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Le Char des chérubins
Sauvage Baptiste ; Lefebvre Philippe
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204160735
La mystique de la Merkaba, du " char divin ", est la première mystique juive. Un char ? Plutôt un trône pourvu de roues. Mais " char " s'est imposé. Voici la première monographie consacrée à l'exégèse du chapitre inaugural d'Ezéchiel, autrement appelé " vision du char ". Ezéchiel 1 est un texte difficile, rempli d'obscurités grammaticales, sémantiques, lexicales, qui ont souvent été perçues comme le signe d'erreurs de transmission ou de couches rédactionnels. L'auteur propose une explication différente : l'obscurité de ce chapitre se comprend, pour l'essentiel, par l'abondance de sens que l'Esprit y a déposé. Ce texte décrit l'ouverture des cieux. Il fait l'objet d'un travail littéraire puissant laissant transparaître la gloire du ciel au lecteur appelé à devenir familier de ces " vivantes ", aussi appelées " chérubins ", qui, sous le firmament, sont au service de Celui qui siège sur le trône. Si ce texte est difficile, c'est qu'il contient, dans sa lettre, un réseau d'allusions intertextuelles qui permet de comprendre qu'en lui l'ensemble de l'histoire d'Israël et de la Tora de Moïse est synthétisé. Tout ce qu'Ezéchiel voit, en condensé dans le ciel, correspond à ce qu'il vient de perdre sur la terre après l'exil. Dans sa vision le Temple, l'arche, le culte, l'histoire d'Israël, la terre, le peuple, etc. sont redécouverts dans leur fondement céleste et indestructible. Ezéchiel 1 peut alors être considéré comme la " matrice des Ecritures ". Il en révèle la logique profonde : de même que les " vivantes " se joignent par leurs ailes, tout en allant dans des directions différentes, les différentes traditions théologiques, réunies dans la Bible, sont unies par l'Esprit, malgré leur contradiction apparente, dans un même récit afin de manifester la gloire de Dieu.
La célèbre détective Scarlett MacIntosh a acheté un vieux meuble dans une brocante londonienne. En le nettoyant, elle découvre une étrange lettre rédigée par la reine Marie-Thérèse en personne, femme de Louis XIV. Il y est question de trésor ! Le temps de rejoindre son ami Merlot, issu d'une illustre famille de magiciens et les voilà tous les deux lancés dans une fabuleuse chasse au trésor. Mais attention, le philtre à remonter le temps ne dure que trois jours... Le compte à rebours est lancé : entre les intrigues des courtisans, la complexité des lieux et les pièges tendus par leurs adversaires, ils vont devoir jouer serré. Tic-tac, tic-tac... Parviendront-ils à trouver ce trésor et à revenir au XXIe siècle ? Pour les 8-12 ans.
Résumé : Le 18 mars 2001, les chiraquiens ont bel et bien perdu leur " maison de famille ". Pendant un quart de siècle, Jacques Chirac et sa tribu, puis Jean Tiberi, avaient vécu, travaillé, festoyé, intrigué, aimé et détesté à l'abri de leur forteresse. Des sous-sols crasseux jusqu'aux pigeonniers les plus inaccessibles, l'Hôtel de Ville vivait au rythme de la chiraquie. Querelles de famille, fidélités et trahisons ont imprégné les murs de cette citadelle politique qui, après avoir rempli son office - installer Chirac à l'Elysée -, s'est écroulée de l'intérieur avant de se rendre, la mort dans l'âme, à l'" usurpateur " Delanoë. Pour celui-ci, la conquête de l'Hôtel de Ville ne fait que commencer. Méthodiquement, il verrouille les rouages de cette gigantesque machine financière, humaine et logistique souvent comparée à un paquebot en panne. Comment s'approprier le faramineux héritage de Chirac, dont Jean Tiberi, Philippe Séguin et Françoise de Panafieu se disputent les miettes ? Bertrand Delanoë, surnommé affectueusement " Bébert roi du monde " par ses collaborateurs, n'entend pas lier son sort politique à celui de son ami Lionel Jospin. Il participera à la campagne présidentielle, mais cultive l'autonomie quasi monarchique de la capitale, afin de faire de Paris un royaume politique à la hauteur de ses ambitions. Voici raconté pour la première fois le roman vrai de l'Hôtel de Ville avec ses secrets bien gardés, ses trésors cachés et ses haines tranquilles.
