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Genet à Tanger
Sardes Guillaume de
HERMANN
17,95 €
Épuisé
EAN :9782705697631
Début des années 70. Couché sur le dos, Jean Genet est dans son grand lit de l'hôtel Minza, en pyjama. Il est petit, la soixantaine passée, ni laid, ni beau : une calvitie, un nez écrasé de boxeur, de petits yeux un peu trop rapprochés. Il a un bras sous la tête, l'autre le long du corps. Sa main est posée à plat sur le matelas. Tenue entre l'index et le majeur une cigarette fume traçant dans l'air immobile un serpent blanc. A côté de lui, un livre ouvert de Gérard de Nerval et un journal froissé. La lumière filtre à travers les persiennes. Genet regarde le jeu du soleil sur le plafond blanc de la chambre. La voix égale du muezzin récite la prière de la mi-journée (adh-dhouhr). Sa voix flotte comme un fil d'or, Genet l'écoute, immobile. Il est à Tanger. Il n'écrit plus depuis des années. Il ne cherche qu'à meubler le poids de ces heures vides. Mais peut-être l'essence même de la littérature est-elle l'attente ?
Résumé : " J'ai décidé de travailler la danse encore plus. J'ai commencé à maigrir. Je me suis mis à danser comme Dieu. Tout le monde s'est mis à en parler. " C'est ainsi, se souvient Nijinsky, que débuta sa légende. Nous sommes en 1904. Quinze ans plus tard, en 1919, le danseur donnait sa dernière représentation, au Suvretta House, avant de perdre la raison. Entretemps, il avait été le plus grand danseur de sa génération, le chorégraphe génial de L'Après-midi d'un faune et du Sacre du printemps ; il avait été l'amant de Diaghilev, l'ami de Léon Bakst ; il avait connu Jean Cocteau et Paul Claudel, Debussy et Stravinsky ; il avait servi de modèle à Rodin, Maillol, Klimt ou Kokoschka. A partir des Mémoires de ceux qui l'ont côtoyé et des archives de la Bibliothèque de l'Opéra, Guillaume de Sardes retrace la vie de Nijinsky et étudie de manière précise ses talents de danseur et de chorégraphe. Grâce à la récente publication des Cahiers de Nijinsky dans leur version non expurgée, il a pu donner, pour la première fois, une interprétation originale de la pensée du danseur.
Budapest, Bakou, Berlin, Kiev, Moscou, Vilnius... Villes traversées, paysages, fiancées ou beautés d'occasion au visage blanc, tremblé, croisées dans une chambre d'hôtel : c'est la vie qui fournit à Guillaume de Sardes les sujets de ses photographies. Vers l'Est tient à la fois du roman photographique et du journal intime. Ici, la création est liée à l'errance et à la quête de soi.
1486 : Laurent de Médicis, dit le Magnifique, règne sans partage sur la République de Florence. Ses courtisans, grands seigneurs ou chefs de guerre, complotent pour obtenir ses faveurs et la charge de chancelier qui est vacante. Parmi eux, un prince de sang, homme de lettres et humaniste, dont les m?urs libertines offensent les uns, fascinent les autres : Giovanni Pico. A travers le récit de sa vie, faite d'aventures guerrières, d'intrigues politiques ou amoureuses et de querelles intellectuelles, c'est toute la Renaissance italienne qui revit dans son infinie richesse, comme dans sa brutale réalité. Ecrit avec une plume étonnamment légère et pure, ce roman se veut une invitation au voyage dans l'univers féroce et raffiné du Quattrocento.
Prix Bourgogne de Littérature 2009 "Il l'avait follement aimée, bien qu'il ne l'estimât pas. Elle était trop sotte. Mais elle avait un je-ne-sais-quoi qui lui plaisait ; c'était une vraie femme. Sans être précisément belle, toute sa personne possédait un charme piquant. Elle avait un visage un peu masculin, les plus belles lèvres du monde, les dents blanches, un sourire sensuel. Sa démarche était souple ; sa voix chaude ; elle riait souvent ; le moindre de ses mouvements était aisé et élégant. Avec cela, femme légère dans tous les sens. Presque une putain". 1798. Un homme quitte la France et s'embarque pour l'Egypte. Il a trente ans et une maîtresse à oublier. Il va se battre sous les ordres du général Bonaparte.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.