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Nijinsky. Sa vie, son geste, sa pensée
Sardes Guillaume de
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705664909
J'ai décidé de travailler la danse encore plus. J'ai commencé à maigrir. Je me suis mis à danser comme Dieu. Tout le monde s'est mis à en parler. " C'est ainsi, se souvient Nijinsky, que débuta sa légende. Nous sommes en 1904. Quinze ans plus tard, en 1919, le danseur donnait sa dernière représentation, au Suvretta House, avant de perdre la raison. Entretemps, il avait été le plus grand danseur de sa génération, le chorégraphe génial de L'Après-midi d'un faune et du Sacre du printemps ; il avait été l'amant de Diaghilev, l'ami de Léon Bakst ; il avait connu Jean Cocteau et Paul Claudel, Debussy et Stravinsky ; il avait servi de modèle à Rodin, Maillol, Klimt ou Kokoschka. A partir des Mémoires de ceux qui l'ont côtoyé et des archives de la Bibliothèque de l'Opéra, Guillaume de Sardes retrace la vie de Nijinsky et étudie de manière précise ses talents de danseur et de chorégraphe. Grâce à la récente publication des Cahiers de Nijinsky dans leur version non expurgée, il a pu donner, pour la première fois, une interprétation originale de la pensée du danseur.
Rome, 1939: indifférente à la politique, inconséquente et capricieuse jusqu?à la légèreté, Son Éminence s?amuse. Elle est octogénaire, mais pour Elle, la vie est une fête! Elle va au hammam, déguste des glaces, raille ses collègues cardinaux, collectionne avec la même ferveur les livres précieux, les tableaux de maître et les jeunes gens. Mais voilà qu?Elle découvre l?ennui. Depuis que l?impertinente Julie n?est plus auprès d?Elle, chargée d?une mission inavouable, les heures s?allongent, deviennent interminables? Rien n?a plus la même saveur: même le Chambolle-Musigny n?est plus si bon qu?avant. Son Eminence serait-Elle enfin amoureuse?Ecrit dans un style rapide et élégant, ce roman s?inscrit dans la tradition des romans libertins du XVIIIe siècle: on y retrouve la même fraîcheur, le même allant et le même penchant pour l?ironie qui, transposés dans une Italie mussolinienne, prennent un relief aussi aérien que diabolique.
Prix Bourgogne de Littérature 2009 "Il l'avait follement aimée, bien qu'il ne l'estimât pas. Elle était trop sotte. Mais elle avait un je-ne-sais-quoi qui lui plaisait ; c'était une vraie femme. Sans être précisément belle, toute sa personne possédait un charme piquant. Elle avait un visage un peu masculin, les plus belles lèvres du monde, les dents blanches, un sourire sensuel. Sa démarche était souple ; sa voix chaude ; elle riait souvent ; le moindre de ses mouvements était aisé et élégant. Avec cela, femme légère dans tous les sens. Presque une putain". 1798. Un homme quitte la France et s'embarque pour l'Egypte. Il a trente ans et une maîtresse à oublier. Il va se battre sous les ordres du général Bonaparte.
Quand Marceau accepte d'être le commissaire d'une grande exposition en Afrique, il imagine que les choses vont être faciles. Il pense faire un voyage, mais c'est plutôt le voyage qui va le faire et le défaire. "Organiser une exposition n'est qu'une suite de rendez-vous, de gens entrevus dont on ne tente même pas de se rappeler le nom, d'autres sans intérêt qu'on a tout le temps dans les pattes. Il y a les assureurs, les transporteurs, les régisseurs, les scénographes, les accrocheurs, les attachées de presse, les contributeurs du catalogue, l'éditeur et ses employés, les mécènes, les directeurs des musées et surtout, surtout, la cohorte anonyme de leurs subordonnés. Un musée français est une administration à lui tout seul. Une administration lourde, peu efficace mais tatillonne, jalouse de ses prérogatives (qui du reste sont floues), quasi soviétique... Dans tout ça, le travail intellectuel est marginal. Marceau a l'impression d'être ce qu'on nomme dans les entreprises un chef de projet. Le pire est qu'il n'est même pas possible de connaître le héros, positif ou non, de toute cette aventure. Ou du moins ce n'est pas clair. Est-ce l'artiste exposé? Est-ce le commissaire ? Est-ce le musée ? Personne n'en sait rien. Tout cela est si compliqué, embrouillé, que c'est presque inaccessible au profane. Le commissaire d'exposition, résume donc Marceau, c'est celui qui conçoit l'exposition, qui fait en sorte qu'elle ait lieu et qu'à la fin les oeuvres reviennent dans les musées et aux collectionneurs qui les ont prêtées."
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.