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Les cryptes en France
Sapin Christian,Amelot Jean-François
PICARD
76,00 €
Épuisé
EAN :9782708409651
Présentation de l'éditeur La crypte fait partie de l'imaginaire du monde médiéval et renvoie, de manière L souvent abusive, à une réalité que l'on croit uniquement souterraine, cachée ou mystérieuse. L'auteur tente ici de sortir des idées reçues en reconstituant le processus historique des cryptes dans une démarche à la fois archéologique et anthropologique. Ornée ou d'une grande simplicité, conçue pour recevoir reliques ou pèlerinages à travers les âges, chaque crypte a son histoire, une histoire qui s'est constituée souvent bien après sa construction et même son usage. C'est pourquoi dans ce parcours archéologique des cryptes en France, l'auteur accorde une place particulière aux textes et à l'examen des espaces pour reconstituer usages et parcours. Les réponses qu'il apporte s'inscrivent dans un panorama plus général de l'évolution de l'espace sacré de l'Antiquité tardive à l'époque médiévale. En restituant la crypte dans sa dimension architecturale, artistique et historique, l'enquête bouscule l'histoire locale pour mieux saisir l'épreuve du temps, la trace d'une croyance et l'expression d'une société. Cet ouvrage est le fruit d'un travail de longue durée de Christian Sapin, archéologue et historien, qui a recensé près de 400 cryptes en France datées entre le IVe et le XIIe siècle, tout en établissant des comparaisons à travers l'Europe occidentale. Les nombreuses reconstitutions qu'il propose ainsi que la vaste campagne du photographe jean-François Amelot en font un ouvrage de référence.
Entre 2001 et 2008, avec le soutien de la ville et de l?Etat, la cathédrale Saint-Etienne a pu bénéficier de restaurations de grande ampleur. L?originalité de la démarche vient qu?elle a été, comme cela n?avait jamais été le cas auparavant pour une cathédrale gothique, couplée d?études historiques et d?analyses sous la direction d?équipes pluridisciplinaires et internationales. Cette publication vient parachever dix ans de recherche et un colloque international tenu à Auxerre en septembre 2007. Archéologues, architectes et historiens de l?art se sont penchés sur la cathédrale Saint-Etienne, construite entre le XIIIe et le XIVe siècle, peu connue du grand public. Du chantier médiéval aux trouvailles de l?architecture gothique, des prouesses des maîtres verriers aux restaurateurs de l?époque moderne, ils ont explorés toutes les facettes de cet édifice pour en restituer l?histoire de sa construction et de son décor monumental. Ils étudient aussi bien les éléments architecturaux (ch?ur, nef, transept, charpentes), sans oublier l?origine des matériaux, que les éléments décoratifs (portails sculptés, peintures murales, vitraux), afin de replacer la cathédrale dans son contexte historique et actuel. Ils offrent au lecteur un panorama complet de la cathédrale Saint-Etienne, un monument clef de la période gothique de la moitié nord de la France, au c?ur d?une riche cité médiévale.
