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Terres de lumière
Sarafian Nicolas ; Beledian Krikor ; Dandiguian Ar
PARENTHESES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782863643846
Plus âgé que moi, la cinquantaine passée, bien bâti, heureux de vivre, mon ami était un homme fier et vigoureux. Il était vêtu d'une culotte courte de soldat anglais, bras et jambes nus. Il portait une casquette blanche sur la tête, un sac de provisions sur le dos, une canne à la main, un appareil photo à l'épaule". L'auteur dépeint ainsi Tigrane Jiraïrian, le personnage central de la nouvelle "Douleurs de lumière" avec lequel il échange, s'affronte, autour de la seule véritable question : la création. "Eprouve la faim, promène-toi en haillons mais ne renonce pas à écrire... " Nicolas Sarafian, poète exilé, comme projeté dans un océan infini, un des écrivains de ce qu'on appellera "l'Ecole de Paris" , évoque sa passion pour les voyages. La Méditerranée d'abord, chère à son coeur, à Nice et son arrière-pays pour le décor, puis Aix-les-Bains. Mais surtout à Chamonix où les paysages de montagne, exaltant les passions, inspirent réflexions profondes et dialogues acérés entre deux amis, se retrouvant autour d'une commune nostalgie du pays perdu et de son histoire millénaire.
Traditionnellement, de profondes disparités en matière de chômage séparent le nord et le sud de la Grande-Bretagne ; les régions septentrionales en perpétuel déclin, les parties méridionales attirant emplois et industries nouvelles. Au cours du XXe siècle, ce déséquilibre s'est systématiquement renforcé lors des crises. Il fallait donc s'attendre à ce que la récession des dernières décennies augmente encore un écart déjà important. Pourtant, l'analyse des taux de chômage a surpris les observateurs : le clivage traditionnel entre le nord et le sud s'est effectivement aggravé au cours des années quatre-vingt, mais il a considérablement diminué au cours des années quatre-vingt-dix. Au point d'évoquer, depuis le début des années quatre-vingt-dix, une convergence des dynamiques régionales de l'emploi, avec deux corollaires essentiels : l'annonce de la fin du clivage Nord-Sud, et l'apparition d'une nouvelle géographie du chômage.
Résumé : " Le bois de Vincennes s'étend de la Marne au Don et même plus bas, couvrant aussi une grande partie de la mer Noire. Il atteint parfois le ciel. Il passe par-delà mes nostalgies et mes souvenirs. Il plane au-dessus d'une patrie utopique et inconnue. " Médiation d'un poète en exil sur son destin singulier et sur le destin de son peuple, réflexion sur l'Occident, tentative d'intégrer l'exil dans un langage, " Le Bois de Vincennes " est tout cela à la fois, mais il est d'abord l'un des plus beaux textes écrits en langue arménienne au XXe siècle.
En traduisant ces trois poètes encore trop peu connus en France, l'auteur fait oeuvre de passeur fervent et passionné entre la poésie française et la poésie persane. A ce titre, il assume l'héritage de ces trois poètes persans majeurs qui, après avoir fait leurs études à la Sorbonne, ont été d'abord de grands traducteurs de la poésie moderne française issue de Baudelaire. Plus d'une centaine de poèmes sont ici proposés.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.