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Vivre ses tensions intérieures
Sauquet Michel
ATELIER
14,20 €
Épuisé
EAN :9782708236110
Vivre en soi des tensions, c'est pour beaucoup d'entre nous, souffrir d'être multiple, divisé. Or, si l'on peut tout être, tout dire aujourd'hui, personne ne s'avoue traversé de rivalités intérieures. Il faudrait n'être qu'un, comme si la paix intérieure ne pouvait se conquérir qu'en venant à bout de " tout ce qui dépasse " et menace notre unité. Pourtant la diversité en soi peut se révéler ressource, à condition de ne pas la vivre tout seul. Aussi Michel Sauquet propose-t-il dans ce témoignage une forme de spiritualité de la rencontre. Il explore plusieurs voies menant, grâce au détour par l'autre, à l'acceptation de soi : la découverte de cultures différentes, l'engagement social, l'appartenance à une Église, elle-même en proie aux contradictions, l'expérience du gouffre, le saisissement artistique, la rencontre par l'écriture... En allant au-devant de l'autre, chacun d'entre nous peut mieux vivre sa propre complexité, trouver ou retrouver son identité.
Quelle est l'histoire de cet homme qui a porté avec d'autres la mission d'ATD Quart Monde, pendant quarante ans et à la suite de son fondateur Joseph Wresinski ? Né en Suisse, Eugen Brand rencontre le Mouvement à l'âge de 22 ans et devient volontaire permanent. Il vit alors parmi des familles en grande pauvreté et apprend à leurs côtés. Cet engagement le mènera à Créteil, New York, Bâle, au Pérou, en Bolivie... A travers ces épisodes de la vie d'Eugen Brand, ses doutes et ses convictions, ou encore ses moments de compagnonnage avec le Père Joseph, c'est l'histoire de la gouvernance d'ATD Quart Monde qui est dressée, dans ses tâtonnements et ses évolutions. Dans cette série d'entretiens d'où naîtra une forte amitié, Michel Sauguet et Eugen Brand échangent et partagent leurs expériences et questionnements. A la suite d'Eugen Brand, ce livre nous permet de comprendre et de revendiquer que les "sans-droits" sont la source et le moteur des grandes transformations à réaliser au sein de la société.
Résumé : Sobriété, humilité, respect de la nature, capacité de s'émerveiller. Ces valeurs que la crise écologique a remises à l'honneur sont depuis des siècles celles que les membres de la famille spirituelle fondée par François d'Assise s'efforcent de vivre au jour le jour. Comment se détacher de l'obsession de l'apparence ? Comment se détacher de biens superflus ? Comment se préparer à se nourrir plus simplement ? Ces questions sont les leurs, et, de plus en plus, les nôtres. Alors, pour nous aider à progresser dans cette voie, que nous soyons croyants ou non, Michel Sauguet a entrepris de réunir de nombreux témoignages d'hommes et de femmes engagés dans l'Ordre franciscain séculier. Laïcs ordinaires, leurs vies sont semblables aux nôtres en tous points, mais ils s'efforcent de suivre au quotidien l'idéal du saint d'Assise ? un idéal, ils peuvent l'attester, qui est de joie et de liberté.
Vivre et travailler ensemble lorsque nos cultures sont différentes : voilà un défi auquel sont confrontés de plus en plus de citoyens et de professionnels. Cadres expatriés de l'entreprise et des ONG, membres d'équipes multiculturelles, enseignants, soignants, travailleurs sociaux en contact avec une multitude de cultures, tous sont invités aujourd'hui à prendre conscience et à tenir compte des différences de représentations et des pratiques de leurs interlocuteurs. Le livre leur est destiné. Il constitue un guide d'exploration des représentations concernant une quinzaine de thèmes clé (le temps, l'espace, l'individuel/collectif, le statut social, le travail, l'argent, le pouvoir, la langue, etc) et ouvre des pistes pour créer les conditions d'un travail en commun capable d'intégrer les repères et les cultures professionnelles de chacun. Outil d'une véritable "intelligence de l'autre", il part d'une grille d'analyse très complète organisée autour de ces quinze thèmes clé. Elle comprend plus d'une centaine de questions renvoyant chacune à une page du livre. Tout au long de cet ouvrage, le lecteur se verra proposés une série de zooms sous forme de témoignages, d'éléments d'enquête, d'exemples de pratiques issues du secteur des entreprises, des associations, des administrations. Le livre repose aussi sur l'exploitation d'une vaste littérature provenant d'auteurs et d'organisations très diverses du monde latin, anglo-saxon, chinois, indien, etc.
La mondialisation n'est pas une mise au pas. Elle provoque certes une formidable réduction de l'espace et du temps de communication, mais elle n'a pas gommé la diversité culturelle. À ceux qui, dans l'humanitaire, dans l'entreprise, dans les organisations internationales, sont amenés à travailler ou à vivre dans des cultures qui ne sont pas les leurs, ce livre apporte une réflexion sur la différence, les malentendus culturels, l'enjeu de l'identification de terrains d'entente. Il propose à ces professionnels un réflexe de questionnement de la culture de l'autre : a-t-il la même conception du temps, de l'action, de la richesse, de la hiérarchie, du lien à l'environnement naturel ? Parlons-nous le même langage ? Toute communication n'est-elle que verbale ? Autant de questions qui nous aident à prendre conscience de notre propre conditionnement culturel et nous incitent à pratiquer ces deux vertus de la relation interculturelle : le doute, qui n'empêche pas les convictions; la patience, qui n'empêche pas le dynamisme. . . Michel Sauquet travaille depuis une trentaine d'années dans le secteur de la coopération internationale. Il dirige, avec Martin Vielajus, l'Institut de recherche et débat sur-la gouvernance. Tous deux interviennent à Sciences Po Paris.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.