Baptiste Nicolas P. ; Woosnam-Savage Bob ; Zeyer A
A travers une galerie d'objets fascinants du cinéma et de pièces historiques, le présent ouvrage, catalogue d'une exposition temporaire, propose la visite d'un musée fantastique d'armes et d'armures du cinéma et des séries des mondes imaginaires, de l'Heroic Fantasy au Space Opera. Les objets produits pour les films et séries font rêver grands et petits grâce à une inventivité admirable et des identités fortes, qui plongent leurs racines dans notre histoire. Les petites mains qui les dessinent et ensuite les réalisent sont souvent celles de grands artistes parfois méconnus, depuis les designers et illustrateurs, qui adaptent des univers littéraires dans un monde d'images et font naître les équipements sur le papier, jusqu'aux prop-makers, artisans maîtrisant des savoir-faire rares et ancestraux, chargés de réaliser les objets en trois dimensions, déclinés dans des versions diverses (acier, alu, bois, mousse, caoutchouc, textile). A l'origine, ces accessoires iconiques proviennent souvent de pièces historiques, à la silhouette célèbre dans le domaine militaire, et qui deviennent indispensables aux personnages à l'écran. Cet ouvrage permet de retisser les liens ente réalité et fiction, entre l'histoire et l'imaginaire, et d'évoquer le travail sauvent méconnu des petits métiers de l'audiovisuel, prolongeant l'écho des évènements de l'histoire humaine. L'exposition Fantastique !
Vous aimiez par-dessus tout l'Evangile de Jean. "Oh çà, on va s'en rappeler ! " disiez-vous. Un mardi où l'évangile était très court : - C'est déjà fini ? Est-ce que le Bon Dieu est beaucoup occupé ? - Il est occupé à nous aimer ! Un instant après, je vous explique que je vais m'absenter la semaine suivante. Vous m'avez attirée et avez lancé : "Alors approchez, qu'on s'embrasse, et qu'on soit heureuses ! " Quelques mois plus tard, à vos funérailles, j'ai dit à vos enfants que vous aimiez l'Evangile de Jean. Un jour où j'avais trouvé le texte du jour un peu difficile, je m'étais permis de vous lire saint Paul. "Alors il n'y a pas Jean aujourd'hui ? Moi j'aime bien Jean" m'aviez-vous dit... Votre fille me confia : - Maman allait à la messe une fois par an, le jour des Rameaux. Sa maison est peinte là, à gauche de l'église, sur le célèbre tableau de Van Gogh. - Elle l'a vu, au musée ? - Non, elle n'est jamais allée au musée d'Orsay.
A coté des Evangiles de Matthieu, de Marc, de Luc, de Jean, on peut méditer aujourd'hui ceux de Philippe, de Pierre, de Barthélemy et, plus particulièrement, celui de Thomas. Mais il en est un, l'Evangile de Marie, qui demeure pratiquement ignoré du grand public. La première rédaction de cet Evangile, dont le manuscrit est conservé depuis 1896 au Département d'égyptologie des musées nationaux de Berlin, se situerait aux alentours de l'an 150. Il s'agirait donc bien, comme les autres Evangiles, d'un des textes fondateurs ou primitifs du christianisme. Il est attribué à Myriam de Magdala, cette Marie-Madeleine qui fut le premier témoin de la Résurrection. Celle-ci est présentée comme ayant vécu une relation privilégiée avec le Maître et, par là même, comme fondatrice du christianisme bien avant Paul et sa Vision sur le chemin de Damas. Myriam y apparaît sous un jour nouveau. Elle n'est pas seulement la pécheresse dont nous parlent les Evangiles canoniques et les traditions récentes. Elle est aussi l'amie intime de Yeshoua, "l'initiée" qui transmet ses enseignements les plus subtils...
