelligence perçoit ; l'esprit ou l'intelligence ne perçoit que des idées ; donc ce que nous appelons chose ou objet est une idée qui n'existe que dans (pour) un esprit ou une intelligence qui le perçoit. Identifier l'être et 'le perçu, rien n'est plus singulier dans l'histoire de la philosophie - même dans celle du sens commun : pour être perçu il faut bien être, d'abord. Berkeley a laissé de nombreux essais, traités, dialogues philosophiques et sermons. Sa philosophie, appelée immatérialisme, est dirigée contre toutes les formes de matérialisme, en particulier celles qui croient en la substance matérielle. Si matière il y a, elle est un système de signes, un langage. La puissance et la vigueur de sa pensée ont nourri bien des philosophes ; Hume s'en est inspiré pour la critique des idées abstraites et Mill pour l'associationnisme ; Emerson y a puisé l'articulation entre la philosophie et la pauvreté, la phénoménologie, des intuitions sur la conscience et le monde, Wittgenstein une philosophie du langage et Bergson la nature des idées. La philosophie de Berkeley peut offrir à notre temps distrait, où le lien entre le perçu et le percevoir est lâche, des instruments de reconquête de l'attention et de la présence de l'esprit au monde.
Résumé : Baruch Spinoza (1632-1677), philosophe, grammairien et penseur politique, cartésien immodéré selon Leibniz, a exposé la " Méthode " en lui donnant une forme géométrique rigoureuse, et douté de l'authenticité des livres de Moïse - ce qui lui a valu d'être excommunié de La Synagogue. On lui doit une théorie de la Substance radicale - Dieu est la seule substance, le seul être, le monde est l'ensemble des modes des deux seuls attributs divins que nous pouvons connaître : étendue et pensée - qui l'a fait passer pour panthéiste... Comment Spinoza, fils de marchand d'Amsterdam, est-il devenu philosophe ? Comment a-t-il fait de la philosophie avec ceux qui le désiraient ? Comment en a-t-il fait contre ceux qui l'en empêchaient ? Et surtout comment en a-t-il fait avec ceux qui n'en faisaient pas ? Telles sont les questions que l'on a voulu traiter ici, comme pour entrouvrir son ?uvre.
Et si nos maux et nos troubles, physiques, psychologiques ou émotionnels, étaient aussi l'héritage de nos aïeux? Pour en avoir le coeur net, partons à la quête de nos racines familiales. Cet essai vous permettra de comprendre les liens entre les événements anciens, les ruptures familiales et les malaises individuels, grâce aux lois de la biopsychogénéalogie. Les auteurs décrivent un chemin à prendre vers la réconciliation avec la famille proche, nécessaire pour développer l'estime de soi. Le clan est l'arbre vivant dont nous sommes les fruits. Et chacun de nous a la potentialité d'embellir et d'assainir ses branches!. À travers de nombreuses histoires authentiques, découvrons comment s'établissent les scénarios familiaux, comment ils peuvent être dédramatisés et "soignés". Pour réhabiliter notre clan à l'intérieur de nous-mêmes, apprenons à lire, honorer et guérir notre arbre Biographie de l'auteur Hervé Scala, kinésithérapeute, formé en Médecine Traditionnelle Chinoise, est thérapeute-formateur en bio-psycho-généalogie. Mireille Scala, maître praticien en PNL et art-thérapeute, met en pratique des ressources appliquées au Décodage Biologique. Tous les deux animent, ensemble, séminaires et conférences. Auteurs du livre Votre couple en psychogénéalogie, Les enjeux cachés de la rencontre amoureuse (Éd. Le Souffle d'Or)
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.