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Echec, et Mat
Sarde Galien
FABLES FERTILES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782493872012
Dehors, la nuit flotte encore. Fuir. Franchir la ligne rouge ; atteindre au désert, à l'eau libre, disponible. Il paraît qu'il y a eu une guerre autour de la Cité, mais les rêves sont sans prix. Une jeep conquise et la ligne rouge franchie, Mat et Théo se lancent dans une quête haletante à travers le désert, loin de la Cité, loin de cette unique mégapole ayant survécu à une sécheresse et à une guerre planétaires ; loin de son insoutenable bonheur fictionnel qui raréfie les rêves ; les assèche, cloître les désirs, d'une emprise totale. A l'ouest, toute, où se trouve un canyon au-delà duquel gronde, tel un mythe intercesseur qui ouvre aux destinées, l'Océan. Mat et Théo savent le but : en bas, où couve la révolte, évolue la fabuleuse Eurydice, faiseuse d'oracles. Doris et Phèdre, qui ont rejoint Mat et Théo, ressentent elles aussi, confusément mais sûrement, les effluves enivrants d'un point ultime à gagner. Cependant, ils sont là, tout proches, à leurs trousses. Le canyon sera rallié en fin de compte, et la liberté - ou sa fragile présomption, telle une fragrance puissante et inquiétante. Ralliés, oui, jusqu'à ce que tout bascule... Avec échec, et Mat, Galien Sarde signe un premier récit éblouissant, fabuleux, onirique, qui tient autant du Road trip enfiévré que de l'épopée, et où le chant résonne telle une ode amoureuse célébrant l'inénarrable pouvoir de la littérature. "Aprés la lumière, l'ombre : on roule, en plein jour, dans la nuit, au fond d'un lit sombre. En haut, la lumière nous escorte, fondue dans le ciel, inaccessible, où volent les condors. Toujours seuls sur terre, sans personne".
Résumé : La nuit dernière, j'ai rêvé encore de Dona Gracia. Sur elle j'avais lu beaucoup de livres qui me la montraient tout en me la cachant. Soudain elle m'apparaissait telle qu'en elle-même, vivante et traversant le temps, de la Renaissance au XXI ? siècle. Je savais qu'elle était une construction, un double qui se multipliait à travers l'écriture de l'autrefois. Mais je savais aussi que j'avais besoin d'elle aujourd'hui. Qu'elle m'offrait ce modèle de vie que j'avais recherché dans d'autres femmes de l'Histoire et de mon histoire. Qu'elle me tendait ses fils pour débrouiller l'écheveau. Née nouvelle-chrétienne en 1510 et morte juive en 1569, dona Gracia voua son immense fortune à soudoyer les grands pour fuir l'Inquisition, tout en venant en aide aux juifs convertis persécutés dans l'Europe catholique de Charles Quint. De Lisbonne à Anvers, Venise et Ferrare, elle accomplit un invraisemblable périple pour finir à Constantinople, où le sultan Soliman le Magnifique l'accueillit, elle et les siens. De la Corne d'or, elle décréta l'embargo sur Ancône, port des Etats pontificaux, et construisit un havre pour les opprimés à Tibériade. Pour la première fois, les juifs et les marranes se dressaient face à la haine, sous la bannière d'une femme.
Résumé : Cette correspondance adressée à Emmanuel Boudot-Lamotte compose un ensemble singulier en raison de son destinataire et de sa durée - tout autant que de sa fragmentation. Peu connu du grand public, Emmanuel Boudot-Lamotte, dont nous ne possédons que les brouillons, est l'éditeur de Marguerite Yourcenar chez Gallimard - son principal interlocuteur - mais aussi un de ses amis. Grand voyageur, photographe, historien de l'art, il est aussi l'ami intime d'André Fraigneau, l'éditeur chez Grasset de Marguerite Yourcenar. En 1939, la guerre vient d'éclater en Europe. En septembre, Marguerite Yourcenar part pour l'Amérique donner des conférences et rejoindre sa compagne, Grace Frick. Cet "exil" américain marque un tournant dans leurs échanges : les premières lettres constituent un journal des choses vues de l'Amérique, où l'auteur prend le pas sur l'amie, avant le silence des années de guerre. Le dialogue est renoué en 1945. Eloignée de ce qui s'est déroulé en Europe, Marguerite Yourcenar n'en demeure pas moins attentive à la vie littéraire et au confort des infortunés. De nouveaux désirs d'ouvrages apparaissent : en tant que critique (L'Art français aux États-Unis), traducteur (Frederic Prokosch, Henry James, Edith Wharton, Negro Spirituals) et éditeur (elle conçoit un recueil de nouvelles américaines contemporaines). Il nous faut, à la lumière de cette correspondance, réviser notre perception des premières années américaines de Marguerite Yourcenar : ce bouillonnement prolifique et intellectuel marque un temps et un lieu de transition entre les premières oeuvres (Le Coup de grâce et Nouvelles orientales) et les grands textes à venir (Mémoires d'Hadrien, L'Oeuvre au noir).
