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Zénobie
Sartre Maurice ; Sartre-Fauriat Annie
PERRIN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782262075101
Une figure de légende de l'Antiquité Au même titre que Cléopâtre, la reine Zénobie est cette souveraine de l'Antiquité dont le mythe a assuré la célébrité. Qu'importe que le royaume de Palmyre, cité romaine, n'ait jamais existé, et qu'on sache peu de choses de la vie de sa reine supposée. Reste que, pendant les quelques années du IIIe siècle ap. J. C. où elle domina une partie de l'Orient, jusqu'à s'attribuer le titre d'impératrice, cette femme politique joua un rôle considérable au moment où la Syrie est prise entre l'ébranlement du pouvoir à Rome et la pression militaire des Perses Sassanides. Entourée d'une cour brillante où s'exercent des influences multiples, elle fit de Palmyre, pour un temps, l'épicentre du pouvoir et de l'intelligence. Enfin, elle fut aussitôt, après la ruine de Palmyre en 273, emportée par la légende, à la fois dans la tradition littéraire et artistique occidentale et dans l'historiographie arabe. Ce sont ces différents aspects de la figure de Zénobie, de l'environnement politique et culturel dans lequel elle évolua et qu'elle contribua à façonner et de l'exploitation millénaire de son mythe sous des formes multiples qu'exposent les auteurs, dans une démarche originale conduite au plus près de la documentation qu'ils ont eux-mêmes travaillé à produire.
Cléopâtre est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Egyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand. Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Une femme d'Etat, en somme !
Une monnaie, une page de rhétorique, un graffiti, une humble dédicace, rien n'est insignifiant pour l'historien. Puisant de façon très subjective dans les matériaux épars laissés par les Grecs et leurs émules de la Sicile au Soudan, de l'Attique à l'Asie centrale, Maurice Sartre brosse une quarantaine de séquences qui abordent en définitive la plupart des aspects majeurs de la civilisation grecque. De la naissance de la cité aux IXe-VIIIe siècles av. J. C. au meurtre d'Hypatie à Alexandrie en 415 apr. J.-C., en passant par la place des femmes, l'exploitation des mondes nouveaux, la confrontation entre Grecs et Juifs ou l'hellénisme sous l'Empire romain, se dégage peu à peu à travers ces Histoires grecques, originales et exemplaires, une vision d'ensemble de ce que fut, pendant plus de quinze siècles, cette civilisation; une civilisation si séduisante qu'elle finit par s'imposer comme "la" civilisation. Laissant de côté l'appareil érudit qui pourrait intimider le non-spécialiste, l'auteur compte sur la simplicité de sa démarche pour conduire le lecteur sur les traces innombrables des Grecs de l'Antiquité.
Sur des questions aussi diverses que l'homosexualité en Grèce, le déroulement et les effets de la crue du Nil, l'historicité de Jésus ou l'identité véritable de l'auteur du Satyricon, notre connaissance des sociétés antiques, de leur vision du monde et de leurs façons de vivre progresse sans cesse. Elle le doit le plus souvent à de nouvelles lectures des textes (et des inscriptions) et aux spectaculaires progrès de l'archéologie qui sait tirer d'objets naguère négligés de grandes leçons d'histoire. Sous la plume à la fois vivante et érudite de Maurice Sartre, faits de civilisation, habitudes culturelles, aspects religieux reçoivent de nouveaux éclairages. Les trente-cinq chroniques que contient cet ouvrage redonnent à l'histoire ancienne toute sa séduction.
De Babylone à Jérusalem en passant par Athènes, les vastes espaces qui bordent la Méditerranée ont connu dans l'Antiquité de grands empires comme celui d'Alexandre, de prestigieuses cités comme Sparte, ainsi que de petits Etats à l'influence décisive comme celui des Hébreux. Les trente chroniques présentées par Maurice Sartre relatent avec une grande sûreté documentaire de passionnantes pages d'histoire où se croisent les figures de Cléopâtre, Hérode, Xerxès et Périclès, où coexistent des systèmes divers et où se côtoient des moeurs pacifiques et des habitudes qui nous révulsent par leur barbarie. Un passionnant voyage dans l'Orient méditerranéen.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.