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Louis XIV. Homme et roi
Sarmant Thierry
TALLANDIER
27,00 €
Épuisé
EAN :9782847347227
Extrait de l'introductionHOMME ET ROILe règne de Louis XIV est le plus long de l'histoire de France, l'un des plus longs de l'histoire du monde. «Jamais roi n'avait régné si longtemps», s'émerveillait le marquis de Dangeau en 1695, quand le souverain commença à dater «de la cinquante-quatrième année de notre règne». Sous la Régence, Montesquieu écrivait plus ironiquement: «Le règne du feu roi a été si long que la fin en avait fait oublier le commencement.» Vie et règne ont à ce point duré qu'ils se confondent avec l'époque, qu'ils «font époque»: le «siècle de Louis XIV», disait Voltaire par référence au siècle d'Auguste, le «Grand Siècle», dit-on pompeusement depuis le Second Empire.De ce fait, dans la plupart des biographies de Louis XIV, la vie du roi, son règne et son temps sont une seule et même chose. Écrire la vie de Louis XIV, c'est souvent écrire l'histoire de la France sous Louis XIV. L'homme disparaît derrière le roi et le roi derrière le règne. Et pourtant, on ne compte plus les livres qui traitent de l'enfance de Louis, de son éducation, de ses amours, de sa politique. Mais ce vaste recueil - où la compilation est plus fréquente que la recherche - n'aide guère à se faire du personnage une idée d'ensemble. La petite histoire, d'un côté, la grande histoire, de l'autre, suivent des chemins et des logiques différentes.Le roi, homme et institutionDepuis quatre décennies, les recherches autour de Louis XIV et de son époque se sont multipliées. La bibliothèque louis-quatorzienne compte chaque année plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de nouveaux titres publiés à travers le monde.En dépit de cette floraison, les historiens se risquent rarement à brosser un portrait du Roi-Soleil et regardent l'exercice biographique avec une certaine méfiance. Pour eux, écrire l'histoire au prisme de la vie d'un individu, c'est faire passer au second plan l'économie, la société, la culture, c'est oblitérer la longue durée des phénomènes historiques, qui se développent sur des générations. Une autre critique, d'ordre plus philosophique, n'est pas moins pertinente. Comment prétendre connaître un homme du passé, alors que l'on peine à comprendre ses contemporains, et à se connaître soi-même? À quoi l'on répondra que la connaissance de l'âme humaine a fait, dans les dernières décennies, de grands progrès, et que l'on peut tenter, avec prudence, de transposer ces acquis à l'étude des individus du passé. Mieux qu'hier nous savons que la personnalité se façonne durant l'enfance, mais aussi que, loin de rester figée, elle ne cesse d'évoluer tout au long de la vie.Dans le dernier demi-siècle, trois historiens aux opinions et aux positions divergentes ont vaincu ces préventions et tenté une biographie du Roi-Soleil. Il y a eu un Louis XIV «de gauche» (Pierre Goubert, Louis XIV et vingt millions de Français, 1966), un Louis XIV«de droite» (François Bluche, 1986), un Louis XIV «centriste» (Jean-Christian Petitfils, 1992). Écrit d'une plume allègre, l'essai de Pierre Goubert a été tenu pour iconoclaste au moment de sa parution, parce qu'il replaçait le Grand Roi dans son temps et invitait à une réflexion critique. À l'inverse, la somme de François Bluche est conçue comme une fresque et comme une entreprise de réhabilitation, riche en références d'époque. Enfin, Jean-Christian Petitfils a donné une synthèse exemplaire, équilibrée mais non sans brio, de l'historiographie récente. Le trait commun à ces trois ouvrages - comme aux autres biographies de Louis XIV -, c'est la volonté d'embrasser l'homme, l'oeuvre, le règne et le siècle d'un même regard. Le principal personnage de la pièce disparaît quelque peu derrière le décor et ne se détache pas toujours des seconds rôles ou de la foule des figurants. Héritage lointain de Voltaire, qui fit une Histoire de Charles XII, mais un Siècle de Louis XIV? Héritage plus proche du marxisme et de la relative défaveur de la biographie auprès des universitaires français? On ne sait.
Vincennes est un lieu magique, un site unique où dialoguent les souvenirs de dix siècles d'histoire de France. Il est aussi un des grands centres de pouvoir où s'est construit l'Etat. Château situé "près Paris", il est plus qu'une maison royale : il ne peut se comprendre sans la capitale dont il est un prolongement, sans le Bois de Vincennes dont il tire son origine et sans le village qui est devenu la ville de Vincennes. Au fil d'une trentaine de dates-clés, on découvre le cadre prestigieux de Vincennes, les événements marquants qui s'y sont déroulés, de la guerre de Cent Ans à la Libération de Paris, en passant par la Révolution et la Commune ainsi que les personnalités liées au château, qu'il s'agisse de Charles V, de Mazarin, du marquis de Sade, de Napoléon Ier ou du duc d'Enghien. Le livre tire parti des recherches les plus récentes des archéologues et des historiens sur le château médiéval, la demeure de Louis XIV et la "ville militaire" du XIXe siècle. Il apporte par ailleurs des informations totalement inédites sur les projets d'installation de la présidence de la République à Vincennes lors du premier mandat de Charles de Gaulle. Vincennes : mille ans d'histoire de France est la première synthèse d'ensemble consacrée à un château qui par son importance historique et artistique égale Fontainebleau et Versailles.
