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Le Grand retour. Le réveil autochtone
Saul John
BOREAL
13,00 €
Épuisé
EAN :9782764625422
En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective. Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retour présente un étonnant portrait de la réalité autochtone au Canada, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. Fidèle à lui-même, John Saul nous raconte l'histoire du Canada de manière que nous puissions mieux comprendre le présent - et mieux préparer l'avenir. Il y a toujours une bonne part d'inconfort dans les " moments historiques ", nous prévient John Saul en nous exhortant à embrasser et à soutenir la résurgence des peuples autochtones sur la scène politique. Il s'agit, à ses yeux, de la question la plus cruciale de notre époque, la pièce majeure qui manque encore dans la construction du Canada. Les événements qui se sont succédé depuis la crise d'Oka jusqu'au mouvement Idle No More ne constituaient pas de simples nuages passagers venant assombrir les relations entre les autochtones et les autres Canadiens. Et ce qui se passe aujourd'hui dans nos communautés ne se résume pas à une question de culpabilité, de pardon, de bons ou de mauvais sentiments. Il s'agit avant tout d'une question de droits, de citoyenneté. L'heure est venue de reconstruire des liens qui étaient à l'origine même du Canada et qui seront tout aussi essentiels à la survie du pays. En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective. Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retourprésente un étonnant portrait de la réalité autochtone, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. John Saul illustre sa réflexion en nous proposant un florilège de lettres et de textes qui nous font entendre la parole autochtone, à travers les siècles, dans toute sa richesse.
Collectionneur d'objets rares, amateur d'émotions délicates, James Spencer n'a rien d'un baroudeur. Alors, que fait-il aujourd'hui dans la jungle birmane, dévoré par les sangsues et les moustiques, poursuivi par des bandes armées qui se disputent le privilège de l'abattre ? Tout a commencé par un beau rêve : s'emparer des vingt statues de Bouddha qui dorment depuis neuf siècles dans la ville morte de Pagan. Avec l'aide d'un journaliste porté sur la bouteille et d'un prêtre américain aux allures peu catholiques, Spencer a mis au point un plan apparemment infaillible. Mais la partie de plaisir vire au cauchemar, et Spencer comprend - beaucoup trop tard - qu'il est tombé dans un piège. Dans cette région du monde en proie à l'anarchie, où guérilleros de tous bords et trafiquants de drogue se livrent une guerre sans merci, Spencer doit oublier ses bonnes manières et sauver sa peau.
EssaiNouveauté hors office Automne 2011 Informations génériques Titre : Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert BaldwinTraduit de l¿anglais par Hélène ParéColl. : EssaiAuteur(s) : John Saul Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 30 novembre 2011Format : 13 x 19 cm Prix : 15 eurosNombre de pages : 252ISBN : 978-2-7646-2126-4 Contenu du livre Aux yeux de John Saul, le Canada n¿est pas né en 1867. Il a véritablement été fondé, bien des années plus tôt, par deux visionnaires : Louis-Hippolyte LaFontaine et Robert Baldwin. Alors qu¿ils étaient de tempéraments opposés et que chacun affrontait sa part de tragédies personnelles, ils sont parvenus, de concert, à forger des principes et des politiques qui réussiraient à unifier le pays. Après l¿Union de 1840, ces leaders du Bas et du Haut-Canada se sont associés pour fonder un mouvement réformiste et réclamer un gouvernement responsable, soumis au pouvoir des élus plutôt qu¿à celui des gouverneurs impériaux. Durant leur ministère, de 1848 à 1851, en dépit d¿une opposition parfois violente, ils ont jeté les bases d¿une nation plus juste. Ils ont reconstruit l¿appareil judiciaire, établi un système public d¿éducation, officialisé le bilinguisme et dessiné les plans d¿un réseau routier national. Depuis des années, John Saul se passionne pour les destins croisés de ces deux hommes. Il nous en trace ici un double portrait inoubliable. L¿auteur Essayiste et romancier, John Saul a publié aux Editions du Boréal, Réflexions d¿un frère siamois (1998), Dialogue sur la démocratie au Canada (2003) et Mon pays métis, quelques vérités sur le Canada (2008). 1
Notre civilisation, écrit John Saul, est incapable de réaliser ce que les individus ne sont pas en mesure d'exprimer par des mots ; et les indididus ne sauraient formuler ce qu'ils sont incapables de penser. " Tel est donc le pouvoir du langage, et c'est bien pourquoi, au XVIIIe siècle, dictionnaires et encyclopédies furent les creusets de grands bouleversements. Ils s'attaquèrent aux vérités triomphantes de leur temps en démontrant que l'on pouvait penser autrement. Dans la lignée des encyclopédistes, John Saul, en écho à sa condamnation de la raison technocrate dans Les Bâtards de Voltaire, nous rend à l'évidence : " Aujourd'hui, les outils du débat et du changement tels qu'ils ont été confectionnés au XVIIIe siècle sont devenus autant de monuments académiques à la vérité. " Notre langage est aussi convenu, rhétorique et coupé de la réalité qu'à l'aube du siècle des Lumières. Les experts et les groupes d'intérêts l'ont confisqué pour le réduire en jargons hermétiques. La réinterprétaton de notre société exige donc un mode d'emploi pour le citoyen. Menant une véritable guérilla linguistique contre les idées reçues de la société industrielle, s'attaquant aux grands dossiers économiques trop souvent dominés par les idéologies, et surtout proposant des voies nouvelles pour penser enfin librement, Le Compagnon du doute se fraie un chemin dans le paysage brumeux du langage. Toujours provocateur, souvent drôle et ironique, ce dictionnaire à l'usage des sceptiques explore le sens de centaines de mots et de concepts, de A comme Académie française jusqu'à Z comme Zapper, en passant par D comme Doute, mais aussi Démocratie, Dépression, Descartes, Dieu et Divorce. Qu'il médite sur la Foi ou peste contre les Fasts-Foods, John Saul met à notre disposition une arme légère contre un langage qui ne sert plus sa civilisation.
