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Linguistique
Sapir Edward
MINUIT
13,11 €
Épuisé
EAN :9782707301116
Anthropologue autant que linguiste, passant d'une étude strictement technique de phonétique historique à des considérations extrêmement générales sur la nature et les fonctions du langage, Sapir occupe une place à part dans l'histoire de la linguistique. Il a touché à presque tous les problèmes queles linguistes peuvent être amenés à se poser à propos du langage et à beaucoup d'autres dont, en général, ils ne s'avisent même pas. Il se dégage de son oeuvre un certain éclat qui a toujours séduit ses lecteurs. Suivantde très près les progrès de disciplines comme la psychologie, la psychanalyse et la sociologie, Sapir entend replacer le langage dans l'ensemble du comportement humain. Loin de dissoudre la linguistique dans les autres sciences de l'homme, il définit, en particulier par une analyse des rapports entre la langue et la culture et entre la langage et la pensée, les conditions auxquelles la science du langage peut fournir aux autres sciences du comportement leur modèle formel.
? L'économie n'est-elle que jeu d'intérêts particuliers ? La globalisation met-elle fin au rôle de l'Etat ? Les privatisations sont-elles un simple retour à la normale ? La dérégulation est-elle un impératif qui ne se discute pas ? Les délocalisations sont-elles un mal inéluctable ? Jacques Sapir plaide pour une conception de l'économie où les institutions (Etat, associations, syndicats, presse, entreprises, etc.) seraient des tuteurs de comportement la régulant et la maintenant sur le sentier de la croissance. La liberté des agents économiques est inconcevable, sans institutions régulatrices ! Jacques Sapir, économiste, est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a publié dernièrement Les Trous noirs de la science économique et Les Economistes contre la démocratie.
Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l'Allemagne hitlérienne depuis l'Afrique du Nord ? Dans cet essai, l'histoire rencontre la fiction à travers une ouvre romanesque haletante et poignante. Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d'étudier l'histoire de l'année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n'ayant qu'un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n'était en rien inéluctable. Voici le récit d'une histoire qui n'a pas été.
Anthropologue autant que linguiste, passant d'une étude strictement technique de phonétique historique à des considérations extrêmement générales sur la nature et les fonctions du langage, Sapir occupe une place à part dans l'histoire de la linguistique. Il a touché à presque tous les problèmes que les linguistes peuvent être amenés à se poser à propos du langage et beaucoup d'autres dont, en général, ils ne s'avisent même pas. Il se dégage de son oeuvre un certain éclat qui a toujours séduit ses lecteurs. Suivant de très près les progrès de disciplines comme la psychologie, la psychanalyse et la sociologie, Sapir entend replacer le langage dans l'ensemble du comportement humain. Loin de dissoudre la linguistique dans les autres sciences de l'homme, il définit, en particulier par une analyse des rapports entre la langue et la culture et entre le langage et la pensée, les conditions auxquelles la science du langage peut fournir aux autres sciences du comportement leur modèle formel.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.