A TOUTES LES GLOIRES DE LA FRANCE", inscrit Louis-Philippe au fronton du château de Versailles, qu'il a voulu transformer en Galeries historiques en 1833. Regardée à la lumière d'aujourd'hui, quelle Histoire ce musée peut-il transmettre ? Permet-il un discours historique continu - sur l'histoire de France, en dépit de lacunes manifestes ? (Ainsi le Moyen Age n'est illustré que par les croisades, et où est la Renaissance ?) Et comment justifier ce terminus ad quem fixé à 1918 ? - sur la nation française, alors que le peuple, sauf en armes, n'y apparaît pas ? - sur la monarchie, les rois qui ont fait la France ? - sur les gloires de la France, comme à sa création ? Mais peut-on admettre aujourd'hui qu'un musée d'histoire ne soit qu'un musée de la glorification ? Comment l'histoire se transporte-t-elle - et au prix de quelles transpositions ? - dans des salles de musée, qui plus est d'un musée créé dans une demeure royale, dans un lieu où de grandes pages de cette histoire se sont écrites ? Ce colloque a analysé les diverses composantes de ces collections - représentations contemporaines et rétrospectives ; il a examiné comment elles ont été utilisées dans les manuels scolaires ; il a comparé cet exemple de musée d'histoire français à des exemples étrangers, et - poussant la démonstration à ses extrêmes - il nous a donné à comprendre comment, par le cinéma, Sacha Guitry a revisité le lieu et son histoire. La réunion de ces textes, signés par des conservateurs du musée de Versailles, qui ont accueilli auprès d'eux des chercheurs tels qu'Antoine de Baecque, Enrico Castelnuovo, Marie-Claude Chaudonneret, Yves Gaulupeau, Laurent Gervereau, Hubert Glaser, Susanna Groom, Edouard Pommier, Krzysztof Pomian et Pierre Nora, démontre quelle étude de l'histoire peut être faite aujourd'hui à partir de ces collections d'une richesse iconographique et d'une qualité artistique incomparables.
16 novembre 1700, à Versailles. Il est minuit et le Roi vient de rentrer précipitamment de Fontainebleau. Depuis la veille, la Cour s'interroge: quelle décision Louis XIV annoncera-t-il à son Conseil? Acceptera-t-il le testament de Charles II et son petit-fils Philippe, duc d'Anjou, sera-t-il roi d'Espagne et de toutes les possessions du royaume?C'est cette journée que Béatrix Saule nous fait revivre dans un style alerte et limpide qui n'est pas sans évoquer les plus grands chroniqueurs du temps. Emblématique de toutes les autres par son rituel, elle conduit le lecteur dans les lieux les plus célèbres, mais aussi dans les appartements intimes du château, en compagnie du Roi et de la Cour: voici donc, toujours dans le sillage du Roi, les heures les plus marquantes de cette journée du 16 novembre où vont se jouer la paix ou la guerre, la "disparition" des Pyrénées, l'installation pour des siècles de la dynastie des Bourbons dans cette Espagne habsbourgeoise, ainsi que la fortune des princes et de leurs serviteurs.
Résumé : Pour servir la grandeur du royaume, Louis XIV et après lui ses successeurs donnent à Versailles des fêtes grandioses qui rayonnent dans toute l'Europe. Ils offrent des divertissements réguliers, diurnes et nocturnes, d'intérieur ou de plein air : chasse, promenades, comédies, concerts, jeux, bals, feux d'artifice et illuminations. Avec près de cinquante oeuvres, cet album permet de découvrir l'exposition présentée au château de Versailles.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.