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Penser sa vie. Une introduction à la philosophie
Savater Fernando
POINTS
8,10 €
Épuisé
EAN :9782757812211
A quoi sert la philosophie? En interrogeant la science, nous pouvons aujourd'hui résoudre quantité de problèmes et lever le voile sur ce qui, il n'y a pas si longtemps encore, nous semblait auréolé de mystère. Mais certaines questions demeurent ouvertes, parce qu'elles n'admettent aucune réponse définitive. De siècle en siècle, de génération en génération, elles ont toujours accompagné les hommes et sont au coeur de maintes situations auxquelles nous sommes chaque jour confrontés. Elles concernent la mort, la vérité, l'univers, la liberté, la justice, la beauté, le temps... La philosophie ne prétend pas y répondre une fois pour toutes, mais elle nous apprend à les poser et à réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons et sur la signification qu'il a pour nous. Ce livre se veut une initiation à la philosophie à l'usage de tous: des jeunes qui, en classe de terminale, doivent pour la première fois en aborder l'étude et de ceux qui aspirent à en connaître les fondements.
Les textes recueillis dans cet ouvrage de Fernando Savater (parus dans les années soixante-dix et quatre-vingt en Espagne, dans El Pais et des revues littéraires) ne connaissent pas de limites dans leur gourmandise: l'éthique, la politique, les relations internationales, le cinéma, la littérature... Une ligne cohérente de pensée se dégage très vite. La multiplicité l'emporte sur l'unité, la liberté sur le déterminisme, les passions gaies sur les passions tristes... A une époque où l'Espagne connaît de nombreux changements politiques et sociaux, Savater regarde d'un oeil soupçonneux les mouvements du tiers-monde, dont la contradiction entre nationalisme et démocratie lui vaut des pages passionnées. Son refus de la guerre est argumenté souvent en référence à la tradition philosophique (Kant, Rousseau). Sa défense de la démocratie est pesée, mi-sceptique mi-exaltée. Dans les critiques cinématographiques et littéraires, la subjectivité l'emporte parfois sur l'argumentation, tout en lui donnant l'occasion de développements très subtils sur l'essence du cinéma. Ses sarcasmes à l'égard d'un système universitaire fondé sur la bureaucratie et la course aux concours font également partie de ses convictions philosophiques. Car sa philosophie est conçue comme un savoir de la vie mis au service de la communauté. Biographie de l'auteur Né en 1947 à San Sebastian, Fernando Savater est un penseur majeur de notre époque. Professeur de philosophie à l'université de Madrid, essayiste et polémiste, ses préoccupations principales concernent l'éthique. Il est connu pour ses prises de position et son action déterminée contre le mouvement terroriste ETA, qui le menace de mort; à ce titre et au nom de ses compagnons de l'initiative citoyenne contre la violence au Pays basque Basta Ya!, il a reçu en 2001 le prix européen Sakharov pour les droits de l'homme.
L'homme devient un homme par l'apprentissage. F.S. Fernando Savater pose les questions essentielles : qu'est-ce que l'éducation ? Que représentait-elle dans le passé et que peut-elle devenir demain ? Qu'attendons-nous de l'éducation ? S'agit-il d'une simple transmission des connaissances ou doit-elle contribuer à former des citoyens démocrates ? Le système éducatif est en crise dans tous les pays, et les seules discussions qu'il suscite sont d'ordre budgétaire. Il n'y a aucun débat général. Or pour Savater, la société doit rester attentive et vigilante sur les contenus de l'enseignement. C'est la question philosophique par excellence et un enjeu majeur pour la société du futur.
Sauf chez quelques rares attardés, la philosophie associée au langage obscur a fort heureusement trépassé. Le règne des cuistres fait place à une nouvelle façon de penser exprimée clairement, simplement et qui n'économise pas pour autant le sérieux et la profondeur.Fernando Savater représente en Espagne cette nouvelle option. Il refuse les objets philosophiques spécifiques, auxquels tient la tradition, et propose plutôt un abord philosophique de toutes les questions possibles.D'où des méditations profondes et ironiques, sérieuses et humoristiques sur le sport ou la nature des monstres à l'usage des poisons ou la vision du monde de Cioran, l'importance de Nietzsche ou la sagacité du commissaire Maigret - parmi mille autres sujets baroques.Dans l'esprit preste, délié et riche du Dictionnaire philosophique de Voltaire, sa référence dans ce livre, Fernando Savater propose sous forme d'éclats une vision du monde profondément cohérente.Fernando Savater est né en 1947. Passeur de Nietzsche, Cioran et Foucault en Espagne, journaliste très engagé sur la question du nationalisme basque, intellectuel écouté en Europe, il illustre à merveille le gai savoir ibérique contemporain. Trois de ses nombreux livres sont traduits en langue française: Ethique à l'usage de mon fils, Politique à l'usage de mon fils (Seuil, 1994 et 1995), et Pour l'éducation (Payot, 1998).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.