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Rendez-nous la France !
Saporta Isabelle
FAYARD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782213717630
A quel moment est-ce arrivé ? A quel moment au juste nos "technos", ces fameuses têtes bien faites, ont perdu le sens de l'Etat, pour se transformer en cost-killers gérant notre pays avec la poésie d'un fichier Excel et la vision d'un lapin nain ? A force de coupes budgétaires, ils fracturent la France, opposant villes et campagnes, banlieues et provinces qui, chaque jour, meurent de voir les services publics fermer, les trains passer sans s'arrêter, et souffrent du même abandon de l'Etat. Ils mettent à genoux nos hospitaliers, nos infirmiers, nos professeurs, nos policiers, nos pompiers... Ces fantassins de la République qui en font toujours plus, avec toujours moins de moyens. Ils sont incapables de préserver notre héritage qu'ils préfèrent brader. La France est à l'os et pendant ce temps, ils engloutissent un "pognon de dingue" dans des métastases bureaucratiques qui prolifèrent sans cesse. Des usines à gaz toujours plus inventives, toujours plus coupées du terrain pour nous engluer sous la paperasserie. La vérité, c'est que cette caste n'a plus d'ambition pour la France. Si seulement elle pouvait voir ce pays comme nous le voyons. L'aimer comme nous l'aimons. Nous faire confiance et libérer les talents et les forces vives qui y fourmillent. Alors la France retrouverait enfin son rang et sa fierté". Depuis quinze ans, Isabelle Saporta enquête sur la France, parcourt ses territoires et révèle les dessous opaques de l'agro-industrie, des lobbies, des grands vignobles ou encore l'absurdité des normes administratives, dans ses best-sellers : Le Livre noir de l'agriculture, Vino Business, Foutez-nous la paix ! . Ses combats l'ont menée à s'engager en politique et cette expérience lui a appris de l'intérieur comment fonctionnait le système. Rendez-nous la France ! est la somme de ce travail de terrain, le cri de colère d'une citoyenne engagée et la nouvelle enquête d'une journaliste courageuse.
Extrait Introduction Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ. Tout l'Hexagone est désormais prétendument régi par les lois égalitaires de la République... Tout ? Non ! Une principauté d'irréductibles dieux du vin résiste encore et toujours aux lois du commun. Son nom ? VinoBusiness, l'empire des grands crus classés. Ce fief richissime ne répond qu'à ses propres règles. Incroyablement roués et matois, ses chefs gaulois ont su les édicter en adoubant leurs grands juges, en cooptant leurs notables et en feignant de se soumettre à des arbitres de carton-pâte. Ce royaume est à l'image de celui de France dans ce qu'il a de plus noble... Et de plus détestable. Un savoir-faire divin, un extraordinaire sens des affaires au service des intérêts de quelques privilégiés. Une microsociété moyenâgeuse, cruelle mais raffinée, avec ses manants et ses princes. Ses gueux et ses seigneurs. Sur les terroirs grandioses de la viticulture française se jouent ainsi tous les actes d'une irrésistible tragi-comédie sur fond d'argent roi, avec ses héros, ses mégalos et ses salauds. Car derrière les étiquettes prestigieuses de nos plus grands crus se dissimulent tous les ingrédients d'un impitoyable Dallas hexagonal. Les rivalités vont bon train, les haines viscérales sont ancrées au plus profond de chacun des acteurs de ces petits drames de la grande bourgeoisie. De drôles de personnages décidément prêts aux pires coups bas pour sortir vainqueurs de leurs intrigues. Mais chut... Le silence est de mise car les enjeux sont colossaux. Le vin, véritable or rouge, est devenu le pétrole moderne. Et personne - ou presque - n'aurait l'outrecuidance de s'élever contre le diktat des quelques roitelets qui imposent leur magistère. Car ceux qui oseraient se rebeller contre les règles tacites de cette société si policée du dehors et si rude du dedans le paieraient de leur bannissement immédiat, autant dire de leur mise à mort économique. Cet ouvrage est une expédition au sein de ce cénacle fermé où tout se joue à pas feutrés. Un voyage au coeur du raffinement et de la perversité. Une plongée en terres de vin dans les méandres de cette petite république où les critiques sont, trop souvent, devenus des courtisans et où les vignerons ont laissé leur place à des faiseurs de vin volants qui sillonnent le monde pour y porter la bonne parole. En une trentaine d'années, nos plus grands crus ont ainsi abandonné leur charme suranné pour se métamorphoser en véritables blockbusters qui s'échangent à des prix indécents sur un marché mondialisé. Un placement rentable qui a poussé nos grands patrons à investir massivement dans les vignes, faisant ainsi littéralement flamber les prix des terres. Et disparaître les petits vignerons. Hier paysan, cet univers s'est aujourd'hui converti au règne du bling-bling. Prudent, il a su néanmoins dissimuler sous le tapis des convenances tous les secrets gênants de ce joli petit monde. Des pesticides dans nos plus grands crus ? Des classements suspects ? Un État complice ? Des appellations aux critères mystérieux ? Impensable ! Et pourtant... Le propre des secrets n'est-il pas de toujours ressurgir au moment où l'on s'y attend le moins ?
