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Franc-maçonnerie et éducation (XVIIIe-XXe siècle)
Saunier Eric
HEMISPHERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782377011063
La IIIe République fut, en France, une période pendant laquelle la question scolaire a été un enjeu politique et un moyen privilégié pour enraciner les idéaux républicains dans la société ; et un temps où la franc-maçonnerie, à partir d'une sensibilité apparue au siècle des Lumières, contribua très activement à ce projet. Son en faveur d'une éducation émancipée des influences religieuses et politiques toucha aussi fortement des pays comme la Belgique, l'Italie et l'Espagne. A partir d'enjeux différents et selon des rythmes divers, le rôle joué par "A la franc-maçonnerie libéraleA " dans ces territoires en faveur de principes éducatifs centrés sur l'autonomie de l'individu et sur le rejet de tout déterminisme résonne, au moment où la place de l'école dans la société est particulièrement bouleversée, comme une invitation faite aux francs-maçons à penser, dans le champ de l'éducation, de nouvelles formes d'action susceptibles de répondre à son projet d'amélioration de l'humanité.
Née en Angleterre au début du siècle des Lumières (1717), la franc-maçonnerie entretint immédiatement une relation privilégiée avec les villes portuaires, où elle s'installa très tôt, à Rotterdam en 1721, à Bordeaux en 1732, à Boston en 1733. Par effet de circonstance, ce sont plutôt les professions maritimes qu'elle attira et notamment les officiers de marine. Qu'est-ce qui explique les affinités particulières entretenues entre les francs-maçons et la mer ? Quelles conséquences ces affinités eurent-elles sur la géographie et la vie des loges maçonniques jusqu'à la fin du xixe siècle ? C'est autour de ces deux questions qu'est conçue cette exposition qui accorde une place de choix à l'histoire de la franc-maçonnerie au Havre où ce lieu de sociabilité émergea en 1738. Les lieux mais aussi les hommes de la franc-maçonnerie havraise, figures célèbres ou moins connues, y sont en effet présentés, de même que leur engagement dans la Cité.
7 février 1517 : François Ie délivre à l'amiral de Bonnivet la lettre fondatrice d'un nouveau port de commerce et de guerre face à l'Angleterre. A partir de cet acte fondateur, la ville du Havre évolue et se transforme, passant d'un centre maritime à une cité négociante. Au milieu de la Restauration, l'époque contemporaine voit Le Havre et son port croître spectaculairement par l'effet de l'industrialisation. Elle va faciliter la républicanisation de la Cité océane dont les transformations sociales et culturelles ont perceptibles à travers les lieux, les bâtiments et l'ensemble de ses institutions. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Le Havre, l'une des villes les plus sinistrées d'Europe, reprend vie sous impulsion d'Auguste Perret, salué par le classement mondial Unesco en 2005. Dans le contexte de fort développement de la recherche, huit historiens, pour la plupart enseignants-chercheurs de Normandie Le Havre université, dévoilent dans cet ouvrage les connaissances acquises depuis la parution de la première édition de l'Histoire du Havre (Editions Privat, 1983). Ils s'attachent ainsi à étudier comment Le Havre, ambitieux projet situé dans l'esprit de la Renaissance, a pu devenir, au gré de ses 500 ans d'existence, une métropole maritime internationale.
Dès la fin des années 1730, la sociabilité maçonnique s'impose comme un fait culturel et social majeur dans les colonies françaises et anglaises, au point de résister aux révolutions, puis de réussir à se recentrer au gré de la recomposition des politiques coloniales des XIXe et XXe siècles. Pourquoi et comment les loges maçonniques parvinrent-elles à se diffuser dans les colonies au XVIIIe siècle ? Quel rôle la franc-maçonnerie a-t-elle occupé dans les projets coloniaux que bâtirent les grandes puissances européennes au XIXe siècle ? A quelles difficultés et à quelles négociations nécessaires cette sociabilité née au siècle des Lumières en Europe fut-elle confrontée dans les sociétés coloniales jusqu'aux années 1930 ? C'est à ces questions qu'essaie de répondre cet ouvrage, à travers un voyage qui mènera le lecteur des loges de l'Atlantique à celles de la Chine en passant par les Indes orientales et le Protectorat espagnol du Maroc.
C'est le 21 septembre 1793. un an exactement après le décret d'abolition de la Royauté. que s'ouvre le premier registre de la société populaire de Montivilliers. Dans une ville de 3 000 habitants située près d'un grand port colonial (Le Havre), ces cinq registres successifs, présentés et annotés par Eric Saunier et Eric Wauters, montrent l'apprentissage de la citoyenneté politique au quotidien par les presque 500 militants jacobins qui participent aux débats jusqu'aux journées de germinal an III. Peu ouverte aux élites révolutionnaires, devant composer avec les exigences du monde rural, la Société populaire de Montivilliers fait preuve d'un modérantisme politique et religieux dont le modèle, très différent de celui du Havre avec laquelle elle entre souvent en conflit, est un témoignage important du rôle pionnier que jouent ces structures de sociabilité politique dans le progrès de l'idée républicaine.
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.
Quels sont les enjeux de santé liés aux migrations actuelles, non seulement pour les migrants, mais aussi pour les structures qui les prennent en charge ? L'originalité de cet ouvrage est de réunir universitaires et acteurs de terrain pour répondre à cette question, en faisant dialoguer observations ethnographiques et mises en application cliniques. A partir de parcours migratoires et de leur incidence sur la santé, et en prenant en compte les vécus psychiques de migrant(e)s dans des contextes extrêmement variés, expériences et travaux rendent compte des différentes modalités de confrontation des professionnels de la santé et des chercheurs (médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, assistantes sociales et anthropologues), dans diverses situations d'accueil et de soins, face à la variété des parcours et du vécu des traumatismes, de l'expatriation, de l'exil clandestin, de la précarité sociale et la maladie.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l'une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d'Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d'un Front algérien dès 1947, artisan d'une alliance durable entre l'UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d'Evian I et de Lugrin. L'étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d'Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d'une idée reçue de l'historiographie de l'Algérie.