Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La problématique de l'émergence des économies africaines
Sary Ngoy Blaise
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343095257
A l'heure où les pays industrialisés (Sud-Est asiatique, Europe de l'Ouest, Amérique du Nord) passent irréversiblement de l'international à la globalisation, une question se pose dans les cercles politiques et académiques sur la place des économies africaines. Celles-ci passent-elles de dualisme à la maturité ? Sont-elles en stagnation ? Ne sont-elles pas, si toutes, mais du moins certaines, en régression par rapport aux années qui ont précédé les indépendances ? Sont-elles marginalisées ? Sont-elles extraverties ? Le débat est connu et il rappelle la pensée de R. Dumont au début des années 60 et de celle de Jacques Giri. A l'époque, Dumont soutenait que le continent était mal parti. Tandis que Giri affirmait en 1986 que l'Afrique était toujours en panne. Aujourd'hui, sous la forme de slogans, les politiciens programment les dates de l'émergence des économies de leurs pays. A les entendre, peut-on dire que l'Afrique est bien repartie après autant d'années d'errance ? Eux-mêmes, se sont-ils débarrassés des fantômes qui les hantent et qu'ils inventent ? Ne sont-ils pas toujours possédés par le goût de l'hédonisme ? Tel est l'intérêt du débat que nous soulevons dans ces pages.
En 1944, les Etats sortis de la guerre créent "l'ordre économique de Bretton Woods" , sous la providence hégémonique des Etats-Unis, avec le dollar comme monnaie de référence. Sa mission : piloter l'économie internationale par voie de régulation institutionnelle. Après les trente glorieuses, le libéralisme économique est en panne et obsolète. Ses traits : la dérégulation, le protectionnisme défensif, les crises à répétition, l'autonomie des firmes multinationales, la pratique de coercition et de rétorsion. C'est la fin de la Pax Americana. Voici la Pax China. Elle n'est pas hégémonique, mais évolue dans un libéralisme impur légué par l'ancien ordre. Et l'Afrique ? Ses trappes à pauvreté n'ont pas été déliées par l'ordre de Bretton Woods. La coopération avec la Chine peut-elle colmater les brèches ?
L'économie congolaise est malade. Elle souffre de manque de diversification et de la vétusté de sa structure qui date de l'époque coloniale. Conçue pour répondre aux besoins de l'industrie belge, elle a gardé, depuis lors, la même vocation ; c'est-à-dire, fournir les matières premières et importer les produits finis, ce en dépit de changement des choix des partenaires principaux. Même la petite industrie légère tournée vers le marché intérieur a été détruite par le train des mesures de zaïrianisation ainsi que par la gouvernance. Dans ce livre, nous abordons le sujet qui passionne : celui de la dépréciation à répétition du franc congolais, caractérisée par l'effet d'hystérèse. Nous affirmons qu'aucune politique monétaire ou budgétaire ne peut porter des fruits dans le contexte actuel, car la monnaie représente la santé de l'économie. Elle est malade. Tant que celle-ci souffre, la valeur de la monnaie reflète ces maux. Nous suggérons de soigner le virus qui ronge cette économie. La stabilité de la monnaie ira de soi, dès lors que les réformes structurelles permettent l'équilibre de ses fondamentaux.
Pillage, prédation, corruption, déficit démocratique entrent aujourd'hui dans la somme des facteurs internes qui expliquent les choix de la politique étrangère entreprise par Joseph Kabila. Son but est de recoller les morceaux de la carte du pays et de le replacer dans son contexte des rapports internationaux contemporains. L'auteur interroge les théories classiques de la politique étrangère et soutient que les «Petits Etats» ne sont pas capables de formuler leurs propres politiques étrangères autonomes et de les mettre en oeuvre.
L'apparition de la Covid-19 en Chine, puis dans le reste du monde, a eu et continue à avoir un impact économique désastreux. Si les signes de la reprise des activités se manifestent dans de nombreux pays industrialisés : montée de la croissance, offres d'emploi, confiance des investisseurs, etc., c'est au prix d'énormes sacrifices consentis par les Etats et les banques centrales. La crainte se pointe à nouveau à l'horizon avec la phase 5. Et les moyens engagés diffèrent d'un pays à l'autre en fonction des capacités des banques et des pouvoirs publics à prendre en charge les effets des chocs encourus. Au Congo Kinshasa, de même que dans de nombreux pays africains, les "ripostes entreprises", tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique, sont restées en dessous des attentes. L'idée de recourir à l'aide aux entreprises et aux ménages n'ayant pas eu d'effets, la BCC (Banque centrale) du Congo s'est résolue à appliquer la politique monétaire libérale et les restrictions des aides au gouvernement. Mais, les instruments classiques appliqués : contrôle des dépenses, ciblage de l'inflation, manipulation du taux d'intérêt directeur, contrôle de change, vente des devises, etc., n'ont pas produit de résultats. L'originalité de cette étude est de démontrer que dans le contexte de globalisation financière, les pays pauvres et à économie extravertie perdent l'autonomie de leur politique monétaire lorsqu'ils y recourent pour juguler les crises qui surgissent. Le cas du Congo Kinshasa n'est pas isolé. Les pays africains rencontrent ces mêmes limites.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.