Extrait Homélie 1 Ac 1, 1-2 J'ai écrit un premier livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il monta au ciel, instruisant par le Saint-Esprit les apôtres qu'il avait choisis. Plusieurs ignorent l'existence même du livre des Actes, ainsi que le nom de son auteur. J'ai donc cru utile d'en entreprendre l'explication pour remédier à cette profonde ignorance, et vous révéler le riche trésor que ce livre renferme. Sa lecture ne nous sera pas moins avantageuse que celle de l'Évangile lui-même, tant il abonde en maximes de sagesse, en vérités dogmatiques et en récit de miracles, principalement de ceux que l'Esprit Saint a opérés. Il mérite ainsi d'être lu avec attention et d'être commenté avec soin. Nous y voyons en effet l'accomplissement des prédictions que Jésus-Christ a faites dans son Évangile ; la vérité y brille de toutes les clartés de l'histoire, et après la descente du Saint-Esprit, les apôtres y paraissent des hommes tout nouveaux. Jésus-Christ leur avait dit : «Celui qui croira en moi fera les oeuvres que je fais et en fera de plus grandes». Il leur avait également prédit qu'ils seraient conduits devant les magistrats et les rois, flagellés dans les synagogues et exposés à mille cruels traitements. Mais il leur avait promis qu'ils sortiraient victorieux de toutes ces épreuves, et il avait annoncé que son Évangile serait prêché dans le monde entier. Eh bien ! Le livre des Actes nous raconte le parfait accomplissement de ces diverses prédictions et de plusieurs autres que les apôtres avaient recueillies de la bouche de Jésus-Christ (Jn 14, 12 ; Mt 10, 18). Vous y verrez les apôtres parcourir d'un vol rapide les continents et les mers, et de timides et grossiers qu'ils étaient naguère, devenir soudain des hommes nouveaux. Ils méprisent les richesses et la gloire, et ils se montrent supérieurs à la colère, à la volupté et à toutes les autres passions. Vous les verrez encore s'aimer comme des frères, étouffer tout souvenir de leurs anciennes rivalités et bannir tout désir comme toute dispute de prééminence. Mais surtout vous admirerez en eux le radieux épanouissement de la charité ; car ils cultivent avec un soin tout particulier cette vertu que Jésus-Christ leur avait tant recommandée, et dont il avait dit : «Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres» (Jn 13, 35). Quant aux vérités dogmatiques, ce livre en renferme un certain nombre que sans lui nous ne connaîtrions que très imparfaitement; et l'on peut dire en général qu'il éclaire d'un jour tout nouveau la vie, les exemples et la doctrine de Jésus-Christ, qui est le chef de tous les chrétiens. Toutefois, la plus grande partie des Actes contient le récit des travaux de saint Paul, qui a plus travaillé que tous les autres apôtres ; et la raison en est que l'auteur de ce livre est saint Luc, son disciple. [...] Et si l'on me demande pourquoi saint Luc, qui est resté auprès de l'Apôtre jusqu'à son martyre, n'a pas prolongé son récit jusqu'à ce moment, je répondrai que le livre des Actes, tel que nous le possédons, remplit parfaitement le but de l'écrivain. Car les évangélistes ne se sont proposés que d'écrire le plus essentiel ; et ils ont si peu ambitionné la gloire de beaucoup écrire, qu'ils nous ont laissé un grand nombre de traditions orales. [...]
Le Nouveau Testament reste très discret à propos de la figure de Marie. En revanche, la littérature chrétienne des premiers siècles autour de la Mère de Dieu est d'une richesse et d'une variété extraordinaires. A partir de l'histoire fondatrice de la naissance du Christ, les premières communautés chrétiennes ont suscité des récits très nombreux, à l'enseigne du questionnement relatif au statut originel, à la maternité et à la mort de Marie. A une période où le christianisme naissant doit faire pièce aux critiques de ses opposants, la figure de la Vierge est inscrite dans des constructions narratives dont les évangiles de Matthieu et Luc ne sont que des expressions parmi d'autres, développées dans des textes dits apocryphes. Pour comprendre les récits canoniques de la naissance de Jésus, une lecture attentive de ces derniers s'avère donc particulièrement stimulante. Elle l'est également dans la perspective de mieux identifier les origines de traditions comme celle de la Dormition de Marie, dont on sait la fortune qu'elle connaît encore aujourd'hui dans la piété catholique. Spécialiste international des apocryphes chrétiens, Enrico Norelli nous entraîne sur les traces de cette littérature dont l'établissement fait aujourd'hui l'objet de débats passionnants. Leur développement éclaire de manière significative le processus qui a présidé à l'essor du christianisme. Biographie de l'auteur Enrico Norelli est professeur d'Histoire du christianisme des origines à l'Université de Genève. Spécialiste de l'histoire et de la littérature des premiers siècles chrétiens, il a notamment dirigé, avec Gabriella Aragione et Eric Junod, Le Canon du Nouveau Testament (Labor et Fides, 2005).