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Jean Rouch tel que je l'ai connu. 67 ans d'amitié (1937-2004)
Sauvy Jean
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296002845
Jean Sauvy fait la connaissance de Jean Rouch en 1937, sur les bancs de l'Ecole des Ponts et Chaussées. Très vite ils se lient d'amitié et forment un binôme qui prétend pratiquer un mode de vie original, mélangeant étroitement le sérieux et la désinvolture, la rigueur scientifique et l'élan poétique, l'abstraction des formules mathématiques et la beauté des oeuvres d'art, la sagesse et la dérision. Ce binôme fonctionne "au vent de l'éventuel", de 1938 à 1948, tantôt en France, tantôt en Afrique. Après 1948, les liens unissant les deux "complices" deviennent lâches et épisodiques. Mais les deux "frères" restent fidèles à la plupart des choix existentiels et éthiques de leurs années de camaraderie et, à de nombreuses reprises, ils renouent leurs contacts amicaux. Lorsque, en février 2004, Jean Rouch meurt dans un accident de la route près de Niamey (Niger), son camarade entreprend de consigner par écrit quelques-uns des épisodes qui ont jalonné leurs parcours parallèles, illustrant le présent ouvrage de nombreux documents originaux.
Prenant pour fil conducteur le devenir d'une marque d'automobile française originale à plus d'un titre (" Ariès "), et le parcours professionnel d'une des grandes figures du monde automobile français du premier demi-siècle (le baron Petiet), l'ouvrage fait revivre de façon détaillée - souvent année par année - le contexte politique, économique, social, technique au sein duquel, de 1900 à 1940, l'industrie et la technique automobiles françaises ont pris leur essor et se sont développées, souvent contre vents et marées. Période cruciale, marquée par la première guerre mondiale et par la crise économique des années trente, mais également période portée par un élan industriel et technique sans précédent. Ce fut une " aventure en cent actes divers ", une aventure que l'industrie automobile, plus que tout autre, a vécu intensément, passionnément, lui servant de ferment et souvent de guide. Des entreprises moyennes, telles que la société des Automobiles " Ariès ", et des industriels entreprenants, tels le baron Petiet, en ont été les brillants acteurs. Le présent ouvrage leur porte témoignage, ainsi qu'à l'époque dont ils restent, à plus d'un demi-siècle de distance, de " grands témoins ".
Le Décaméron de Boccace narre l'histoire de sept nobles jeunes dames et de trois gentilshommes qui, à l'occasion de la terrible peste de 1348, fuient la ville de Florence et s'installent dans la campagne avoisinante. Là, pour combattre l'ennui, elles conviennent de se conter, à tour de rôle chaque jour, une nouvelle plus ou moins scabreuse ou frivole et cela pendant dix jours, ce qui donne cent nouvelles au total. A Paris, en l'an 2009, dix personnes de conditions diverses, contactées par Internet, s'inspirent de l'exemple du Décaméron. Elles se réunissent et imaginent des historiettes, sur un thème journalier, qu'elles se racontent à tour de rôle pendant dix jours consécutifs. Le présent ouvrage rend compte de cette expérience.
Selon les observations de l'auteur, qui a étroitement partagé pendant plus de dix ans la vie d'une personne (son épouse) atteinte de " la maladie d'Alzheimer ", ce profond dérèglement vital ne serait pas une maladie, au sens courant du terme. Ce serait un changement d'identité de la personne, un changement profond de l'être provoqué par une sorte de métamorphose intervenue dans la disposition et le fonctionnement des neurones de son cerveau. La nouvelle identité ainsi obtenue s'apparenterait à l'identité dont elle est issue mais s'en distinguerait à bien des égards et, notamment, dans les rapports que la " nouvelle personne " entretient avec l'espace, avec le temps et avec la société en général. Dans le présent ouvrage, l'auteur relate avec précision les observations qu'il a notées, souvent au jour le jour, sur les comportements de son épouse, comparant ceux-ci aux comportements qu'elle aurait sans doute eus avant son " changement d'identité ". Il fait également état des modifications que sa cohabitation avec une telle personne a provoquées sur lui-même, modifications faisant de lui un être hybride doté d'une sorte de double personnalité. Le présent ouvrage a été précédé de quatre autres récits autobiographiques, publiés par l'Harmattan, sous les titres : "Enfance et adolescence d'un petit Provençal entre les deux guerres", "Un jeune ingénieur dans la tourmente (1938-1945)", "Descente du Niger (1946-1947)". "Mon parcours dans le siècle. 1947-2001".
Cet ouvrage présente un ample échantillon de jeux et d'activités visant à diversifier, à enrichir et à rendre plus attrayant l'enseignement traditionnel. Ils s'inscrivent dans une optique pédagogique du type " recherche-découverte ", l'élève étant invité à pratiquer, sur un sujet donné, une recherche lui permettant de découvrir ou d'approfondir des notions qui enrichissent ses connaissances et sa personnalité. Cette recherche est, en général, pratiquée collectivement, de manière à ce qu'il y ait entraînement à la sociabilité et à l'enrichissement mutuel des divers participants. Les activités proposées ignorent les frontières classiques séparant les " disciplines " de l'enseignement traditionnel. Elles s'inscrivent dans un type d'enseignement plus intégré, plus globalisant. En outre, les processus de " recherche-découverte " en cause mobilisent conjointement, d'une part le corps et les sensations associées, d'autre part l'intelligence discursive et l'imagination, ce qui contribue à équilibrer l'individu en cours de formation. Enfin, dans de nombreux cas, les activités proposées aboutissent à la réalisation d'un " ouvrage ", individuel ou collectif. Celui-ci matérialise les résultats des efforts faits par leur auteur, ou leurs auteurs, et confère un surcroît d'intérêt à ces efforts.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.