Résumé : Octobre 1944. Marie et son époux Moïse sont déportés à Auschwitz, d'où ils ne reviendront pas. Du moins est-ce là ce que croit savoir leur petite-fille qui, soixante-dix ans plus tard, décide de retracer le parcours tourmenté de sa grand-mère, de sa Roumanie natale jusqu'à l'Italie ? refuge illusoire face aux persécutions nazies ?, en passant par la Bulgarie et la France. La narratrice se rend tout d'abord à Jérusalem, puis sillonne l'Europe centrale à la recherche d'éléments biographiques. A la recherche de Marie J. entrecroise ainsi deux récits : celui de l'enquête haletante de la narratrice à travers différents pays, et celui de la vie romanesque d'une jeune sépharade d'Europe de l'Est dans la première moitié du XXe siècle. A La fois investigation rigoureuse et chronique familiale bouleversante, ce livre raconte une lignée de femmes fortes confrontées à l'une des plus effroyables tragédies de l'histoire européenne.
Résumé : "Trafic" est l'histoire d'une apparition, puis d'une disparition. Entre les deux, un voyage improbable en Louisiane, où il sera entre autres question d'un film et d'un pactole. "Trafic" est le deuxième roman de l'auteur de "Echec, et Mat", où se déploie une incessante pulsion désirante analogue à celle qui signa le succès critique et public de son premier livre. "Son visage était blême, incliné, ses yeux clos et ses lèvres inertes, son front glacé. Face à l'évidence, les impressions de Vincent déferlèrent, dont celle de rejoindre Manon au terme d'un long voyage".
Résumé : L'été, Lagord. Gaspard Vance s'éteint dans des circonstances troubles. Des doutes se font jour, une enquête s'ouvre. Gaspard Vance, il est vrai, était riche, et Laure, beaucoup plus jeune que lui, et à couper le souffle. Mais l'essentiel est peut-être ailleurs. Avec "Le rouge et Laure", Galien Sarde signe son troisième roman, où se joue une lutte vitale entre le sens tragique de l'existence et une intense vibration du désir.
Résumé : "Les voies de la nature humaine sont aussi impénétrables que celles du Seigneur. Le cheminement que nous trace Sarah Oling, dans ce livre, s'inscrit dans cette quête récurrente jalonnée de prophéties tantôt éclairantes, tantôt enténébrées, mais inéluctablement nécessaires à l'équilibre des êtres et des choses. Zoltan est l'histoire des mémoires outragées lorsque, ne sachant distinguer la damnation de la Révélation, l'humanité perd de vue ses cailloux blancs tandis que l'ange et le démon, qui officient en nous, se livrent un combat qui remonte à la nuit des temps dont l'aube est constamment remise à plus tard". Yasmina Khadra
Résumé : Solitudes nous invite à progresser sur les chemins ombrés où grondent les passions et les douleurs, mais où chuchotent aussi, çà et là, des silences entendus et sereins. Solitudes est un recueil de neufs récits bouleversants, où l'auteur explore différentes réalités du fait d'être seul. Jean-Pierre Pinet, ce faisant, nous offre le pas allié. L'altérité, sous sa plume, se fait l'écho sensible des remous par quoi l'universel et l'intime s'accordent peu à peu. C'est bien sûr l'écrivain qui nous parle, mais aussi le musicien, à travers une écriture riche de couleurs et de résonances". L'hiver est un rivage lointain, inaccessible, souvent, presque interdit. La mémoire elle-même n'y accoste que rarement. L'attention seule permet d'en révéler quelques fragments, au fond des terres oubliées sur lesquelles il s'étend. On dirait que les ombres et le froid ont englouti les âmes".
Résumé : Jérôme Veulin se retire à la campagne, après avoir roulé sa jeunesse à Paris. Il vit avec sa mère, écrit ce qui lui passe par la tête, au creux d'une attente indéfinie. Le temps alangui égraine des heures sans fin. Jérôme tourne dans un ballet où s'agglutinent, indifférenciés, les objets et les êtres, dont la ressourcerie est le refuge et le théâtre immobile. Et si un coup de dés venait déposer le jour d'après ? Le nouveau roman de Clotilde Escalle exprime la rumeur du monde et ses résonances insensées. Il figure la vie dans ce qu'elle peut avoir de plus insaisissable.