Extrait de l'avant-propos:La Bourgogne est une des régions de France dont l'image s'identifie le mieux à une période de son art médiéval, l'art roman. Il en est de même pour le Poitou ou la Provence tandis que l'Ile-de-France sera assimilée plus facilement à l'art gothique. Ces perceptions schématiques nées à travers le XIXe et le XXe siècle s'expliquent par la présence de monuments phares de cette période, comme Vézelay ou Cluny dont le rayonnement dépasse les frontières, mais également par cette multitude d'édifices plus modestes, forêt que cachent les grands sites. Alors que la traversée de la Bourgogne peut se faire en 45 minutes en TGV, la vision de l'ensemble de ce paysage monumental ne peut se réaliser qu'en plusieurs jours, plusieurs mois, à travers des chemins de traverses. C'est ce que nous proposons ici dans un cheminement par thème et par micro-région. Ces zones géographiques ont leur cohérence et leur attrait, mais correspondent aussi à des chronologies croisées d'évolution de formes et de procédés de construction. La lecture en continu de l'histoire sera sans doute perturbée par des retours en arrière mais elle devrait faciliter l'approche des monuments sur le terrain. Ainsi, il fallait faire un choix toujours difficile qui appartient ici à plusieurs logiques: celle de l'Histoire d'une société médiévale, celle des inventions techniques, celle des parcours géographiques, avec en perspective du champ une autre image de l'art roman. Ainsi, c'est un regard sur l'art et l'architecture romane, très différent du volume et des choix opérés il y a cinquante ans par d'autres auteurs pour la Bourgogne; c'est une approche sans doute plus sobre qui se veut avant tout un lien entre l'article ou l'ouvrage spécialisé -que le lecteur retrouvera en Bibliographie- et la visite-découverte sur le terrain. C'est également une nouvelle façon de voir et comprendre à travers les dernières recherches des historiens ou les découvertes quelquefois encore inédites des archéologues. Depuis un demi-siècle, les techniques de la recherche ont considérablement évolué et, introduites dans l'architecture (dendrochronologie, thermoluminescence, C14...), elles permettent de proposer aujourd'hui une autre connaissance du bâti et des datations plus précises à côté des approches bien connues de la chronologie des formes. Il n'en reste pas moins des partis pris. Tous les sites n'ont pas été exploités au même degré et il restera encore beaucoup à dire et à faire dire à ces pierres et à leur décor. Cependant, déjà avec cette approche nouvelle, nous sortons du cliché traditionnel de «l'école bourguignonne» qui n'a plus lieu d'être. C'est enfin un nouveau choix de monuments. le terrain, où elles dominent en nombre, comme en volume et en dimension, à la différence des châteaux et maisons de la même période, mais nous voulons aussi nous attacher à ce qui a constitué d'emblée l'essentiel du renouveau du paysage monumental.
Gillon Pierre ; Sapin Christian ; Cantino Wataghin
Les cryptes médiévales constituent un patrimoine chargé de mystère dont la variété et les questions qu'elles suscitent restent méconnues. Trente chercheurs apportent leur contribution à la connaissance des cryptes de deux régions. L'Ile-de-France et la Picardie présentent un corpus multiforme de cryptes, de l'époque carolingienne au XVe siècle, et des plus connues comme Saint-Denis, Jouarre ou Saint-Médard de Soissons, aux plus secrètes. Une approche pluridisciplinaire en aborde tous les aspects, tant sur le plan architectural que sur celui de l'utilisation liturgique, ou sur leur rôle dans la dévotion aux corps saints, dont un chapitre fait l'inventaire. Une analyse historique et archéologique renouvelée lève bien des interrogations. Une partie est consacrée à des structures situées sous des églises, mais qui ne sont pas des cryptes : des critères précis permettent de mettre fin aux confusions. Un inventaire des cryptes existantes, disparues ou rejetées clôt l'ouvrage.
Un formidable voyage patrimonial au coeur d'une Cité de Caractère de Bourgogne Franche-Comté. Pierre Pinon, célèbre historien de l'architecture, a publié de nombreux ouvrages. Sa carrière l'a conduit à enseigner dans les Ecoles d'Architecture à Paris, il a aussi fait partie du Conseil Scientifique de l'Institut National de l'Histoire de l'Art (INHA). Ce dernier ouvrage, publié après son décès en 2021, présente une approche très intéressante et scientifique de l'histoire architecturale de la ville de Semur-en-Auxois, qui a été une des citadelles en pointe des ducs de Bourgogne. Perchée sur son piton de granit rose, dominée par une collégiale du XIIIe siècle à l'architecture élancée, la ville a gardé à l'intérieur de ses remparts de nombreux témoignages de sa splendeur passée, des maisons à colombages aux hôtels particuliers du XVIIIe siècle. Pierre Pinon, qui a établi le plan de sauvegarde et de mise en valeur de la ville, s'attache dans cet ouvrage à retracer l'évolution de sa construction et de son urbanisme, dans une perspective architecturale et historique, éclairée par de nombreuses illustrations dont beaucoup réalisées de la main même de l'auteur.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
Aspects de la vie de la Gauloise toutes catégories sociales. Le constat est qu'elle représente un maillon essentiel de la société malgré son absence dans les fonctions administratives de la ville ou de l'Etat.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.