L'autre gauche, l'autre politique, l'autre monde: hors des "altermilitants", tout ne serait qu'arrangements et compromissions. Or, c'est bien la fausse immunité morale des nouveaux gauchistes que ce livre dénonce. Leur prétention à l'absolue pureté aggrave le malaise de la représentation. Leur récupération du "Tous pourris" ne fait que creuser la défiance. L'hyper-médiatisation de leurs combats annule tout engagement efficace. Jouant la conviction contre la liberté, l'intégrisme contre le réformisme, ils cantonnent leurs recrues dans une illusion gratifiante. Ne craignant pas d'être rangée dans le "camp du mal", Isabelle Saporta révèle ici la petite cuisine interne d'un univers qui, à mille lieues de l'engagement vertueux qui se donne en spectacle dans les médias, écrase impitoyablement le faible sous le pire des despotismes, égotique et narcissique.
Isabelle Saporta est journaliste. Elle a longtemps préparé les émissions de Jean-Pierre Coffe sur France Inter. Elle est l?auteur de documentaires, dont « Manger peut-il nuire à notre santé? »Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes? Les Shadoks, aujourd?hui, c?est nous, ou plutôt notre agriculture. Onéreuse, elle ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d?eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L?agriculteur ne s?en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n?est que le bouc émissaire d?un système qu?il subit. Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l?absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette. La conclusion semble s?imposer: puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu?elle n?en résout, il est urgent de changer de cap. Des solutions existent, les mettre en ?uvre serait aisé. Il suffirait d?une seule chose: que nos élus fassent preuve d?un peu de courage politique. Or, aujourd?hui, ce courage semble faire cruellement défaut.
Deux générations boulot-surgelé-dodo, dépitées et navrées, s'étonnent de s'empâter, de se fatiguer, et de dépenser plus d'année en année. Chez les moins de trente ans, les frigidaires sont remplis de plats exotiques ou cuisinés, pizzas, compotes en boîte, salades variées sous plastique, jambon longue conservation et fromages pasteurisés. Résultat: 18 % des enfants sont en surpoids, 41 % des femmes, 57% des hommes. Et pour l'Assurance maladie, la mauvaise nutrition coûte huit cents millions d'euros par an.La connaissance des saveurs, le goût de ce que l'on mange est perverti par ce que nous vend la publicité qui déclenche les désirs et conditionne les achats massifs de produits light qui ne le sont pas ou d'alicaments qui relèvent de la pensée magique. Entre l'action des lobbies de l'industrie alimentaire et les directives européennes, entre la sophistication des emballages, le packaging Terroir, les absorbeurs d'odeur et les additifs de saveur, chacun de nous perd son latin, son moral et surtout sa santé. Isabelle Saporta appelle aujourd hui à la résistance contre cette manière de se nourrir qui est mauvaise pour notre palais, notre porte-monnaie (exemples à l'appui) et notre corps tout entier. Quelques notions de bonne alimentation doivent être données à l'école comme en famille. Sans se priver des grandes surfaces, il s'agit d'éviter une américanisation galopante, de maintenir des liens avec la campagne, de conserver des singularités, d'identifier des régions. Il s'agit, sans retourner dans le passé, de décider comment vivre mieux en mangeant autrement. Biographie de l'auteur L'auteur: Isabelle Saporta est journaliste à Marianne et à France Inter où, pendant quatre ans, elle travaillait avec Jean-Pierre Coffe. Elle a publié en 2006 Un si joli monde, un essai sur les altermondialistes.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.