John Ralston Saul n'est pas seulement un grand voyageur mais plutôt un baroudeur de l'esprit. Persuadé qu'il faut établir une relation judicieuse entre les idées et l'action, il a décidé de dresser une anatomie de la société moderne. Après Les Bâtards de Voltaire (Payot, 1993), il récidive dans sa condamnation de la raison et surtout de l'esprit technocratique avec Le Compagnon du doute (Payot, 1996), vade-mecum de la bêtise ordinaire. Dans La Civilisation incosciente, il affine sa thèse : le seul mode véritable de mise en cause des sociétés en crise a toujours été le langage. Il veut revivifier les mots, mener " une guérilla linguistique " contre l'égoïsme et le conformisme. La raison n'est qu'un paravent derrière lequel les élites s'abritent pour gouverner le monde comme bon leur semble, parfois même dans la plus totale... irrationalité. Dans ce troisième volume, John Saul relie le langage à la réalité, clarifie les notions d'individualisme et de démocratie et fustige avec conviction le retour des corporatismes.
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?
Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Comment vivre lorsqu'on porte en soi une indicible douleur ? Comment continuer sa route lorsqu'on rencontre à chaque carrefour les séquelles d'une vie amoureuse et familiale incendiée ? Simon Venne, quarante-neuf ans, démissionne de son poste de professeur d'histoire au cégep du Vieux-Montréal. Il met le cap sur La Nouvelle-Orléans, ville chargée d'histoire, de drames et d'exutoires, autant de repères auxquels s'accrocher pour cet homme blessé. On suit donc Simon dans sa découverte de La Nouvelle-Orléans. Les nuits endiablées pour éloigner Montréal auxquelles succèdent des matins pénibles où les maux de tête amplifient la culpabilité. L'envoûtante Ruth avec son français aux sonorités qui rappellent Moncton. Ruth qui l'entraîne dans les bars et les musées, qui ponctue leurs conversations de digressions sur les cyclones et les anticyclones de Jupiter, et qui devine bien que Simon affronte une tempête. Leurs rencontres, faites d'alcool et de désir, prennent des allures de chassés-croisés où chacun cherche à protéger ses secrets. Parallèlement à l'histoire de Simon et de Ruth, Tristan Malavoy explore d'autres fantômes, ceux d'une ville aux multiples sédimentations. A la fois française et espagnole, noire et blanche, La Nouvelle-Orléans révèle un destin aussi sinueux que le Mississippi. Et des personnages réels ou inventés qui expliquent l'attrait unique de cette ville. Il y a la prêtresse vaudou Marie Laveau. Il y a l'astronome noir Benjamin Banneker qui, dès la fin du e siècle, entretenait une passion pour Jupiter. Il y a enfin, et surtout, le personnage d'Anne, jeune femme rescapée d'un Saint-Domingue en proie à la révolution et qui a échoué en Louisiane en 1792. Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Finaliste Prix France-Québec 2021
Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. En 1867, quand l'Acte de l'Amérique du Nord britannique a donné officiellement naissance au pays qui se situe au nord du 45e parallèle, les " pères de la Confédération", après moult délibérations, ont décidé de l'appeler "Canada", reprenant le nom, vocable autochtone francisé, d'une des composantes de la nouvelles entité. Le Canada serait désormais, from coast to coast, un pays arpenté, découpé et gouverné selon les principes politiques britanniques. L'anglais y serait, sinon la seule langue, du moins l'idiome nettement majoritaire. Mais le Canada d'origine, celui qui existait déjà depuis le XVIIe siècle, était un pays fort différent. Les Canadiens poussaient leurs canots et traçaient leurs sentiers sur un territoire qui allait de l'Alaska jusqu'à la Nouvelle-Espagne, de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'aux Rocheuses, nommant au passage rivières, lacs et montagnes, se mêlant aux nations premières, adoptant leur mode de vie, donnant naissance à une véritable culture créole, métisse, essentiellement amériquaine, comme on en retrouve aux Antilles ou au Brésil, par exemple. Que sont donc devenus ces Canadiens d'origine, dépouillés de leur nom ? Réduits majoritairement à la vallée du Saint-Laurent, ils se sont désignés, au XXe siècle, par l'expression "Canadiens français", qui est un calque de l'anglais French Canadian. Au début des années 1970, ils se sont donné le nom de "Québécois", reprenant encore une fois, paradoxalement et à leur insu semble-t-il, un terme forgé à Londres, car la Province of Quebec n'est rien d'autre que l'appellation donnée au Canada d'origine par les Anglais, avec la Proclamation royale de 1763, au lendemain de la conquête. Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. Il montre enfin comment les Canadiens-faits-Québécois ont participé à cette appropriation du territoire en servant d'entremetteurs pour la Convention de la Baie James, le dernier de la série des traités historiques confirmant l'"extinction" des droits autochtones au profit du Dominion of Canada. Iconoclaste, provocateur, ce livre nous invite à une réflexion en profondeur sur nos origine, sur notre identité.