Un mémo précieux pour aider à comprendre l'histoire d'une des villes les plus prestigieuses au monde. Pour garder en mémoire l'essentiel des connaissances.
Si Louis XIV s'est méfié de Paris, il ne lui a jamais été indifférent. Marqué par les souvenirs de la Fronde, le Roi-Soleil n'a plus résidé dans sa capitale après 1671 et s'est toujours tenu à distance de cette cité turbulente. Pourtant, le roi n'a eu de cesse d'y bâtir parmi ses plus beaux monuments, car Versailles, résidence ordinaire de la cour, n'a nullement privé Paris de son statut de capitale du royaume. Le musée Carnavalet conserve une exceptionnelle série de documents - tableaux, dessins, gravures, sculptures, meubles, médailles, estampes - qui éclairent les rapports ambigus qu'a entretenus le souverain avec la cité. Révélées dans cet ouvrage, ces oeuvres montrent comment Louis XIV voulut faire de Paris une "nouvelle Rome".
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l'Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire). Jean-Christian Petitfils, historien, docteur d'Etat, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont sa biographie de Louis XVI (élue meilleure biographie de l'année 2005 par Lire/L'Exprress), Lauzun, Madame de Montespan, Fouquet.
Le 23 mai 1618, les états protestants de Bohême, soucieux de préserver leurs libertés religieuse et politique, se rendent en armes au Hradschin et défenestrent les représentants impériaux. L'insurrection de Prague embrase alors le Saint-Empire romain germanique et plonge l'Europe dans une des guerres les plus effroyables de son histoire, la guerre de Trente Ans. Une guerre complexe aux motifs religieux et politiques enchevêtrés, aux contours mouvants, les partis confessionnels étant eux-mêmes profondément divisés et les alliances souvent improbables. Une guerre interminable qui se nourrit elle-même. Cependant en 1648, après moult tentatives avortées, la paix, une paix qui se veut perpétuelle, est enfin signée. Cet ouvrage se propose de retracer le conflit et d'interroger également le vécu et le ressenti des témoins de l'époque ainsi que l'imaginaire de peintres, d'écrivains et de cinéastes qui, mesurant leur présent à l'aune de cet événement historique, dénoncent l'oppression et la guerre et tentent d'esquisser un monde nouveau, loin du fracas des armes.
Résumé : Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), dit le cardinal de Richelieu, cardinal duc de Richelieu et duc de Fronsac, eut une destinée à tel point hors du commun que Mazarin, son successeur, put dire qu'" en aucun siècle il n'y a eu un homme semblable ". Entré dans les ordres pour conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon, il fut, de 1624 jusqu'à sa mort, le principal ministre d'Etat de Louis XIII. Habile, intransigeant, père de l'Académie française et amoureux des arts, certain que les " intérêts publics doivent être l'unique fin du Prince et de ses conseillers ", il peut être considéré comme l'un des fondateurs de la France moderne. Le 5 décembre 1793, plus de cent cinquante ans après sa mort, les révolutionnaires l'exhument et le décapitent.
Résumé : L'Ancien Régime et la figure de Louis XIV fascinent. Comment un royaume en guerre six ans sur dix a pu fonctionner ? Parce que Richelieu, puis Mazarin et surtout Colbert ont fédéré autour de leur personne les grandes familles fortunées, répond Daniel Dessert. Sans ces grands financiers, il n'y aurait pas eu de monarchie absolue : l'Etat, c'est eux ! Colbert est la dernière incarnation de ce système corrompu fondé sur ce qu'on appellerait aujourd'hui le pouvoir des lobbies et reposant sur des solidarités de clan. Esprit froid, minutieux et calculateur, excellent organisateur, mais cupide et amoral. Le Rémois a su léguer à la postérité l'image ambiguë de ce que ses successeurs nommeront avec ravissement un " grand homme d'Etat " . Lui qui exercera le pouvoir réel quand le roi n'en aura plus que l'apparence. Il aura fallu trente ans à Daniel Dessert pour restituer un fonctionnement fisco-financier complexe, dont Colbert fut l'héritier, puis le praticien le plus redoutable. Disciple de Pierre Goubert, Daniel Dessert est spécialiste de la finance et des financiers sous l'Ancien Régime. Il a notamment publié l'ouvrage classique sur le sujet : Argent, pouvoir et société au Grand Siècle (Fayard, 1984, Pluriel, 2018), et plus récemment L'Argent du sel, le sel de l'argent (Fayard, 2012).