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Des oloés. Espaces élastiques où lire où écrire
Savelli Anne
PUBLIE NET
14,65 €
Épuisé
EAN :9782371775954
Tout en attendre. Ne rien espérer. Aller à sa rencontre comme si on tombait amoureux. " Qu'est-ce qu'un oloé ? Un lieu quelque part où lire ou écrire ? Un état d'esprit ? Une idée, un rêve, une envie ? Un livre, pour commencer. Dans ce livre, Anne Savelli interroge à la fois ses propres pratiques créatives (comment se consacrer à la littérature quand on est perpétuellement en mouvement ? ) et la possibilité de faire de l'écriture, domaine de la solitude par excellence, un territoire du commun. A qui sommes-nous reliés quand nous lisons ? Comment n'écrit-on jamais seul quand on écrit ? Reflet de la diversité qui l'a inspiré, le néologisme "oloé" est passé dans notre langage courant. Il est utilisé par tous : des auteurs invités dans cette nouvelle édition à s'approprier le concept aux lecteurs qui pourront, grâce à plusieurs propositions d'écriture façon "atelier", prolonger l'expérience pour que chacun puisse écrire, à son tour, dans l'énergie des oloés. Elastique, forcément. Avec la participation de Thierry Beinstingel, Pierre Cohen-Hadria, Virginie Gautier, Maryse Hache, Olivier Hodasava, Christine Jeanney, Pierre Ménard, Juliette Mézenc, Franck Queyraud, Joachim Séné et Lucien Suel.
Résumé : Novembre 1987, les Cowboys Junkies se retrouvent autour d'un seuil micro, à l'église The Holy Trinity de Toronto pour enregistrer The Trinity Session. La réverbération sonore est parfaite ; l'album dégage un spleen délicat.
Résumé : Marilyn comme vous ne l'avez jamais vue ? Ou plutôt : Marilyn comme vous l'avez déjà vue, cent fois, mille fois, répétée et multipliée quasi à l'infini, exposée jusqu'à la saturation, présente-absente sur des milliers de photos. Depuis le cliché fondateur, pris par David Conover en 1944 ou 1945, montrant une ouvrière de 18 ans du nom de Norma Jeane Baker jusqu'aux sordides photos volées à la morgue en août 1962, Marilyn Monroe n'a cessé d'attirer l'oeil des photographes. Pourtant, dans le livre d'Anne Savelli, nulle image. Le musée qu'elle a conçu, aussi imaginaire que réel, nous propose d'aller au-delà des apparences. De traverser le miroir. Derrière chaque photo, il y a un corps, une pose, un décor, une mise en scène, un état d'esprit, un moment particulier, qui tous disent quelque chose du secret Monroe, mais aussi une rencontre, une complicité, voire une intimité. Musée Marilyn nous propose une approche totalement inédite de l'actrice américaine la plus iconique du XXème siècle. S'appuyant sur une documentation vertigineuse, Anne Savelli, qui a structuré son livre comme un musée - un musée vivant, sensible, quasi animé -, nous raconte enfin un être de chair et de sang et non un fantasme de papier glacé. Au fil des rencontres avec ceux et celles qui l'ont "prise" en photo (André de Dienes, Eve Arnold, Milton H. Greene, Cecil Beaton, Richard Avedon...), à force de scruter les instants, tragiques ou magiques, qui donnent naissance à la galaxie Marilyn, l'auteure réussit le tour de force de nous donner à voir autre chose que la surface de "la plus belle femme de tous les temps" , et ce grâce à une écriture virtuose, alliant une attention extrême à une empathie troublante, une écriture capable de transcender la description pour atteindre la vérité humaine.
Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C'est l'histoire d'un corps qui s'effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.
Résumé : Suivre une femme qui crée et se déplace, explorer la notion de décor, de mouvement et d'immobilité... Ni un journal ni un essai sur un film ou un souvenir d'enfance, découpé en 75 parties, ce livre marche droit, comme lorsqu'il longe la rue Daguerre sans faire le tour des boutiques ou bifurque et saute de branche en branche. Le documentaire Daguerréotypes d'Agnès Varda, sa carrière, les films de Jacques Demy, le Paris des années 70 à aujourd'hui, constituent les arrière-plans de cette réflexion poétique.
Résumé : On vit des tourbillons de sable mêlés de feuilles, de branches, d?arbresentiers, puis des blocs de terre, des lambeaux de forêts, puis des bois de Meudon, de Saint-Cloud, de Ville-d?Avray, avec la motte, ceux mêmes de Marly et de Saint-Germain, enfin la plus belle moitié des environs de Paris, traverser les airs et couronner ses ruines.
Un pont sur la Manche, une femme électrique, un express de l'avenir... Entre fantaisie et anticipation, causerie scientifique et fiction,? Michel Verne, fils de Jules, imagine à la fin du dix-neuvième siècle ce que sera la science de demain...
Résumé : Que s'est-il passé ? Voici le livre le plus étonnant de Ioànnou. On reconnaît bien son monde et pourtant tout a changé. L'auteur est toujours là, au coeur de ces récits composites, inclassables - même si, à vrai dire, la part de fiction semble ici plus grande, même si l'auteur-protagoniste se dissimule à moitié parfois, passant du je au il - et même, une fois, sans doute, au elle... On reconnaît aussi les thèmes - solitude, amours impossibles, union de l'amour et de la mort, du sexe et du sacré, du désespoir et de l'espérance. Il est vrai que cette fois le narrateur s'enhardit, l'autocensure se relâche, l'aveu se fait nettement plus explicite. Mais la grande nouveauté, c'est un spectaculaire changement de voix. L'écriture ancienne de Ioànnou, brève, ramassée, à la fois dense et trouée de silences - du court qui en dit long - est soudain balayée par un grand souffle, comme si une digue cédait soudain, et un torrent de mots déboule tout au long de paragraphes immenses, de phrases qui n'en finissent pas, dans des histoires qui sentent l'insomnie et la fièvre, hallucinées, égarées, où les lieux et les temps parfois se mêlent, brûlantes, où parfois l'on se perd.
Résumé : La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherchée jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté et élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence. Expérience tendue, qui se fond au pays explore, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilite de celui qui se pre sente a eux. A l'épreuve du réel, et sans plus savoir d'où nous voyageons, la poésie devient son propre rêve. Dans la succession kaléidoscopique des choses vues, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin", laissons le glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante. Car entre l'arborescence des mots et ce qui en eux fait images - qu'elles aient été saisies par la photographie ou simplement perçues comme aux marges de la perception - c'est notre propre expérience qui est convoquée. On reconnaîtra ici le travail de précision que mène Jean-Yves Fick sur son site Gammalphabets.