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Les jeudis d'Adrienne
Savatier Paul
GALLIMARD
8,15 €
Épuisé
EAN :9782070287338
Parmi les nouvelles du présent recueil, nous trouvons le texte des Jeudis d'Adrienne, dont l'auteur lui-même a tiré le scénario d'un film de télévision réalisé par Guy Jorré. La qualité de ce sujet tient à l'extrême acuité de vision et à la tendresse humaine du romancier. Chaque jeudi la vieille Adrienne retrouve au cimetière une autre veuve avec qui elle se lie d'amitié. Ces deux femmes éprouvent le besoin d'enjoliver leurs souvenirs en traçant chacune un portrait idéal de son défunt, en s'inventant un long amour attendrissant. L'histoire d'un retraité qui va se perdre volontairement dans la neige (Un promeneur solitaire), celle d'une vieille institutrice qui meurt, à la fois redoutée et détestée, dans le village où elle a enseigné toute sa vie (L'Ortie), d'autres encore, témoignent pour les humbles et les solitaires. Tous ces gens que l'on croise sans les voir dans le décor de la vie quotidienne, Paul Savatier nous apprend à les remarquer, à les comprendre et à les aimer.
L'Afrique ne vaut rien à l'Européen, et les Européens ne valent rien pour l'Afrique. Le vieil esprit colonial n'est pas mort, et sa pression est telle que même les plus généreux finissent pas se laisser corrompre". Telle est la triste conclusion à laquelle arrive Michel, le personnage central de ce récit, au retour d'une mission effectuée en 1975 au Burundi. Ce petit pays, le plus christianisé d'Afrique et l'un des plus pauvres du monde, ne se remet pas d'une guerre civile qui, en 1972, a fait 200 000 morts. En même temps qu'il apprend par bribes l'horreur de ces massacres, Michel découvre l'hypocrisie des grandes puissances qui, sous prétexte d'assistance, cherchent surtout à maintenir ce pays dans leur dépendance économique ou, comme la France, à l'attirer dans leur sphère d'influence. Il est indigné par l'attitude de tant de diplomates ou de coopérants qui, sans se soucier réellement de l'extrême dénuement de la population, ne songent qu'à leurs plaisirs, à leur carrière, ou à la résidence secondaire qu'ils achèteront en France avec les économies qu'ils font en Afrique. Rentré en France, après avoir en vain essayé d'exprimer sa révolte dans un grand hebdomadaire, il entreprend la rédaction d'un roman-reportage, celui même que nous lisons ici.
Professeur d'histoire, Bernard Cordonnier, cinquante ans, profite du mois d'août à Paris pour achever un livre, tandis que sa très chère épouse, Hélène, se repose en Touraine. L'heureuse programmation de son temps est troublée par l'arrivée d'une lettre postée à Roissy et signée par une certaine Anne-Marie. Un détail lui fait comprendre qu'il s'agit d'une jeune femme souvent croisée dans sa rue, mais à qui il n'a jamais osé adresser la parole. Cette inconnue souhaite faire sa connaissance. Pourront-ils boire un verre ensemble lorsqu'elle reviendra de voyage ? Excité par l'idée de cette rencontre, Bernard répond que oui. Anne-Marie est amoureuse, mais avec charme et discrétion. Est-ce le début d'une passion ? Le retour d'Hélène va terriblement compliquer les choses car Bernard, mari timide et fidèle, oublie le fameux N'avouez jamais. Par le biais d'un petit texte de fiction, qu'il a d'abord fait lire à Anne-Marie, il raconte l'aventure à sa femme. C'est la maladresse de l'innocent qui, parce qu'il a imaginé la faute, se conduit comme un coupable. Bouleversée de jalousie, d'autant plus soupçonneuse que Bernard cherche davantage à la rassurer, Hélène décide de le quitter. Décontenancé, le malheureux mari se rongera les poings en espérant le retour de sa femme. Saura-t-elle passer l'éponge sur une trahison purement imaginaire ?
Y a-t-il un être plus méprisable que le ravisseur, cet homme de trente-cinq ans qui a, pendant plusieurs mois, séquestré une fillette de dix ans ? On imagine assez pourquoi ! Et pourtant, si cet homme était innocent ? Victor Lamouret s'est fait prendre et il est en prison. C'est un paysan fruste, solitaire et violent, qui ne peut s'expliquer avec des juges qui ne parlent pas son langage. Alors, pour se justifier, il entreprend d'écrire son histoire sur des cahiers d'écolier. Avec des mots à lui, des mots simples et crus, avec autant de naïveté que de pudeur, il nous raconte comment il a fait monter la petite Nathalie dans la remorque de son vélomoteur, pourquoi il l'a amenée chez lui, et les mille ruses qu'il a dû déployer pour la tenir si longtemps cachée à ses voisins, ainsi qu'à la mère et au beau-père ivrogne qui habitent sous son toit. Il y a dans ce récit, qui oscille entre le rêve d'un bonheur impossible et des tentations de violence et de meurtre, un ton de vérité et une tendresse qui nous bouleversent.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.