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BARAKA
SAUL JOHN
RIVAGES
9,65 €
Épuisé
EAN :9782869308589
Jeune cadre promis au plus brillant avenir, fleuron des universités américaines, Martin Laing est envoyé au Viêt-nam par la compagnie pétrolière qui l'emploie. Il se retrouve au milieu d'un gigantesque trafic d'armes et d'un réseau touffu d'intriques internationales. Manipuler les pions d'un jeu de simulation est une chose, traverser le Sahara avec une bande de guérilleros armés jusqu'aux dents en est une autre. Savoir reconnaître ses amis de ses ennemis, aussi. Ni la chaleureuse humanité de sa femme, ni les efforts de son ancien condisciple Smith n'empêcheront Laing de glisser sur la pente de la trahison. Al fois roman d'action et violent réquisitoire contre la religion moderne du Pouvoir, ce livre, servi par une écriture nette et puissante, raconte, avec des mayens d'aujourd'hui, une histoire d'aujourd'hui. Le roman de John Saul, pour captivant qu'il soit, donne froid dans le dos, froid au cœur, et laisse entrevoir ce postulat moralisant, tout cerveau plongé dans un vivarium infesté de dollars y subit de traitement qui fait l'orgueil du poisson piranha. Yann Queffelec, Le Nouvel Observateur.
En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective. Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retour présente un étonnant portrait de la réalité autochtone au Canada, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. Fidèle à lui-même, John Saul nous raconte l'histoire du Canada de manière que nous puissions mieux comprendre le présent - et mieux préparer l'avenir. Il y a toujours une bonne part d'inconfort dans les " moments historiques ", nous prévient John Saul en nous exhortant à embrasser et à soutenir la résurgence des peuples autochtones sur la scène politique. Il s'agit, à ses yeux, de la question la plus cruciale de notre époque, la pièce majeure qui manque encore dans la construction du Canada. Les événements qui se sont succédé depuis la crise d'Oka jusqu'au mouvement Idle No More ne constituaient pas de simples nuages passagers venant assombrir les relations entre les autochtones et les autres Canadiens. Et ce qui se passe aujourd'hui dans nos communautés ne se résume pas à une question de culpabilité, de pardon, de bons ou de mauvais sentiments. Il s'agit avant tout d'une question de droits, de citoyenneté. L'heure est venue de reconstruire des liens qui étaient à l'origine même du Canada et qui seront tout aussi essentiels à la survie du pays. En replaçant les Indiens au centre de notre histoire, nous arriverons à imaginer de nouvelles façons de nous percevoir et articulerons de nouveaux récits, plus convaincants, pour raconter notre aventure collective. Fruit d'une vaste recherche, Le Grand Retourprésente un étonnant portrait de la réalité autochtone, bien loin du pessimisme et du misérabilisme habituellement véhiculés par les médias et le discours politique. John Saul illustre sa réflexion en nous proposant un florilège de lettres et de textes qui nous font entendre la parole autochtone, à travers les siècles, dans toute sa richesse.
Collectionneur d'objets rares, amateur d'émotions délicates, James Spencer n'a rien d'un baroudeur. Alors, que fait-il aujourd'hui dans la jungle birmane, dévoré par les sangsues et les moustiques, poursuivi par des bandes armées qui se disputent le privilège de l'abattre ? Tout a commencé par un beau rêve : s'emparer des vingt statues de Bouddha qui dorment depuis neuf siècles dans la ville morte de Pagan. Avec l'aide d'un journaliste porté sur la bouteille et d'un prêtre américain aux allures peu catholiques, Spencer a mis au point un plan apparemment infaillible. Mais la partie de plaisir vire au cauchemar, et Spencer comprend - beaucoup trop tard - qu'il est tombé dans un piège. Dans cette région du monde en proie à l'anarchie, où guérilleros de tous bords et trafiquants de drogue se livrent une guerre sans merci, Spencer doit oublier ses bonnes manières et sauver sa peau.
Notre civilisation, écrit John Saul, est incapable de réaliser ce que les individus ne sont pas en mesure d'exprimer par des mots ; et les indididus ne sauraient formuler ce qu'ils sont incapables de penser. " Tel est donc le pouvoir du langage, et c'est bien pourquoi, au XVIIIe siècle, dictionnaires et encyclopédies furent les creusets de grands bouleversements. Ils s'attaquèrent aux vérités triomphantes de leur temps en démontrant que l'on pouvait penser autrement. Dans la lignée des encyclopédistes, John Saul, en écho à sa condamnation de la raison technocrate dans Les Bâtards de Voltaire, nous rend à l'évidence : " Aujourd'hui, les outils du débat et du changement tels qu'ils ont été confectionnés au XVIIIe siècle sont devenus autant de monuments académiques à la vérité. " Notre langage est aussi convenu, rhétorique et coupé de la réalité qu'à l'aube du siècle des Lumières. Les experts et les groupes d'intérêts l'ont confisqué pour le réduire en jargons hermétiques. La réinterprétaton de notre société exige donc un mode d'emploi pour le citoyen. Menant une véritable guérilla linguistique contre les idées reçues de la société industrielle, s'attaquant aux grands dossiers économiques trop souvent dominés par les idéologies, et surtout proposant des voies nouvelles pour penser enfin librement, Le Compagnon du doute se fraie un chemin dans le paysage brumeux du langage. Toujours provocateur, souvent drôle et ironique, ce dictionnaire à l'usage des sceptiques explore le sens de centaines de mots et de concepts, de A comme Académie française jusqu'à Z comme Zapper, en passant par D comme Doute, mais aussi Démocratie, Dépression, Descartes, Dieu et Divorce. Qu'il médite sur la Foi ou peste contre les Fasts-Foods, John Saul met à notre disposition une arme légère contre un langage qui ne sert plus sa civilisation.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.